Manuel d'installation pour la distribution Debian GNU/Linux

Copyright © 2004, 2005 L'équipe de l'installateur Debian

Ce manuel est un logiciel libre ; vous pouvez le distribuer ou le modifier
selon les termes de la Licence publique générale GNU. Veuillez consulter la
licence à l'Annexe E, GNU General Public License.

Résumé

Ce document contient les instructions d'installation du système Debian GNU/
Linux (nommé « sarge »), sur l'architecture PowerPC (« powerpc »). Des
pointeurs vers d'autres sources d'informations vous permettront de tirer le
meilleur parti de votre nouveau système Debian.

Avertissement

Ce manuel d'installation est basé sur un ancien manuel, le « boot-floppies »,
qui a été mis à jour pour servir de guide au nouvel installateur Debian.
Cependant, pour powerpc, le manuel n'a pas été complètement mis à jour ni
vérifié. Certaines parties du manuel peuvent être incomplètes ou dépassées, ou
bien elles documentent encore l'ancien installateur. Une nouvelle version de ce
manuel, avec de meilleures informations sur cette architecture, se trouve sur
la page de l'installateur Debian. De nouvelles traductions y sont disponibles.

-------------------------------------------------------------------------------

Table des matières

Installer Debian GNU/Linux 3.1 sur powerpc
1. Bienvenue sur Debian

    1.1. Qu'est-ce que Debian ?
    1.2. Qu'est-ce que GNU/Linux ?
    1.3. Qu'est-ce que Debian GNU/Linux ?
    1.4. Comment obtenir Debian ?
    1.5. Comment obtenir la plus récente version de ce document ?
    1.6. Organisation de ce document
    1.7. À propos des copyrights et des licences des logiciels

2. Configuration nécessaire

    2.1. Matériel reconnu

        2.1.1. Architectures reconnues
        2.1.2. Microprocesseurs, cartes mère et cartes vidéo
        2.1.3. Cartes graphiques
        2.1.4. Processeurs multiples

    2.2. Les supports d'installation

        2.2.1. Les disquettes
        2.2.2. CD-ROM, DVD-ROM
        2.2.3. Les disques durs
        2.2.4. Les clés USB
        2.2.5. Le réseau
        2.2.6. Un*x ou système GNU
        2.2.7. Systèmes de stockage reconnus

    2.3. Périphériques et autres matériels
    2.4. Acheter du matériel spécialement pour GNU/Linux

        2.4.1. Éviter les matériels propriétaires ou fermés
        2.4.2. Fausse mémoire ou « mémoire virtuelle » à parité

    2.5. Mémoire et espace disque
    2.6. Matériel de connexion réseau

3. Avant d'installer Debian GNU/Linux

    3.1. Vue générale du processus d'installation
    3.2. Sauvegardez vos données !
    3.3. Informations à connaître

        3.3.1. Documentation
        3.3.2. Comment trouver les sources d'informations sur le matériel ?
        3.3.3. Compatibilité matérielle
        3.3.4. Configuration du réseau

    3.4. Satisfaire les besoins matériels minimum
    3.5. Partitionnement préalable d'une machine multisystème

        3.5.1. Partitionnement sous MacOS/OSX

    3.6. Configuration matérielle et système avant l'installation

        3.6.1. Exécuter OpenFirmware
        3.6.2. Problèmes matériels à surveiller

4. Comment obtenir les supports du système d'installation ?

    4.1. Cédéroms Debian GNU/Linux officiels
    4.2. Télécharger les fichiers depuis les miroirs Debian

        4.2.1. Où trouver les fichiers d'installation ?

    4.3. Comment créer des disquettes depuis des images disque ?

        4.3.1. Écrire des images disque depuis Linux ou un système Unix
        4.3.2. Écrire des images disque depuis DOS, Windows ou OS/2
        4.3.3. Écrire des images disque depuis MacOS

    4.4. Préparation des fichiers pour un amorçage avec une clé USB

        4.4.1. Copie des fichiers -- la méthode simple
        4.4.2. Copie des fichiers -- la méthode souple

    4.5. Préparer les fichiers pour amorcer depuis un disque dur

        4.5.1. Amorçage de l'installateur sur disque dur pour les Mac OldWorld
        4.5.2. Amorçage de l'installateur sur disque dur pour les Mac NewWorld.

    4.6. Préparer les fichiers pour amorcer depuis le réseau avec TFTP

        4.6.1. Configurer un serveur BOOTP
        4.6.2. Configurer un serveur DHCP
        4.6.3. Activer le serveur TFTP
        4.6.4. Mettre les images TFTP en place

    4.7. Installation automatisée

        4.7.1. Installation automatique avec l'installateur Debian

5. Démarrer le système d'installation

    5.1. Démarrer l'installateur sur PowerPC

        5.1.1. Amorcer depuis un cédérom
        5.1.2. Amorcer à partir d'un disque dur
        5.1.3. Amorcer sur une clé USB
        5.1.4. Amorcer avec TFTP
        5.1.5. Amorcer depuis des disquettes
        5.1.6. Paramètres d'amorçage PowerPC

    5.2. Paramètres d'amorçage

        5.2.1. Paramètres pour l'installateur Debian

    5.3. Dysfonctionnements pendant la procédure d'installation

        5.3.1. Fiabilité des disquettes
        5.3.2. Configuration d'amorçage
        5.3.3. Comprendre les messages du noyau au démarrage
        5.3.4. Rapporteur de bogues
        5.3.5. Faire un rapport de bogue

6. Comment utiliser l'installateur Debian ?

    6.1. Comment marche l'installateur ?
    6.2. Introduction aux composants
    6.3. Utilisation des composants

        6.3.1. L'installateur Debian et la configuration du matériel
        6.3.2. Partitionnement et points de montage
        6.3.3. L'installation du système de base
        6.3.4. Rendre le système amorçable
        6.3.5. Comment terminer la première étape ?
        6.3.6. Divers

7. Démarrer votre nouveau système Debian

    7.1. Le moment de vérité

        7.1.1. OldWorld PowerMacs
        7.1.2. NewWorld PowerMacs

    7.2. Paramétrage post-démarrage de Debian (Base)

        7.2.1. Configuration de votre fuseau horaire
        7.2.2. Utilisateurs et mots de passe
        7.2.3. Paramétrage de PPP
        7.2.4. La configuration d'APT
        7.2.5. Installation des paquets
        7.2.6. Interrogations lors de l'installation des logiciels
        7.2.7. Configuration de l'agent de transport du courrier « MTA »

    7.3. Se connecter

8. Les prochaines étapes

    8.1. Si vous débutez sous Unix
    8.2. S'orienter dans Debian

        8.2.1. Le système des paquets
        8.2.2. Gestion des versions des applications
        8.2.3. Gestion des tâches récurrentes

    8.3. Pour aller plus loin
    8.4. Compiler un nouveau noyau

        8.4.1. Gestion des images du noyau

A. Guide de l'installation

    A.1. Préliminaires
    A.2. Démarrer l'installateur

        A.2.1. Cédérom
        A.2.2. Disquettes
        A.2.3. Clés USB
        A.2.4. Amorcer sur le réseau
        A.2.5. Amorcer depuis un disque dur

    A.3. Installation
    A.4. Envoyez-nous un rapport d'installation
    A.5. Et ils eurent...

B. Partitionnement pour Debian

    B.1. Décider des partitions et de leurs tailles
    B.2. L'arborescence des fichiers
    B.3. Schéma de partitionnement recommandé
    B.4. Noms des périphériques sous Linux
    B.5. Programmes de partitionnement de Debian

        B.5.1. Partitionnement pour les PowerMacs

C. Informations diverses

    C.1. Exemple de fichier de préconfiguration
    C.2. Périphériques Linux

        C.2.1. Régler la souris

    C.3. Ressources d'espace disque pour les tâches
    C.4. Installer Debian GNU/Linux à partir d'un système Unix/Linux

        C.4.1. Pour commencer
        C.4.2. Installer debootstrap
        C.4.3. Lancer debootstrap
        C.4.4. Configurer le sytème de base
        C.4.5. Installer un noyau
        C.4.6. Configurer le programme d'amorçage

D. Administrivia

    D.1. À propos de ce document
    D.2. Pour contribuer à ce document
    D.3. Principales contributions
    D.4. Marques déposées

E. GNU General Public License

    E.1. Preamble
    E.2. GNU GENERAL PUBLIC LICENSE
    E.3. How to Apply These Terms to Your New Programs

Liste des tableaux

3.1. Informations sur le matériel nécessaire pour l'installation
3.2. Configuration matérielle minimale recommandée

Installer Debian GNU/Linux 3.1 sur powerpc

Nous sommes enchantés que vous ayez choisi Debian. Nous sommes sûrs que vous
trouverez cette distribution GNU/Linux de Debian remarquable. Debian GNU/Linux
rassemble des logiciels libres de qualité, faits par des gens disséminés aux
quatre coins du monde, et les intègre en un tout cohérent. Nous croyons que
vous trouverez ce tout réellement supérieur à la simple somme des parties.

Nous comprenons bien que beaucoup d'entre vous voudront installer Debian sans
lire ce manuel ; la conception de l'installateur le permet. Si vous n'avez pas
le temps de le lire en entier, nous vous recommandons de lire le Guide de
l'installation. Ce guide vous présentera les bases du processus d'installation
et renverra au manuel pour les sujets complexes ou pour des aides en cas de
problèmes. Le guide de l'installation se trouve à l' Annexe A, Guide de
l'installation.

Cela dit, nous espérons que vous aurez le temps de lire la plus grande partie
de ce manuel. Votre installation sera facilitée par la connaissance acquise.

Chapitre 1. Bienvenue sur Debian

Table des matières

1.1. Qu'est-ce que Debian ?
1.2. Qu'est-ce que GNU/Linux ?
1.3. Qu'est-ce que Debian GNU/Linux ?
1.4. Comment obtenir Debian ?
1.5. Comment obtenir la plus récente version de ce document ?
1.6. Organisation de ce document
1.7. À propos des copyrights et des licences des logiciels

Ce chapitre propose un survol du projet Debian GNU/Linux. Si vous connaissez
déjà l'histoire du projet Debian et de la distribution Debian GNU/Linux, vous
pouvez passer au chapitre suivant.

1.1. Qu'est-ce que Debian ?

Debian est une organisation composée uniquement de bénévoles, dont le but est
de développer le logiciel libre et de promouvoir les idéaux de la « Free
Software Foundation ». Le projet Debian a démarré en 1993, quand Ian Murdock
invita tous les développeurs de logiciels à participer à la création d'une
distribution logicielle, complète et cohérente, basée sur le nouveau noyau
Linux. Ce petit groupe d'enthousiastes, d'abord subventionné par la Free
Software Foundation, et influencé par la philosophie GNU, a grandi pour devenir
une organisation composée par environ 900 développeurs Debian.

Les développeurs Debian s'impliquent dans de multiples activités, par exemple,
l'administration des sites web et FTP, la conception graphique, l'analyse
juridique des licences logicielles, l'écriture de la documentation et, bien
sûr, la maintenance des paquets logiciels.

Pour communiquer notre philosophie et attirer des développeurs qui adhèrent à
nos principes, le projet Debian a publié un certain nombre de documents qui
mettent en évidence nos valeurs et expliquent ce que signifie être un
développeur Debian :

  * Le contrat social Debian est la déclaration des engagements de Debian
    vis-à-vis de la communauté du logiciel libre. Quiconque est d'accord pour
    se conformer à ce contrat social peut devenir un développeur Debian. Tout
    développeur Debian peut introduire de nouveaux logiciels dans Debian, à
    condition que ces paquets se conforment à nos critères de liberté et
    répondent à nos critères de qualité ;

  * Les directives Debian pour le logiciel libre (Debian Free Software
    Guidelines, ou DFSG) sont une déclaration claire et concise des critères
    Debian en matière de logiciel libre. Ce document a une grande influence sur
    le mouvement pour le logiciel libre ; il est à la base de la définition de
    l' Open Source ;

  * La charte Debian est une spécification détaillée des standards de qualité
    du projet Debian.

Les développeurs Debian participent aussi à d'autres projets : certains sont
spécifiques à Debian, d'autres concernent tout ou partie de la communauté
Linux. Voici quelques exemples :

  * Le Linux Standard Base (LSB) est un projet dont le but est de standardiser
    le système GNU/Linux de base. Les concepteurs de matériels et de logiciels
    pourront ainsi plus facilement concevoir des applications et des pilotes de
    périphériques pour un système Linux générique plutôt que pour une
    distribution particulière ;

  * Le standard pour l'organisation des systèmes de fichiers (FHS) est un
    effort pour standardiser l'organisation du système de fichiers Linux. Le
    FHS permettra aux développeurs de logiciels de se concentrer sur la
    conception de programmes, sans avoir à se préoccuper de la façon dont le
    paquet sera installé dans les différentes distributions GNU/Linux ;

  * Debian Jr. est un projet interne dont le but est de s'assurer que Debian a
    quelque chose à offrir à nos utilisateurs les plus jeunes.

Pour des informations plus générales sur Debian, voir la FAQ Debian.

1.2. Qu'est-ce que GNU/Linux ?

Linux est un système d'exploitation, c'est-à-dire, un ensemble de programmes
qui permettent d'agir sur la machine et de lancer d'autres programmes.

Un système d'exploitation comprend les programmes fondamentaux dont votre
ordinateur a besoin pour échanger des instructions avec les utilisateurs : lire
et écrire des données sur disque dur, sur bandes ou vers des imprimantes,
contrôler l'utilisation de la mémoire, faire tourner d'autres programmes, etc.
La partie la plus importante d'un système d'exploitation est le noyau. Dans un
système GNU/Linux, c'est le noyau Linux. Le reste du système comprend d'autres
programmes, dont beaucoup ont été écrits par, ou pour, le projet GNU. Comme le
noyau Linux seul ne forme pas un système d'exploitation fonctionnel, nous
préférons, pour nous référer au système que beaucoup de gens appellent de façon
insouciante « Linux », utiliser le terme « GNU/Linux ».

Linux est fondé sur le système d'exploitation Unix. Dès le début, il fut conçu
comme un système multitâche et multiutilisateur. Ces caractéristiques suffisent
à distinguer Linux d'autres systèmes bien connus. Cependant, Linux est encore
plus différent que vous ne pouvez l'imaginer. Personne ne possède Linux,
contrairement à d'autres systèmes. L'essentiel de son développement est fait
par des volontaires non payés.

Le développement de ce qui fut appelé plus tard GNU/Linux commença en 1984,
quand la « Free Software Foundation » entreprit le développement d'un système
libre de type Unix, appelé GNU.

Le projet GNU a développé un ensemble complet d'outils libres destinés à Unix
(tm) et aux systèmes d'exploitation à la Unix, tel que Linux. Ces outils
permettent aux utilisateurs d'accomplir aussi bien les tâches les plus simples
(copier ou effacer un fichier) que les plus complexes (écrire et compiler des
programmes, éditer de façon sophistiquée dans un grand nombre de formats).

Beaucoup de groupes et d'individus ont contribué à Linux mais le plus important
d'entre eux est la « Free Software Foundation » qui a non seulement créé la
plupart des outils utilisés par Linux mais aussi la philosophie et la
communauté qui ont rendu Linux possible.

Le noyau Linux est apparu pour la première fois en 1991, quand un étudiant en
informatique finlandais du nom de Linus Torvalds annonça une version de
remplacement du noyau Minix dans le groupe de discussion Usenet comp.os.minix.
Voyez la page d'histoire de Linux sur Linux International.

Linus Torvalds continue à coordonner le travail de centaines de développeurs,
aidé par quelques personnes de confiance. Un excellent résumé hebdomadaire des
discussions de la liste de diffusion linux-kernel se trouve sur Kernel Traffic.
Des informations supplémentaires sur la liste de diffusion linux-kernel se
trouvent sur la FAQ de la liste de diffusion de linux-kernel.

Les utilisateurs de Linux n'ont que l'embarras du choix pour les logiciels. Ils
peuvent par exemple hésiter entre une douzaine d'interpréteurs de commandes,
plusieurs interfaces graphiques. Cette possibilité de choix étonne souvent les
utilisateurs d'autres systèmes d'exploitation, qui ne sont pas habitués à
penser qu'ils peuvent changer leur interpréteur de commandes ou leur interface
graphique.

Linux « plante » moins, peut plus facilement exécuter plus d'un programme à la
fois, est plus sûr que beaucoup de systèmes d'exploitation. Ces avantages font
de Linux le système d'exploitation dont la demande a la plus forte croissance
sur le marché des serveurs. Plus récemment, Linux a aussi commencé à gagner en
popularité parmi les utilisateurs, qu'ils soient en entreprise ou chez eux.

1.3. Qu'est-ce que Debian GNU/Linux ?

La philosophie et la méthodologie Debian combinées avec les outils GNU, le
noyau Linux et certains logiciels libres importants, forment une distribution
logicielle unique appelée Debian GNU/Linux. Cette distribution est faite d'un
grand nombre de paquets logiciels. Chaque paquet de la distribution contient
des exécutables, des scripts, de la documentation, des informations de
configuration ; il possède un responsable dont la principale charge est de
tenir le paquet à jour, de suivre les rapports de bogues et de rester en
communication avec les auteurs amont du paquet. Notre très grande base
d'utilisateurs, combinée avec notre système de suivi des bogues, fait que les
problèmes sont détectés et résolus très rapidement.

Le souci du détail nous permet de donner une distribution paramétrable, stable
et de grande qualité. On peut facilement programmer le système d'installation
pour qu'il installe aussi bien un simple pare-feu qu'un poste de travail
scientifique ou un serveur réseau.

Debian est particulièrement appréciée des utilisateurs avertis pour son
excellence technique et pour son souci constant des besoins et des attentes de
la communauté Linux. Ainsi Debian a inventé beaucoup de fonctionnalités qui
sont maintenant des standards sous Linux.

Par exemple, Debian fut la première distribution Linux à proposer un système de
gestion des paquets qui facilitait l'installation et la suppression des
logiciels. De même, ce fut la première distribution qu'on pouvait mettre à jour
sans avoir besoin d'une réinstallation.

Debian continue d'animer le développement de Linux. Son modèle de développement
est exemplaire de l'excellence du modèle Open source, jusque dans les tâches
très complexes de construction et de maintenance d'un système d'exploitation
complet.

La fonctionnalité qui distingue le plus Debian des autres distributions Linux
est son système de gestion des paquets. Ces outils donnent à l'administrateur
d'un système Debian un contrôle complet sur les paquets installés sur le
système ; c'est, par exemple, la possibilité d'installer un seul paquet ou
celle de mettre à jour l'ensemble du système. Certains paquets peuvent aussi
être protégés contre une mise à jour. Vous pouvez même dire au système quels
paquets vous avez compilés vous-mêmes et quelles dépendances ils nécessitent.

Pour protéger votre système contre les « chevaux de Troie » et les logiciels
malveillants, Debian vérifie que les paquets proviennent de leur responsable
Debian officiel. Ceux-ci prennent un grand soin à configurer les paquets d'une
manière sûre. Si des problèmes de sécurité apparaissent dans les paquets
livrés, des corrections sont en général rapidement disponibles. Grâce à la
possibilité de mise à jour simple, offerte par Debian, vous pouvez récupérer
sur Internet et installer automatiquement les corrections concernant la
sécurité.

La première et la meilleure méthode pour obtenir de l'aide pour votre système
Debian GNU/Linux, et pour communiquer avec les développeurs Debian, est
d'utiliser les nombreuses listes de diffusion gérées par le projet Debian (il y
en a plus de 160 à ce jour). La façon la plus simple de s'abonner à une liste
est de visiter la page d'abonnement aux listes de diffusion Debian et de
compléter le formulaire qui s'y trouve.

1.4. Comment obtenir Debian ?

Pour plus d'informations sur la façon de télécharger Debian GNU/Linux depuis
Internet, ou sur la façon de se procurer les cédéroms officiels de Debian,
voyez la page web sur les façons d'obtenir Debian. La liste des miroirs Debian
répertorie tous les miroirs officiels Debian.

Après l'installation, Debian peut être facilement mis à jour. La procédure
d'installation vous aidera à configurer le système de façon à ce que vous
puissiez faire ces mises à jour une fois le système installé.

1.5. Comment obtenir la plus récente version de ce document ?

Ce document est continuellement révisé. N'oubliez pas de vérifier les
informations de dernière minute sur la page de la version 3.1. Des versions à
jour de ce manuel sont également disponibles sur les pages officielles du
manuel d'installation.

1.6. Organisation de ce document

Ce document est fait pour servir de manuel aux personnes qui utilisent Debian
pour la première fois. Il tente de faire aussi peu appel que possible à des
connaissances spéciales de la part du lecteur. Cependant, il suppose une
compréhension élémentaire du fonctionnement de son matériel.

Les utilisateurs expérimentés pourront aussi trouver dans ce document des
informations de référence, comme la place minimale nécessaire à une
installation, des précisions au sujet du matériel reconnu par le système
d'installation de Debian, etc. Nous encourageons les utilisateurs expérimentés
à naviguer dans ce document.

Ce document, organisé de façon linéaire, guide l'utilisateur à travers le
processus d'installation. Voici les différentes étapes de l'installation de
Debian GNU/Linux, et les sections de ce document qui s'y rapportent :

 1. Comment déterminer si votre matériel possède la configuration minimale
    nécessaire au système d'installation est expliqué dans le Chapitre 2,
    Configuration nécessaire ;

 2. Comment faire une sauvegarde de votre système, préparer et configurer le
    matériel avant d'installer Debian, est expliqué dans le Chapitre 3, Avant
    d'installer Debian GNU/Linux. Si vous prévoyez de pouvoir démarrer
    plusieurs systèmes, vous aurez besoin de partitionner votre disque dur ;

 3. Dans le Chapitre 4, Comment obtenir les supports du système d'installation
    ?, vous trouverez les fichiers nécessaires pour la méthode d'installation
    que vous avez choisie ;

 4. Le Chapitre 5, Démarrer le système d'installation décrit comment amorcer le
    système d'installation ; ce chapitre contient aussi des procédures de
    dépannage en cas de problèmes lors du démarrage ;

 5. L'installation réelle est détaillée dans le Chapitre 6, Comment utiliser
    l'installateur Debian ?. Elle comprend le choix d'une langue, la
    configuration des modules pour les pilotes de périphériques, la
    configuration de la connexion réseau -- ainsi, quand on ne fait pas
    l'installation à partir d'un cédérom, les autres fichiers d'installation
    pourront être récupérés directement sur un serveur Debian --, le
    partitionnement des disques durs et l'installation d'un système minimal en
    état de marche ; Certains éléments concernant la manière de créer des
    partitions pour un système Debian sont donnés dans l' Annexe B,
    Partitionnement pour Debian.

 6. Comment amorcer le système de base installé et configurer ce qui doit être
    configuré est expliqué dans le Chapitre 7, Démarrer votre nouveau système
    Debian ;

 7. Comment installer d'autres logiciels est expliqué dans la Section 7.2.5,
    « Installation des paquets ».

Une fois que vous avez installé votre système, vous pouvez lire le Chapitre 8,
Les prochaines étapes. Ce chapitre explique où trouver plus d'informations sur
Unix et Debian et comment remplacer votre noyau.

Enfin, vous trouverez des informations sur ce document et sur la manière d'y
contribuer dans l'Annexe D, Administrivia.

1.7. À propos des copyrights et des licences des logiciels

Nous sommes sûrs que vous avez lu les licences fournies avec la plupart des
logiciels commerciaux : elles disent que vous ne pouvez utiliser qu'une seule
copie du logiciel et sur un seul ordinateur. La licence du système Debian GNU/
Linux est totalement différente. Nous vous encourageons à copier le système
Debian GNU/Linux sur tous les ordinateurs de votre école ou de votre
entreprise. Passez-le à vos amis et aidez-les à l'installer sur leur
ordinateur. Vous pouvez même faire des milliers de copies et les vendre -- avec
quelques restrictions cependant. La distribution Debian est en effet fondée sur
le logiciel libre.

Qu'un logiciel soit libre ne veut pas dire qu'il est dépourvu de copyright et
ne signifie pas que le cédérom qui contient ce logiciel doit être distribué
gratuitement. Cela signifie d'une part que les licences des programmes
individuels ne vous obligent pas à payer pour avoir le droit d'utiliser ou de
distribuer ces programmes. Et cela signifie d'autre part que non seulement on
peut étendre, adapter ou modifier un programme, mais qu'on peut aussi
distribuer le résultat de ce travail.

Note

Le projet Debian met à disposition beaucoup de paquets qui ne satisfont pas à
nos critères de liberté -- c'est une concession pragmatique à nos utilisateurs.
Ces paquets ne font pas partie de la distribution officielle, et ils sont
distribués dans les parties contrib et non-free des miroirs Debian, ou bien sur
des cédéroms vendus par des tiers ; voyez la FAQ Debian, dans les « archives
FTP Debian », pour plus d'informations sur l'organisation et le contenu des
archives.

Beaucoup de programmes dans le système Debian sont distribués selon les termes
de la licence GNU General Public License, souvent simplement appelée la
« GPL ». La licence GPL oblige à donner le code source du programme lorsque
vous distribuez une copie binaire de ce programme ; cet article assure que tout
utilisateur pourra modifier le programme. Et c'est pourquoi nous avons inclus
le code source ^[1] de tous les programmes présents dans le système Debian.

D'autres formes de copyright et de licence sont utilisées dans le système
Debian. Vous pourrez trouver les copyrights et les licences de chaque programme
dans le répertoire /usr/share/doc/nom-du-paquet/copyright une fois le paquet
installé.

Pour en savoir plus sur les licences et comment Debian décide de ce qui est
suffisamment libre pour être inclus dans la distribution principale, consultez
les directives Debian pour le logiciel libre.

Légalement, l'avertissement le plus important est que ce logiciel est fourni
sans aucune garantie. Les programmeurs qui ont créé ce logiciel l'ont fait pour
le bénéfice de la communauté. Il n'est donné aucune garantie quant à la
pertinence du logiciel pour un quelconque usage. Cependant, puisque ce logiciel
est libre, vous pouvez le modifier autant que vous le désirez -- et vous pouvez
ainsi profiter du travail de ceux qui ont amélioré le logiciel.


--------------

^[1] Pour savoir où trouver et comment dépaqueter et construire les paquets
source Debian, voyez la FAQ Debian, sous le titre « Basics of the Debian
Package Management System ».

Chapitre 2. Configuration nécessaire

Table des matières

2.1. Matériel reconnu

    2.1.1. Architectures reconnues
    2.1.2. Microprocesseurs, cartes mère et cartes vidéo
    2.1.3. Cartes graphiques
    2.1.4. Processeurs multiples

2.2. Les supports d'installation

    2.2.1. Les disquettes
    2.2.2. CD-ROM, DVD-ROM
    2.2.3. Les disques durs
    2.2.4. Les clés USB
    2.2.5. Le réseau
    2.2.6. Un*x ou système GNU
    2.2.7. Systèmes de stockage reconnus

2.3. Périphériques et autres matériels
2.4. Acheter du matériel spécialement pour GNU/Linux

    2.4.1. Éviter les matériels propriétaires ou fermés
    2.4.2. Fausse mémoire ou « mémoire virtuelle » à parité

2.5. Mémoire et espace disque
2.6. Matériel de connexion réseau

Cette section contient des informations sur le matériel dont vous avez besoin
pour démarrer sur Debian. Vous trouverez aussi des liens vers des informations
supplémentaires concernant le matériel reconnu par GNU et Linux.

2.1. Matériel reconnu

En ce qui concerne le matériel, Debian n'a pas plus d'exigences que le noyau
Linux et les outils GNU. Par conséquent, toute architecture ou plateforme, sur
laquelle le noyau Linux, la libc, le compilateur gcc, etc. ont été portés, et
pour laquelle un portage de Debian existe, peuvent faire fonctionner Debian.
Reportez-vous aux pages sur les portages http://www.debian.org/ports/powerpc/
pour plus de précisions concernant les systèmes d'architecture PowerPC qui ont
été testés avec Debian.

Plutôt que d'essayer de décrire les différentes configurations matérielles
acceptées par PowerPC, cette section contient des informations générales et des
pointeurs vers des informations supplémentaires.

2.1.1. Architectures reconnues

Debian 3.1 fonctionne sur onze architectures principales et sur de nombreuses
variantes de celles-ci, appelées « saveurs ».

+-----------------------------------------------------------------------------+
|      Architecture      |  Étiquette   |   Sous-Architecture    |   Saveur   |
|                        |    Debian    |                        |            |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|                        |              |                        |vanilla     |
|                        |              |                        |------------|
|Intel x86-based         |i386          |                        |speakup     |
|                        |              |                        |------------|
|                        |              |                        |linux26     |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|                        |              |Atari                   |atari       |
|                        |              |------------------------+------------|
|                        |              |Amiga                   |amiga       |
|                        |              |------------------------+------------|
|                        |              |68k Macintosh           |mac         |
|Motorola 680x0          |m68k          |------------------------+------------|
|                        |              |                        |bvme6000    |
|                        |              |                        |------------|
|                        |              |VME                     |mvme147     |
|                        |              |                        |------------|
|                        |              |                        |mvme16x     |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|DEC Alpha               |alpha         |                        |            |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|                        |              |                        |sun4cdm     |
|Sun SPARC               |sparc         |                        |------------|
|                        |              |                        |sun4u       |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|                        |              |                        |netwinder   |
|                        |              |                        |------------|
|                        |              |                        |riscpc      |
|ARM and StrongARM       |arm           |                        |------------|
|                        |              |                        |shark       |
|                        |              |                        |------------|
|                        |              |                        |lart        |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|                        |              |CHRP                    |chrp        |
|                        |              |------------------------+------------|
|                        |              |PowerMac                |pmac        |
|IBM/Motorola PowerPC    |powerpc       |------------------------+------------|
|                        |              |PReP                    |prep        |
|                        |              |------------------------+------------|
|                        |              |APUS                    |apus        |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|                        |              |PA-RISC 1.1             |32          |
|HP PA-RISC              |hppa          |------------------------+------------|
|                        |              |PA-RISC 2.0             |64          |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|Intel ia64-based        |ia64          |                        |            |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|                        |              |                        |r4k-ip22    |
|                        |              |SGI Indy/Indigo 2       |------------|
|MIPS (grand boutien)    |mips          |                        |r5k-ip22    |
|                        |              |------------------------+------------|
|                        |              |Broadcom BCM91250A      |sb1-swarm-bn|
|                        |              |(SWARM)                 |            |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|                        |              |Cobalt                  |cobalt      |
|MIPS (petit boutien)    |mipsel        |------------------------+------------|
|                        |              |                        |r4k-kn04    |
|------------------------+--------------|DECstation              |------------|
|r3k-kn02                |              |                        |            |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|Broadcom BCM91250A      |sb1-swarm-bn  |                        |            |
|(SWARM)                 |              |                        |            |
|------------------------+--------------+------------------------+------------|
|                        |              |IPL avec VM-reader et   |generic     |
|IBM S/390               |s390          |DASD                    |            |
|                        |              |------------------------+------------|
|                        |              |IPL avec bande          |bande       |
+-----------------------------------------------------------------------------+

Ce document décrit l'installation pour l'architecture PowerPC. Des versions
pour les autres architectures disponibles existent sur les pages Debian-Ports.

2.1.2. Microprocesseurs, cartes mère et cartes vidéo

Il y a quatre variantes principales de powerpc reconnues : PMac
(Power-Macintosh), PReP, APUS (Amiga Power-UP System) et CHRP. Chacune de ces
sous-architectures possède sa méthode d'amorçage. Les différents processeurs
sont associés à quatre noyaux différents.

Des portages d'autres architectures powerpc, telles que Be-Box et MBX sont en
cours, mais pas encore faits. Nous aurons peut-être aussi un portage 64 bits
(Power3).

2.1.2.1. Les différents noyaux

Il existe quatre variantes du noyau powerpc, basées sur le type de processeur :

powerpc

    La plupart des systèmes utilisent cette variante qui reconnaît les
    processeurs PowerPC 601, 603, 604, 740, 750 et 7400. Tous les systèmes
    Apple Power Macintosh jusqu'au G4 utilisent l'un de ces processeurs.

power3

    Le processeur POWER3 est utilisé par les anciens systèmes IBM 64 bits. On
    trouve les machines IntelliStation POWER Model 265, les pSeries 610 et 640
    et les RS/6000 7044-170, 7043-260, 7044-270.

power4

    Le processeur POWER4 est utilisé par les nouveaux systèmes IBM 64 bits. On
    trouve les machines pSeries 615, 630, 650, 655, 670 et 690.

    L'Apple G5 est aussi basé sur l'architecture POWER4 et utilise cette
    variante du noyau.

apus

    Cette variante est destinée au système Amiga Power-UP.

2.1.2.2. La sous-architecture Power Macintosh (pmac)

Apple (et quelques autres constructeurs, Power Computing, par exemple), produit
une série d'ordinateurs Macintosh basés sur le processeur PowerPC. On distingue
trois catégories : Nubus, OldWorld PCI et NewWorld.

Les ordinateurs Macintosh utilisant la série des microprocesseurs 680x0 ne font
pas partie de la famille des PowerPC mais de celle des machines m68k. Ces
modèles commencent avec les « Mac II » ou bien ont un numéro de modèle à trois
chiffres comme « Centris 650 » ou « Quadra 950 ». Les numéros de modèles
PowerPC pré-iMac de chez Apple ont quatre chiffres.

Les systèmes Nubus ne sont pas reconnus par debian/powerpc pour le moment.
L'architecture monolithique du noyau Linux/PPC n'accepte pas ces machines ; à
la place, il faut utiliser le micronoyau MkLinux Mach, que Debian ne gère pas
encore. Cela inclut les modèles suivants :

  * Power Macintosh 6100, 7100, 8100

  * Performa 5200, 6200, 6300

  * Powerbook 1400, 2300 et 5300

  * Workgroup Server 6150, 8150, 9150

Il existe un noyau Linux pour ces machines et on trouve un support limité sur
la page.

Les systèmes OldWorld représentent la plupart des Power Macintosh qui possèdent
un lecteur de disquettes et un bus PCI. La plupart des Power Macintoshs
603,603e,604 et 604e, en incluant les 7200, 7300, 7500, 7600, 8500, 8600, 9500
et 9600 sont des machines OldWorld. Les systèmes G3 de couleur beige sont aussi
des OldWorld.

Les machines appelées PowerMacs NewWorld sont les PowerMacs avec un boîtier en
plastique de couleur translucide : tous les iMacs, iBooks, G4, G3 de couleur
bleue et la plupart des PowerBooks fabriqués à partir de 1999. Les PowerMacs
NewWorld sont aussi connus pour utiliser le système « Rom en Ram » de MacOS et
ont commencé à être fabriqués à partir de mi-1998.

Les spécifications pour le matériel Apple sont disponibles sur AppleSpec, et
pour le matériel plus ancien, AppleSpec Legacy.

+-----------------------------------------------------------------------------+
|                        Modèle Nom/Numéro                         |Génération|
|------------------------------------------------------------------+----------|
|                                |iMac Bondi Blue, 5 Flavors, Slot |NewWorld  |
|                                |Loading                          |          |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |iMac Summer 2000, Early 2001     |NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |iMac G5                          |NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |iBook, iBook SE, iBook Dual USB  |NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |iBook2                           |NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |iBook G4                         |NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh Blue and White (B|NewWorld  |
|                                |&W) G3                           |          |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh G4 PCI, AGP, Cube|NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh G4 Gigabit       |NewWorld  |
|                                |Ethernet                         |          |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh G4 Digital Audio,|NewWorld  |
|                                |Quicksilver                      |          |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh G5               |NewWorld  |
|Apple                           |---------------------------------+----------|
|                                |PowerBook G3 FireWire Pismo      |NewWorld  |
|                                |(2000)                           |          |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |PowerBook G3 Lombard (1999)      |NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |PowerBook G4 Titanium            |NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |PowerBook G4 Aluminum            |NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Xserve G5                        |NewWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Performa 4400, 54xx, 5500        |OldWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Performa 6360, 6400, 6500        |OldWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh 4400, 5400       |OldWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh 7200, 7300, 7500,|OldWorld  |
|                                |7600                             |          |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh 8200, 8500, 8600 |OldWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh 9500, 9600       |OldWorld  |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |Power Macintosh (Beige) G3       |OldWorld  |
|                                |Minitower                        |          |
|--------------------------------+---------------------------------+----------|
|Power Macintosh (Beige) Desktop,|OldWorld                         |          |
|All-in-One                      |                                 |          |
|--------------------------------+---------------------------------+----------|
|PowerBook 2400, 3400, 3500      |OldWorld                         |          |
|--------------------------------+---------------------------------+----------|
|PowerBook G3 Wallstreet (1998)  |OldWorld                         |          |
|--------------------------------+---------------------------------+----------|
|Twentieth Anniversary Macintosh |OldWorld                         |          |
|--------------------------------+---------------------------------+----------|
|Workgroup Server 7250, 7350,    |OldWorld                         |          |
|8550, 9650, G3                  |                                 |          |
|--------------------------------+---------------------------------+----------|
|                                |PowerBase, PowerTower / Pro,     |OldWorld  |
|Power Computing                 |PowerWave                        |          |
|                                |---------------------------------+----------|
|                                |PowerCenter / Pro, PowerCurve    |OldWorld  |
|--------------------------------+---------------------------------+----------|
|UMAX                            |C500, C600, J700, S900           |OldWorld  |
|--------------------------------+---------------------------------+----------|
|APS                             |APS Tech M*Power 604e/2000       |OldWorld  |
|--------------------------------+---------------------------------+----------|
|Motorola                        |Starmax 3000, 4000, 5000, 5500   |OldWorld  |
+-----------------------------------------------------------------------------+

2.1.2.3. La sous-subarchitecture PReP

+---------------------------------------------------------+
|                    Modèle Nom/Numéro                    |
|---------------------------------------------------------|
|           |Firepower, PowerStack Series E, PowerStack II|
|           |---------------------------------------------|
|           |MPC 7xx, 8xx                                 |
|           |---------------------------------------------|
|Motorola   |MTX, MTX+                                    |
|           |---------------------------------------------|
|           |MVME2300(SC)/24xx/26xx/27xx/36xx/46xx        |
|           |---------------------------------------------|
|           |MCP(N)750                                    |
|-----------+---------------------------------------------|
|           |40P, 43P                                     |
|           |---------------------------------------------|
|           |Power 830/850/860 (6070, 6050)               |
|IBM RS/6000|---------------------------------------------|
|           |6030, 7025, 7043                             |
|           |---------------------------------------------|
|           |p640                                         |
+---------------------------------------------------------+

2.1.2.4. La sous-architecture CHRP

+---------------------------------+
|        Modèle Nom/Numéro        |
|---------------------------------|
|IBM RS/6000|B50, 43P-150, 44P    |
|-----------+---------------------|
|Genesi     |Pegasos I, Pegasos II|
+---------------------------------+

2.1.2.5. La sous-architecture APUS

+-------------------------------------------------+
|                Modèle Nom/Numéro                |
|-------------------------------------------------|
|Amiga Power-UP Systems (APUS)|A1200, A3000, A4000|
+-------------------------------------------------+

2.1.3. Cartes graphiques

Debian reconnaît les interfaces graphiques dans la mesure où elles sont
reconnues par le système X11 de XFree86. La plupart des cartes AGP, PCI et PCIe
fonctionnent sous XFree86. Des précisions sur les bus graphiques acceptés, les
cartes, les moniteurs et les souris sont disponibles sur http://www.xfree86.org
/. Debian 3.1 est fourni avec la version 4.3.0 de XFree86.

2.1.4. Processeurs multiples

Cette architecture accepte les systèmes à plusieurs processeurs (« symmetric
multi-processing » ou SMP). Cependant, l'image standard du noyau Debian 3.1 ne
reconnaît pas le SMP. Cela ne devrait pas empêcher l'installation, puisque le
noyau non-SMP devrait démarrer sur les systèmes SMP, le noyau utilisera
simplement le premier CPU.

Afin de tirer profit de plusieurs processeurs, vous devrez remplacer le noyau
standard Debian. Vous trouverez une discussion sur la façon de faire dans la
Section 8.4, « Compiler un nouveau noyau ». Aujourd'hui (version 2.6.8 du
noyau) la façon d'activer SMP est de choisir « Symmetric multi-processing
support » dans la section « Platform support » quand on configure le noyau.

2.2. Les supports d'installation

Cette section précise les différents supports utilisables pour installer
Debian. Il est possible par exemple d'installer debian avec un lecteur de
disquettes. Un chapitre entier est consacré aux supports, le Chapitre 4,
Comment obtenir les supports du système d'installation ? ; il indique les
avantages et les désavantages de chaque support.

2.2.1. Les disquettes

Dans certains cas, vous devrez effectuer votre premier amorçage depuis un
lecteur de disquettes. En général vous avez besoin d'une disquette haute
densité (1440 kilo-octets) de 3,5 pouces.

Pour CHRP, l'utilisation de disquette est actuellement impossible.

2.2.2. CD-ROM, DVD-ROM

Note

Chaque fois que vous lirez « cédérom » dans ce manuel, cela voudra dire aussi
bien cédérom que DVD-ROM, car, du point de vue du système d'exploitation, les
deux techniques sont les mêmes, mis à part quelques vieux lecteurs non
standard, ni SCSI ni IDE/ATAPI.

L'installation à partir d'un cédérom est aussi possible avec certaines
architectures. Sur les ordinateurs qui acceptent de démarrer sur cédérom
(cédérom amorçable), vous devriez pouvoir faire une installation entièrement
sans disquette . Même si votre système ne peut pas démarrer à partir d'un
cédérom, vous pouvez utiliser le cédérom en même temps que les autres
techniques pour installer votre système, une fois que vous avez démarré par
d'autres moyens ; voyez le Chapitre 5, Démarrer le système d'installation.

2.2.3. Les disques durs

L'installation à partir d'un disque local est possible sur beaucoup
d'architectures. Cela demande qu'un autre système d'exploitation charge
l'installateur sur le disque dur.

2.2.4. Les clés USB

Beaucoup de machines Debian n'ont besoin d'un lecteur de disquettes ou d'un
lecteur de cédéroms que pour l'installation du système ou pour gérer des
problèmes. Si vous administrez des serveurs, vous avez sans doute déjà pensé à
vous débarrasser de ces lecteurs et à utiliser les clés USB. Elles sont aussi
utiles pour les systèmes avec peu de place.

2.2.5. Le réseau

Vous pouvez aussi amorcer votre système sur le réseau.

L'installation sans disque, en utilisant le démarrage par réseau et le montage
par NFS de tous les systèmes de fichiers locaux, est une autre option.

Après l'installation du système de base, vous pouvez installer le reste de
votre système en vous connectant (y compris par PPP) au réseau via FTP ou HTTP.

2.2.6. Un*x ou système GNU

Si vous utilisez un système de type Unix, vous pouvez installer Debian GNU/
Linux sans utiliser l'installateur qui est décrit dans la suite de ce manuel.
Cette manière de faire peut servir à des utilisateurs qui possèdent des
matériels non reconnus ou qui sont sur des machines qui ne peuvent se permettre
un temps d'arrêt. Si cette technique vous intéresse, reportez-vous à la
Section C.4, « Installer Debian GNU/Linux à partir d'un système Unix/Linux ».

2.2.7. Systèmes de stockage reconnus

Les disquettes de démarrage Debian contiennent un noyau construit pour
permettre de faire tourner un maximum de systèmes. Malheureusement, sa taille
augmente en conséquence, avec beaucoup de pilotes qui ne seront jamais utilisés
(voyez la Section 8.4, « Compiler un nouveau noyau » pour apprendre à
construire le vôtre). Cependant, le support du plus grand nombre de
périphériques possible est voulu afin de s'assurer que l'on puisse installer
Debian sur le plus de matériel possible.

Tout système de stockage reconnu par le noyau Linux est aussi reconnu par le
système de démarrage. Il faut remarquer que le noyau Linux actuel n'accepte pas
du tout les disquettes sur les systèmes CHRP.

2.3. Périphériques et autres matériels

Linux reconnaît une large gamme de périphériques comme les souris, les
imprimantes, les scanners, les modems, les cartes réseau, les périphériques
PCMCIA et USB, etc. Cependant aucun de ces périphériques n'est requis lors de
l'installation du système.

2.4. Acheter du matériel spécialement pour GNU/Linux

Il existe des vendeurs qui livrent des systèmes en préinstallant Debian ou
d'autres distributions de GNU/Linux. Vous paierez peut-être plus cher pour
avoir ce privilège, mais vous achetez ainsi un peu de tranquillité d'esprit,
puisque vous serez certain que le matériel est bien reconnu par GNU/Linux.

Que vous achetiez ou non un système livré avec Linux, ou même un système
d'occasion, il est important de vérifier que votre matériel est reconnu par le
noyau Linux. Vérifiez si votre matériel est listé dans les références
ci-dessus. Indiquez à votre revendeur que vous recherchez un système Linux.
Soutenez les revendeurs de matériel amis de Linux.

2.4.1. Éviter les matériels propriétaires ou fermés

Certains constructeurs refusent simplement de fournir les informations qui
permettraient d'écrire des pilotes pour leurs matériels. D'autres n'autorisent
pas l'accès à la documentation sans accord de confidentialité, ce qui nous
empêche de distribuer le code source pour Linux.

Puisque nous n'avons pas été autorisés à accéder à la documentation sur ces
périphériques, ils ne fonctionneront simplement pas sous Linux. Vous pouvez
nous aider en demandant à ces constructeurs de distribuer la documentation sur
de tels matériels. Si suffisamment de personnes font cette demande, ils
réaliseront que la communauté du logiciel libre est un marché important.

2.4.2. Fausse mémoire ou « mémoire virtuelle » à parité

Si vous demandez de la mémoire à parité dans un magasin d'informatique, vous
aurez probablement des barrettes à parité virtuelle à la place de celles à
parité réelle. Les barrettes SIMM à parité virtuelle peuvent souvent (mais pas
toujours) être distinguées car elles n'ont qu'un composant de plus qu'une
barrette SIMM normale équivalente et ce composant supplémentaire est plus petit
que les autres. Les barrettes SIMM à parité virtuelle fonctionnent exactement
comme de la mémoire normale. Elles ne peuvent pas vous avertir lorsque vous
avez une erreur sur un simple bit comme le font les barrettes SIMM à parité
réelle dans des cartes mères qui implémentent la parité. Ne payez jamais plus
pour une barrette SIMM à parité virtuelle que pour une barrette normale.
Attendez-vous à payer un petit peu plus cher pour des barrettes à parité
réelle, car vous achetez vraiment un bit supplémentaire de mémoire pour chaque
8 bits.

Si vous voulez des informations complètes sur les problèmes liés à la mémoire
PowerPC, et sur la meilleure mémoire à acheter, voyez la FAQ sur le matériel PC
.

2.5. Mémoire et espace disque

Vous devez posséder au moins 32MB de mémoire vive et 110MB d'espace disque.
Pour un système minimal en mode console (tous les paquets standard), 250 Mo
seront nécessaires. Si vous voulez installer un nombre raisonnable de
logiciels, y compris le système X Window, des programmes et bibliothèques de
développement, il vous faudra au moins 400 Mo. Pour une installation plus ou
moins complète, vous aurez besoin de plusieurs Go.

2.6. Matériel de connexion réseau

Toute carte réseau (NIC) reconnue par le noyau Linux devrait aussi être
reconnue par les disques de démarrage. Vous pourriez avoir besoin de charger le
pilote de la carte en tant que module.

Chapitre 3. Avant d'installer Debian GNU/Linux

Table des matières

3.1. Vue générale du processus d'installation
3.2. Sauvegardez vos données !
3.3. Informations à connaître

    3.3.1. Documentation
    3.3.2. Comment trouver les sources d'informations sur le matériel ?
    3.3.3. Compatibilité matérielle
    3.3.4. Configuration du réseau

3.4. Satisfaire les besoins matériels minimum
3.5. Partitionnement préalable d'une machine multisystème

    3.5.1. Partitionnement sous MacOS/OSX

3.6. Configuration matérielle et système avant l'installation

    3.6.1. Exécuter OpenFirmware
    3.6.2. Problèmes matériels à surveiller

Ce chapitre traite de la préparation nécessaire à l'installation d'un système
Debian, avant même tout amorçage de l'installateur. Cela concerne la sauvegarde
des données, la connaissance de votre matériel et des informations nécessaires.

3.1. Vue générale du processus d'installation

D'abord, une note au sujet des réinstallations. Avec Debian, il est très rare
d'avoir à réinstaller complètement son système. La cause la plus commune est
sans doute une défaillance mécanique du disque dur.

Beaucoup de systèmes d'exploitation nécessitent une installation complète quand
des échecs critiques se produisent ou quand on fait une mise à jour du système.
Et même s'il n'est pas nécessaire de refaire entièrement une installation, les
programmes que vous utilisez doivent être réinstallés pour fonctionner
correctement.

Avec Debian GNU/Linux, il est bien plus probable que votre OS puisse être
réparé quand les choses tournent mal, et non pas remplacé. Les mises à jour
n'exigent jamais une installation complète ; vous pouvez toujours les faire à
partir du système existant. Les programmes sont presque toujours compatibles
avec les versions successives du système. Quand la nouvelle version d'un
programme exige d'autres logiciels, le système d'empaquetage fait en sorte que
tous les logiciels nécessaires soient listés et installés. Beaucoup d'efforts
ont été déployés pour éviter le besoin d'une réinstallation : c'est la dernière
option ! Et l'installateur n'est pas conçu pour faire une installation sur un
système existant.

Voici les étapes qui composent le processus d'installation :

 1. Sauvegarder toutes les données ou documents du disque dur sur lequel
    l'installation sera faite ;

 2. Rassembler les informations concernant l'ordinateur, ainsi que la
    documentation nécessaire ;

 3. Préparer de l'espace libre sur le disque dur ;

 4. Télécharger l'installateur et tous les pilotes nécessaires à l'ordinateur
    (quand on n'utilise pas les cédéroms Debian) ;

 5. Préparer les bandes, les disquettes ou les clés USB pour l'amorçage, ou
    installer les fichiers d'amorçage - les utilisateurs des cédéroms Debian
    peuvent amorcer à partir de l'un des cédéroms ;

 6. Amorcer l'installateur ;

 7. Choisir une langue ;

 8. Mettre en place la connexion réseau ethernet, si nécessaire ;

 9. Créer et monter les partitions sur lesquelles Debian sera installé ;

10. Regarder le processus automatique de téléchargement/installation/
    configuration du système de base ;

11. Installer un programme d'amorçage qui puisse démarrer Debian GNU/Linux ou
    un autre système ;

12. Charger le nouveau système pour la première fois et faire les premiers
    réglages ;

13. Installer à volonté d'autres logiciels (les tâches ou des paquets).

Connaître les paquets qui sont impliqués dans chaque étape peut aider à la
résolution des problèmes qui peuvent se produire durant l'installation. Voici
les principaux acteurs de cette pièce :

L'installateur Debian est le sujet principal de ce manuel. Il détecte le
matériel et charge les pilotes nécessaires, il met en place la connexion au
réseau avec dhcp-client et il installe les paquets du système de base avec
debootstrap. Il y a bien d'autres acteurs mineurs, mais l'installateur Debian a
terminé sa tâche quand vous installez pour la première fois le nouveau système.

En chargeant le nouveau système, base-config ajoute les utilisateurs, règle le
fuseau horaire avec tzsetup et met en place le système d'installation des
paquets, avec apt-setup. Il propose ensuite de lancer tasksel qui peut
installer des ensembles thématiques de paquets, ou aptitude qui permet de
choisir les paquets individuellement.

Quand le travail de l'installateur est terminé, avant le premier chargement du
système, vous n'avez qu'un système minimal avec ligne de commande. L'interface
graphique qui affiche des fenêtres sur votre écran n'est installée que si vous
l'avez demandé avec tasksel ou aptitude. Son installation est facultative car
beaucoup de systèmes Debian sont des serveurs qui n'ont pas vraiment besoin
d'une interface graphique pour être opérationnels.

L'installateur ne prend pas en charge le système X. Son installation et les
problèmes liés ne sont pas du ressort de ce manuel.

3.2. Sauvegardez vos données !

Avant de commencer, assurez-vous d'avoir effectué une sauvegarde de chaque
fichier qui se trouve actuellement sur votre système. Si c'est la première fois
que vous installez un autre système d'exploitation sur votre machine, il est
probable que vous devrez repartitionner votre disque dur afin de faire de la
place à Debian GNU/Linux. À chaque partitionnement, il y a un risque de perdre
toutes les données du disque, quel que soit le programme utilisé pour cette
opération. Les programmes utilisés à l'installation sont assez fiables et la
plupart ont été utilisés pendant des années, mais ils sont très puissants et un
faux mouvement peut vous coûter cher. Même après la sauvegarde, soyez attentif
et réfléchissez à vos réponses et à vos actions. Deux minutes de réflexion
peuvent vous épargner des heures de travail inutile.

Si vous voulez pouvoir amorcer plusieurs systèmes, assurez-vous de disposer du
support de distribution des autres systèmes d'exploitation présents. Surtout si
vous partitionnez le disque dur où se fait l'amorçage, vous pourriez avoir à
réinstaller le chargeur de votre système d'exploitation, ou dans certains cas,
le système d'exploitation en entier et tous les fichiers sur les partitions
touchées.

3.3. Informations à connaître

3.3.1. Documentation

3.3.1.1. Manuel d'installation

Le document que vous lisez, au format texte, HTML ou PDF.

  * install.fr.txt

  * install.fr.html

  * install.fr.pdf

3.3.1.2. Documentation du matériel

Elles contiennent souvent des informations utiles pour l'utilisation et la
configuration de votre matériel.

3.3.2. Comment trouver les sources d'informations sur le matériel ?

La plupart du temps, l'installateur détectera automatiquement votre matériel.
Mais nous vous conseillons de bien connaître votre matériel avant de commencer
l'installation.

On peut trouver des informations à partir de plusieurs sources :

  * Les manuels accompagnant chaque élément ;

  * Les informations sur la configuration du BIOS de votre ordinateur. Vous
    pouvez accéder à ces écrans pendant le démarrage de l'ordinateur en
    appuyant sur une combinaison de touches. Consultez votre manuel pour
    connaître cette combinaison. Il s'agit souvent de la touche Suppr ;

  * Les boîtes et cartons de chaque pièce ;

  * Les commandes système ou les outils d'un autre système d'exploitation,
    incluant les affichages d'un gestionnaire de fichiers. Cette source est
    particulièrement utile pour trouver des informations sur la mémoire vive et
    les disques durs ;

  * Votre administrateur système ou votre fournisseur d'accès à internet. Ces
    sources peuvent vous indiquer les réglages nécessaires à la configuration
    du réseau et du courrier.

Tableau 3.1. Informations sur le matériel nécessaire pour l'installation

+-----------------------------------------------------------------------------+
| Matériel |            Informations dont vous pouvez avoir besoin            |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|          |Leur nombre                                                       |
|          |------------------------------------------------------------------|
|          |Leur ordre dans le système                                        |
|          |------------------------------------------------------------------|
|Disques   |S'ils sont IDE ou SCSI (la plupart sont en IDE)                   |
|durs      |------------------------------------------------------------------|
|          |L'espace disponible                                               |
|          |------------------------------------------------------------------|
|          |Les partitions                                                    |
|          |------------------------------------------------------------------|
|          |Les partitions contenant d'autres systèmes d'exploitation         |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|          |Le modèle et la marque                                            |
|          |------------------------------------------------------------------|
|          |Les résolutions acceptées                                         |
|          |------------------------------------------------------------------|
|          |Le taux de rafraîchissement horizontal                            |
|Moniteur  |------------------------------------------------------------------|
|          |Le taux de rafraîchissement vertical                              |
|          |------------------------------------------------------------------|
|          |Les profondeurs de couleurs (nombre de couleurs) acceptées        |
|          |------------------------------------------------------------------|
|          |La taille de l'écran                                              |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|          |Le type : série, PS/2, ou USB                                     |
|          |------------------------------------------------------------------|
|          |Le port                                                           |
|Souris    |------------------------------------------------------------------|
|          |La marque                                                         |
|          |------------------------------------------------------------------|
|          |Le nombre de boutons                                              |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|          |Le modèle et la marque                                            |
|Réseau    |------------------------------------------------------------------|
|          |Le type d'interface                                               |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|          |Le modèle et la marque                                            |
|Imprimante|------------------------------------------------------------------|
|          |Les résolutions d'impression acceptées                            |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|          |Le modèle et la marque                                            |
|          |------------------------------------------------------------------|
|Carte     |La mémoire vidéo disponible                                       |
|vidéo     |------------------------------------------------------------------|
|          |Les résolutions et les profondeurs de couleurs acceptées (à       |
|          |choisir parmi celles reconnues par le moniteur)                   |
+-----------------------------------------------------------------------------+

3.3.3. Compatibilité matérielle

Beaucoup de produits de marques fonctionnent sans problème sous Linux. De plus,
le matériel pour Linux est amélioré chaque jour. Cependant, Linux ne peut pas
utiliser autant de matériels que d'autres systèmes d'exploitation.

Voici quelques pistes pour vérifier la compatibilité de votre matériel :

  * Cherchez de nouveaux pilotes sur le site web des fabricants ;

  * Cherchez des informations pour une possible émulation sur les sites web ou
    les manuels. Des marques moins connues peuvent parfois fournir des pilotes
    ou des réglages pour des marques plus connues ;

  * Vérifiez les listes de matériel compatible avec Linux sur les sites web
    dédiés à votre architecture ;

  * Cherchez sur internet l'expérience d'autres utilisateurs.

3.3.4. Configuration du réseau

Vous devriez demander à votre administrateur système si votre machine est
connectée à un réseau 24h/24 -- avec une connexion Ethernet ou équivalente, pas
une connexion PPP.

  * Le nom de votre machine (à choisir vous-même) ;

  * Le nom de votre domaine ;

  * L'adresse IP de votre machine ;

  * Le masque-réseau à utiliser ;

  * L'adresse IP de la passerelle qui sert de routeur, si votre réseau possède
    une passerelle ;

  * La machine de votre réseau qui servira de serveur DNS (Domain Name
    Service).

Si votre administrateur système vous a informé qu'un serveur DHCP était
disponible, vous n'avez pas besoin de toutes ces informations. Le serveur DHCP
les fournira directement pendant le processus d'installation.

Pour un réseau sans fil, vous aurez besoin des informations suivantes :

  * L'ESSID du réseau sans fil ;

  * La clé WEP (si nécesaire).

3.4. Satisfaire les besoins matériels minimum

Une fois rassemblées les informations sur votre matériel, vérifiez que vous
pouvez faire le type d'installation souhaité.

Selon vos besoins, vous pouvez continuer avec du matériel inférieur au matériel
recommandé dans le tableau ci-dessous. Cependant, la plupart des utilisateurs
seront frustrés s'ils ignorent ces suggestions.

Tout PowerPC OldWorld ou NewWorld convient parfaitement pour une machine de
bureau. Pour un serveur, un processeur d'au moins 132 Mhz est recommandé.

Tableau 3.2. Configuration matérielle minimale recommandée

+--------------------------------------------+
|Type d'inst.|      RAM      |  Disque dur   |
|------------+---------------+---------------|
|Sans desktop|24 mega-octets |450 mega-octets|
|------------+---------------+---------------|
|Avec desktop|64 mega-octets |1 giga-octets  |
|------------+---------------+---------------|
|Serveur     |128 mega-octets|4 giga-octets  |
+--------------------------------------------+

Voici quelques exemples typiques de configuration de systèmes Debian. Vous
pouvez aussi vous faire une idée de l'espace disque nécessaire à certaines
tâches en lisant la Section C.3, « Ressources d'espace disque pour les tâches »
.

Serveur standard

    C'est un profil de petit serveur : serveur minimaliste et sans utilitaires
    sophistiqués pour les utilisateurs d'un interpréteur de commandes. Il
    contient un serveur FTP, un serveur web, DNS, NIS et POP. Pour ces
    services, 100 Mo d'espace disque devraient suffire, il faut ensuite compter
    la place nécessaire aux données ;

Machine de bureau

    Une machine de bureau classique, comprenant l'interface graphique X Window,
    des applications multimédia, des éditeurs, etc. Avec la tâche standard
    Desktop, vous aurez besoin d'environ 2 Go ; Mais on peut faire avec
    beaucoup moins.

Travail en mode console

    Une machine de bureau minimaliste, sans interface graphique X Window ni
    applications graphiques. Peut convenir à un portable ou à un ordinateur
    mobile. L'ensemble approche 140 Mo ;

Developpeur

    Une configuration avec tous les paquets pour faire du développement, comme
    Perl, C, C++, etc. La taille est d'environ 475 Mo. En supposant que vous
    installerez X11 et d'autres paquets supplémentaires, une taille de 800 Mo
    est à prévoir pour ce type de machine.

Il faut remarquer que ces mesures ne comptabilisent pas tous les fichiers,
comme les fichiers des utilisateurs, la messagerie et les données. Il vaut
toujours mieux prévoir large quand il s'agit de ses propres fichiers et
données. En particulier, la partition /var dans Debian contient beaucoup
d'informations sur l'état du système. Les fichiers de dpkg (contenant des
informations sur tous les paquets installés) peuvent facilement atteindre
20 Mo ; apt-get y met les paquets téléchargés avant de les installer. Au moins
100 Mo devraient être attribués à /var.

3.5. Partitionnement préalable d'une machine multisystème

Partitionner votre disque dur est simplement le fait de le diviser en plusieurs
sections. Chaque section est alors indépendante des autres. C'est en gros
équivalent à ajouter des cloisons dans une maison : ajouter des meubles dans
une pièce n'affecte pas les autres pièces.

Si vous avez déjà un système d'exploitation sur votre machine et si vous
désirez placer Linux sur le même disque, vous devrez repartitionner ce disque.
Debian a besoin de partitions spécifiques. Il ne peut pas être installé sur des
partitions Windows ou MacOS. Il peut partager des partitions avec d'autres
systèmes Linux, mais ce point n'est pas abordé ici. Vous devez attribuer au
moins une partition à la racine du système Debian.

Vous pouvez trouver des informations sur le partitionnement actuel en utilisant
un outil approprié pour votre système d'exploitation, tel que Drive Setup, HD
Toolkit ou MacTools. Les outils de partitionnement permettent toujours de
montrer l'état actuel sans faire de changement.

En général, modifier une partition contenant déjà un système de fichiers va
détruire les fichiers. Vous devriez donc toujours faire des sauvegardes avant
tout partitionnement. En continuant l'analogie avec la maison, avant d'abattre
une cloison, vous voudrez certainement déplacer les meubles, afin de ne pas les
endommager.

Si votre ordinateur possède plusieurs disques, vous pouvez penser en affecter
un à Debian. Ainsi, vous n'aurez pas besoin de partitionner le disque avant de
commencer l'installation ; le partitionneur inclus dans l'installateur fera
très bien l'affaire.

Si votre ordinateur ne possède qu'un seul disque, et si vous désirez remplacer
complètement le système d'exploitation actuel par Debian GNU/Linux, vous pouvez
aussi attendre d'être dans le processus d'installation pour partitionner le
disque (voyez la Section 6.3.2.1, « Partitionner les disques »). Cependant,
cela ne marchera que si vous commencez l'installation à partir d'une bande,
d'un cédérom ou de fichiers sur une machine connectée. En effet, si vous
démarrez à partir de fichiers sur le disque dur, puis partitionnez ce disque
dur pendant l'installation, vous effacerez les fichiers de démarrage, et il
vaut alors mieux que l'installation se déroule sans accroc. Si vous voulez
vraiment faire ainsi, vous devez vous assurer qu'il existe un moyen de
ressusciter la machine en cas de problème, par exemple avec les bandes ou les
cédéroms d'installation du système actuel.

Si votre machine possède déjà plusieurs partitions, et si suffisamment de place
peut être obtenue en effaçant ou remplaçant une ou plusieurs de ces partitions,
alors vous pouvez aussi attendre et utiliser le programme de partitionnement de
l'installateur Debian. Vous devriez néanmoins continuer de lire les paragraphes
suivants, car il existe certains cas qui obligent à partitionner avant de
démarrer l'installation.

Dans tous les autres cas, vous aurez besoin de partitionner votre disque dur
avant de démarrer l'installation afin de créer de l'espace disponible sur
lequel les partitions pour Debian GNU/Linux seront créées. Si certaines de ces
partitions sont attribuées à un autre système d'exploitation, il vaut mieux
utiliser le programme de partitionnement de ce système d'exploitation. Dans ce
cas, nous vous recommandons de ne pas essayer de créer des partitions Linux
Debian avec ces outils. Il faut seulement créer les partitions dédiées à
l'autre système d'exploitation.

Si vous installez plusieurs systèmes d'exploitation sur la même machine, vous
devriez commencer par les autres OS avant d'installer Linux. Windows ainsi que
d'autres installateurs d'OS peuvent vous empêcher de démarrer Linux, ou vous
encourager à reformater les partitions non reconnues.

Vous pouvez annuler ces actions ou les éviter, mais installer en premier le
système natif vous épargnera des problèmes.

Pour qu'OpenFirmware puisse démarrer automatiquement Debian GNU/Linux, les
partitions Linux doivent apparaître avant toute autre partition sur le disque,
en particulier avant les partitions d'amorçage de MacOS. Il faut absolument
garder ceci à l'esprit lorsque l'on partitionne le disque ; vous devez créer
une place pour les partitions Linux avant les autres partitions amorçables du
disque (les petites partitions dédiées aux contrôleurs de disques Apple ne sont
pas amorçables). Vous pourrez supprimer cet espace libre avec les outils de
partitionnement Linux durant la phase d'installation, et le remplacer par des
partitions Linux.

Si vous avez actuellement un seul disque dur avec une seule partition
(situation courante pour les ordinateurs de bureau), et si vous voulez pouvoir
démarrer Debian ainsi que d'autres systèmes d'exploitation, vous aurez besoin
de :

 1. sauvegarder tout ce qui se trouve sur l'ordinateur ;

 2. démarrer depuis le support d'installation (du système d'exploitation
    actuellement installé), par exemple un cédérom ou des bandes ; Si vous
    démarrez depuis un cédérom MacOS, maintenez la touche c appuyée pendant le
    démarrage pour forcer le cédérom à devenir le système actif pour MacOS) ;

 3. utiliser les outils de partitionnement natifs pour créer soit de nouvelles
    partitions, soit de l'espace libre pour Debian GNU/Linux ;

 4. installer le système d'exploitation natif sur sa nouvelle partition ;

 5. démarrer ce système pour vérifier que tout fonctionne, et pour télécharger
    les fichiers de démarrage pour l'installateur Debian ;

 6. démarrer l'installateur Debian pour commencer à installer Debian.

3.5.1. Partitionnement sous MacOS/OSX

L'application Apple Drive Setup se trouve dans le dossier Utilities sur le
cédérom MacOS.Il ne permet pas d'ajuster des partitions existantes ; il se
contente de créer une partition unique occupant tout le disque, L'application
Drive Setup ne montre pas les partitions dédiées aux contrôleurs de disques
Apple.

N'oubliez pas de créer la place pour les partitions GNU/Linux, de préférence au
début du disque. Le type de cette partition importe peu  la partition sera
modifiée plus tard par l'installateur Debian.

Si vous prévoyez d'installer MacOS 9 et OS X, il vaut mieux créer des
partitions distinctes pour les deux systèmes. S'ils sont installés sur la même
partition, Startup Disk (et redémarrer) doit être exécuté pour choisir entre
les deux, ce choix ne peut être fait lors du démarrage. Avec des partitions
distinctes, des options différentes pour OS 9 et OS X apparaitront en appuyant
sur la touche option pendant le démarrage, et des options différentes peuvent
aussi être installées dans le menu de démarrage yaboot. Aussi, Startup Disk va
« désacraliser»  (de-bless) toutes les autres partitions montées, ce qui peut
perturber le démarrage de GNU/Linux. Les partitions d'OS 9 et OS X seront
accessibles indifféremment depuis OS 9 et OS X.

GNU/Linux est incapable d'aller chercher les informations sur des partitions
NFS+ (aussi appelées MacOS étendues) ou UFS. OS X a besoin d'un de ces types
pour sa partition de démarrage. MacOS 9 peut être installé soit sur HFS (aussi
appelé MacOS standard), soit sur HFS+. Pour partager des informations entre les
systèmes MacOS et GNU/Linux, une partition d'échange est très pratique. Les
partitions HFS et MS-DOS FAT sont reconnues par les deux systèmes.

3.6. Configuration matérielle et système avant l'installation

Cette section passe en revue les réglages matériels que vous devrez peut-être
effectuer avant d'installer Debian. En général, cela implique de vérifier, et
parfois de modifier, les réglages du micrologiciel (BIOS, etc.) sur votre
système. Le micrologiciel est le logiciel de base utilisé par le matériel ; il
est plus spécifiquement exécuté pendant le processus d'amorçage (après la mise
sous tension). Les problèmes matériels connus qui affectent la fiabilité de
Debian GNU/Linux sur votre système sont aussi mis en lumière.

3.6.1. Exécuter OpenFirmware

Il n'y a normalement pas besoin de configurer le BIOS (appelé OpenFirmware) sur
les systèmes PowerPC. PReP et CHRP sont équipés avec OpenFirmware, mais,
malheureusement, les méthodes utilisées pour l'invoquer varient d'un
constructeur à l'autre. Vous devrez consulter la documentation du matériel
livrée avec votre machine.

Pour invoquer OpenFirmware sur les Macintosh PowerPC, appuyez sur Command-
option-O-F pendant l'amorçage. Généralement, cette combinaison de touches est
testée après le carillon, mais le moment exact du test varie selon les modèles.
consultez http://www.netbsd.org/Ports/macppc/faq.html pour obtenir d'autres
conseils.

L'invite d'OpenFirmware ressemble à ceci :

ok
0 >

Notez que sur les anciens modèles de Macs PowerPC, les entrées-sorties pour
l'interaction avec OpenFirmware se font par défaut à travers un port série
(modem). Si vous appelez OpenFirmware depuis une de ces machines, vous n'aurez
droit qu'à un écran noir. Dans ce cas, un programme lancé sur une autre machine
et se connectant sur le port modem est nécessaire pour interagir avec
OpenFirmware.

Sur les machines OldWorld Beige G3, les OpenFirmware versions 2.0f1 et 2.4 sont
bogués. Ces machines ne seront certainement pas capables d'amorcer depuis le
disque dur à moins que le microprogramme ne soit corrigé. Une rustine pour le
microprogramme est incluse dans l'utilitaire System Disk/ 2.3.1, disponible
chez Apple à ftp://ftp.apple.com/developer/macosxserver/utilities/
SystemDisk2.3.\1.smi.bin. Après avoir désarchivé l'utilitaire sur MacOS, et
l'avoir lancé, choisissez le bouton Save pour installer les routines pour le
microprogramme dans la nvram.

3.6.2. Problèmes matériels à surveiller

Beaucoup de personnes ont essayé de faire fonctionner leur processeur 90 MHz à
100 MHz, etc. Cela fonctionne parfois, mais le système devient sensible à la
température et à d'autres facteurs et cela peut réellement l'endommager. Un des
auteurs de ce document a changé la fréquence de son propre système pendant un
an et puis le système a commencé à interrompre le programme gcc par un signal
inattendu pendant qu'il compilait le noyau du système d'exploitation. Baisser
la vitesse du processeur à sa valeur de départ a résolu le problème.

Le compilateur gcc est souvent le premier à subir des dysfonctionnements à
cause d'une mémoire RAM défectueuse (ou d'autres problèmes matériels qui
changent les données de manière imprévisible), parce qu'il construit des
structures de données gigantesques qu'il traverse plusieurs fois. Une erreur
dans ces structures de données le fera exécuter une instruction illégale ou
accéder à une adresse inexistante. Le symptôme de ce défaut est la mort de gcc
par un signal inattendu.

3.6.2.1. Plus de 64 Mo de mémoire vive

Le noyau Linux peut ne pas toujours détecter la quantité de mémoire vive. Si
c'est le cas, veuillez regarder : Section 5.2, « Paramètres d'amorçage ».

Chapitre 4. Comment obtenir les supports du système d'installation ?

Table des matières

4.1. Cédéroms Debian GNU/Linux officiels
4.2. Télécharger les fichiers depuis les miroirs Debian

    4.2.1. Où trouver les fichiers d'installation ?

4.3. Comment créer des disquettes depuis des images disque ?

    4.3.1. Écrire des images disque depuis Linux ou un système Unix
    4.3.2. Écrire des images disque depuis DOS, Windows ou OS/2
    4.3.3. Écrire des images disque depuis MacOS

4.4. Préparation des fichiers pour un amorçage avec une clé USB

    4.4.1. Copie des fichiers -- la méthode simple
    4.4.2. Copie des fichiers -- la méthode souple

4.5. Préparer les fichiers pour amorcer depuis un disque dur

    4.5.1. Amorçage de l'installateur sur disque dur pour les Mac OldWorld
    4.5.2. Amorçage de l'installateur sur disque dur pour les Mac NewWorld.

4.6. Préparer les fichiers pour amorcer depuis le réseau avec TFTP

    4.6.1. Configurer un serveur BOOTP
    4.6.2. Configurer un serveur DHCP
    4.6.3. Activer le serveur TFTP
    4.6.4. Mettre les images TFTP en place

4.7. Installation automatisée

    4.7.1. Installation automatique avec l'installateur Debian

4.1. Cédéroms Debian GNU/Linux officiels

La méthode la plus facile pour installer Debian GNU/Linux est sûrement celle
utilisant les cédéroms officiels (voyez la page des revendeurs de cédéroms pour
les acheter. Vous pouvez aussi télécharger les images ISO à partir d'un miroir
de Debian et fabriquer vos propres cédéroms, si vous avez une connexion rapide
et un graveur (cf. la page des cédéroms Debian pour des instructions
détaillées). Si vous possédez un jeu de cédéroms et si votre machine peut
s'amorcer à partir d'un cédérom, vous pouvez aller directement au Chapitre 5,
Démarrer le système d'installation ; un effort particulier a été fait pour
s'assurer que les fichiers les plus communément demandés soient présents sur
les cédéroms. L'ensemble des paquets binaires nécessite plusieurs cédéroms,
mais vous aurez rarement besoin de paquets qui se trouvent au delà du troisième
cédérom. Il est aussi possible d'utiliser la version DVD, ce qui sauve de la
place sur vos étagères et vous évite le fastidieux enregistrement de tous les
cédéroms.

Si vous avez des cédéroms alors que votre machine ne sait pas amorcer à partir
d'un cédérom, vous pouvez utiliser une autre stratégie, p. ex. disquette,
disque dur, clé usb, démarrage sur le réseau, ou bien encore, chargement manuel
du noyau et premier démarrage de l'installateur. Les fichiers requis pour ces
différents amorçages sont aussi sur le cédérom ; l'archive réseau de Debian et
l'organisation des répertoires du cédérom sont identiques. Ainsi, lorsqu'un
chemin d'archive est demandé pour un fichier particulier requis pour amorcer,
cherchez ce fichier dans le même répertoire ou sous-répertoire de votre
cédérom.

Une fois l'installateur amorcé, il est capable d'obtenir tous les autres
fichiers nécessaires à partir du cédérom.

Si vous n'avez pas de jeu de cédéroms, il vous sera nécessaire de télécharger
les fichiers du système d'installation et de les placer sur une disquette, un
disque dur, une clé usb ou un ordinateur connecté que vous pourrez utiliser
pour amorcer l'installateur.

4.2. Télécharger les fichiers depuis les miroirs Debian

Pour trouver le miroir le plus proche (et sans doute le plus rapide), voyez la
liste des miroirs Debian.

Lorsque vous téléchargez les fichiers depuis un miroir Debian, assurez-vous de
bien être en mode binaire et non en mode texte ou en mode automatique.

4.2.1. Où trouver les fichiers d'installation ?

Sur tous les miroirs Debian, les images pour l'installation sont situées dans
le répertoire debian/dists/sarge/main/installer-powerpc/current/images/ -- le
fichier MANIFEST liste toutes les images.

4.3. Comment créer des disquettes depuis des images disque ?

Les disquettes d'amorçage sont la plupart du temps utilisées en dernier recours
pour lancer l'installateur sur des machines qui ne peuvent être amorcées à
partir d'un cédérom ou par d'autres moyens.

On note que l'amorçage par disquette sur Mac échoue sur les lecteurs de
disquettes USB.

Les images disque sont des fichiers contenant l'ensemble du contenu d'une
disquette en mode raw (ou copie brute des secteurs physiques). Les images
disque, comme rescue.bin, ne peuvent pas être simplement copiées sur une
disquette. Un programme spécial est utilisé pour copier les fichiers d'images
sur des disquettes en mode raw. C'est obligatoire car ces images sont une
représentation brute du disque ; il faut donc recopier les données par copie
des secteurs du fichier vers la disquette.

Il y a différentes méthodes pour créer des disquettes à partir d'images
disque ; elles dépendent de votre plateforme. Cette partie décrit comment le
faire sur les différentes plateformes.

Quelle que soit la manière dont vous les obtiendrez, n'oubliez pas de
verrouiller les disquettes créées de façon à vous assurer qu'elles ne seront
pas endommagées par mégarde.

4.3.1. Écrire des images disque depuis Linux ou un système Unix

Pour écrire une image disque vers une disquette, vous aurez certainement besoin
d'un accès avec les droits du superutilisateur. Placez une disquette vierge non
défectueuse dans le lecteur. Ensuite, exécutez la commande suivante :


$ dd if=fichier of=/dev/fd0 bs=1024 conv=sync ; sync

où fichier est un des fichiers image disque (voyez la Section 4.2,
« Télécharger les fichiers depuis les miroirs Debian » pour savoir quel
fichier. /dev/fd0 est généralement le nom utilisé pour le lecteur de disquette.
Cela peut être différent sur une station de travail (sur Solaris, c'est /dev/fd
/0). Il se peut que vous récupériez la main avant que votre système Unix n'ait
fini d'écrire la disquette ; aussi, assurez-vous que le signal lumineux, activé
lors du fonctionnement du lecteur, soit bien éteint, et que la disquette ne
tourne plus avant de la sortir. Sur certains systèmes, vous devez utiliser une
commande pour éjecter la disquette du lecteur. .

Certains systèmes tentent de monter automatiquement la disquette lorsque vous
la placez dans le lecteur. Vous devrez désactiver cette option sinon la station
de travail ne vous permettra pas d'écrire des données brutes (« raw mode ») sur
la disquette. Malheureusement, la façon de le faire varie considérablement
suivant le système d'exploitation.

Si vous écrivez une disquette pour un powerpc, vous devrez pouvoir l'éjecter.
Le programme eject s'en chargera très bien ; vous devrez l'installer.

4.3.2. Écrire des images disque depuis DOS, Windows ou OS/2

Si vous avez accès à une machine i386, vous pouvez utiliser l'un des programmes
suivants pour copier les images sur les disquettes.

Sous MS-DOS, on peut utiliser les programmes rawrite1 et rawrite2. Assurez-vous
d'abord d'amorcer votre système sous DOS. Tenter d'utiliser ces programmes dans
une fenêtre DOS sous Windows, ou cliquer deux fois sur eux depuis l'explorateur
de Windows ne fonctionnera pas.

Le programme rwwrtwin fonctionne sur Windows 95, NT, 98, 2000, ME, XP et
probablement sur les prochaines versions. Il faut dépaqueter diskio.dll dans le
même répertoire pour pouvoir l'utiliser.

Ces programmes sont sur les cédéroms officiels Debian dans le répertoire /
tools.

4.3.3. Écrire des images disque depuis MacOS

Un script Apple (« AppleScript »), Make Debian Floppy, est disponible pour
écrire les disquettes à partir des fichiers images disque disponibles. Vous
pouvez le télécharger à partir de ftp://ftp2.sourceforge.net/pub/sourceforge/d/
de/debian-imac/MakeDebianFLoppy.sit. Pour l'utiliser, décompressez-le sur votre
bureau et glissez une image dessus. AppleScript doit être installé et configuré
dans votre gestionnaire d'extensions. « Disk Copy » vous demandera une
confirmation si vous désirez écraser le contenu de la disquette et écrire le
fichier image dessus.

Vous pouvez aussi utiliser l'utilitaire MacOS Disk Copy directement ou bien le
graticiel suntar. Le fichier root.bin est un exemple d'image de disquette.
Utilisez une des méthodes suivantes pour créer une disquette à partir des
images de disquettes avec l'un de ces utilitaires.

4.3.3.1. Écrire des images disque avec Disk Copy

Si vous créez l'image de la disquette à partir des fichiers placés sur le
cédérom officiel de Debian GNU/Linux alors le « Type » et le « Creator » sont
déjà corrects. Ces étapes Creator-Changer ne sont nécessaires que si vous
téléchargez les images depuis un miroir Debian.

 1. Téléchargez Creator-Changer et utilisez-le pour ouvrir le fichier root.bin.

 2. Changez le « Creator » en ddsk (Disk copy) et le « Type » en DDim (image de
    disquette binaire). Pour ces champs, la casse des lettres importe.

 3. Important : dans le Finder, utilisez Get Info pour afficher les
    informations du Finder au sujet des images de disquettes et utilisez « X »
    dans la boîte de dialogue File Locked sinon MacOS ne pourra pas retirer les
    secteurs d'amorçage si l'image est montée par accident.

 4. Téléchargez Disk Copy ; si vous avez un système MacOS ou un cédérom, il
    devrait déjà être présent, sinon essayez http://download.info.apple.com/
    Apple_Support_Area/Apple_Software_Updates/English-North_American/Macintosh/
    Utilities/Disk_Copy/Disk_Copy_6.3.3.smi.bin.

 5. Lancez Disk Copy puis sélectionnez Utilities->Fabriquer une disquette dans
    le menu. Sélectionnez ensuite le fichier image locked à partir de la
    fenêtre résultante. Il vous sera demandé ensuite d'insérer une disquette
    puis si vous voulez l'effacer. Lorsque l'opération est terminée, la
    disquette sera éjectée.

4.3.3.2. Écrire des images disque avec suntar

 1. Téléchargez suntar à partir de http://hyperarchive.lcs.mit.edu/HyperArchive
    /Archive/cmp/suntar-223.hqx. Lancez ensuite le programme suntar et
    sélectionnez « Réécrire sur les secteurs... » à partir du menu Special.

 2. Insérez ensuite la disquette comme demandé puis tapez sur la touche Enter
    (cela commence au secteur 0).

 3. Sélectionnez le fichier root.bin dans la boîte de dialogue de sélection des
    fichiers.

 4. Après que les disquettes ont été créées correctement, cliquez sur File->
    Eject dans le menu. S'il y a des erreurs lors de la copie de la disquette,
    jetez-la et essayez avec une autre.

Avant d'utiliser la disquette que vous venez de créer, assurez-vous de bien la
protéger contre l'écriture ! Sinon, si vous la montez accidentellement sous
MacOS, ce dernier l'abîmera irrémédiablement.

4.4. Préparation des fichiers pour un amorçage avec une clé USB

Pour préparer une clé USB, vous avez besoin d'un système GNU/Linux fonctionnel
et qui accepte les périphériques USB. Vérifiez que le module du noyau
usb-storage est chargé (modprobe usb-storage) et trouvez à quel périphérique
SCSI la clé USB est affectée (dans cet exemple, c'est /dev/sda). Pour pouvoir
écrire sur la clé, il vous faudra enlever la protection contre l'écriture.

Notez que la taille de la clé doit être au moins égale à 128 Mo. Pour des
tailles inférieures, voyez Section 4.4.2, « Copie des fichiers -- la méthode
souple ».

4.4.1. Copie des fichiers -- la méthode simple

Le fichier hd-media/boot.img.gz contient tous les fichiers de l'installateur,
le noyau et le programme yaboot avec son fichier de configuration. Créez une
partition « Apple_Bootstrap » sur la clé avec la commande C de mac-fdisk et
mettez l'image avec :

# zcat boot.img.gz > /dev/sda2

Avertissement

Bien sûr toutes les données présentes sur la clé seront détruites. Utilisez le
bon périphérique pour votre clé !

Montez ensuite la clé (mount /dev/sda2 /mnt), qui aura maintenant un système de
fichiers HFS, et copiez une image ISO de type netinst ou businesscard. Le nom
de ce fichier doit se terminer par .iso. Démontez la clé (umount /mnt) et
voilà, c'est fait !

4.4.2. Copie des fichiers -- la méthode souple

Si vous aimez la souplesse ou si vous voulez simplement savoir ce qui se passe,
vous pouvez utiliser la méthode suivante pour mettre les fichiers sur la clé.

4.4.2.1. Partitionner un périphérique USB sur PowerPC

La plupart des périphériques USB ne sont pas prêts à être amorcés par le
microprogramme Open Firmware, et vous devez les repartitionner. Sur les
systèmes Mac, faites mac-fdisk /dev/sda, initialisez une nouvelle table des
partitions avec la commande i et créez une nouvelle partition Apple_Bootstrap
avec la commande C. Remarquez que la première partition sera toujours la table
des partitions elle-même. Saisissez :

$ hformat /dev/sda2

Faites attention à utiliser le périphérique correct pour la clé. Le programme
hformat se trouve dans le paquet Debian hfsutils.

Pour pouvoir lancer le noyau après l'amorçage sur la clé, nous y mettons un
programme d'amorçage. Le programme yaboot peut être installer sur un système de
fichiers HFS et configuré en modifiant un simple fichier texte. On peut
modifier la configuration du programme d'amorçage avec tous les systèmes
d'exploitation qui acceptent le système de fichiers HFS.

L'utilitaire ybin de yaboot ne comprend pas pour l'instant les périphériques
USB, et vous devrez installer yaboot manuellement avec les outils hfsutils.
Saisissez :

$ hmount /dev/sda2
$ hcopy -r /usr/lib/yaboot/yaboot :
$ hattrib -c UNIX -t tbxi :yaboot
$ hattrib -b :
$ humount

Encore une fois, faites bien attention à utiliser le nom correct pour la clé.
La partition ne doit pas être montée pendant la procédure. Cette procédure met
le programme d'amorçage sur la partition et utilise les outils HFS pour
préparer ce programme à être lancé par le microprogramme Open Firmware.
Ensuite, la clé USB peut être préparée avec les outils standards d'Unix.

Montez la partition (mount /dev/sda2 /mnt) et copiez les fichiers suivants sur
la clé :

  * vmlinux (noyau binaire)

  * initrd.gz (image du disque virtuel initial)

  * yaboot.conf (fichier de configuration de yaboot)

  * boot.msg (message optionnel)

  * Modules optionnels du noyau

Le fichier de configuration yaboot.conf doit contenir les lignes suivantes :

default=install
root=/dev/ram

message=/boot.msg

image=/vmlinux
        label=install
        initrd=/initrd.gz
        initrd-size=10000
        append="devfs=mount,dall --"
        read-only

Remarquez que la valeur du paramètre ramdisk_size doit être augmentée avec la
taille de l'image qui est amorcée.

4.4.2.2. Ajouter une image ISO

Vous pouvez maintenant mettre une image ISO (businesscard, netinst ou même
l'image complète) sur la clé. Le nom de cette image doit se terminer par .iso.

Si vous voulez faire une installation sur le réseau, sans utiliser d'image ISO,
vous sauterez bien sûr l'étape précédente. De plus vous devrez utiliser le
disque virtuel initial qui se trouve dans le répertoire netboot au lieu de
celui dans le répertoire hd-media, car le fichier hd-media/initrd.gz ne sait
pas utiliser le réseau.

Quand tout est fait, démontez la clé USB (umount /mnt) et activez la protection
contre l'écriture.

4.5. Préparer les fichiers pour amorcer depuis un disque dur

L'installateur peut être amorcé avec les fichiers d'amorçage placés sur une
partition existante du disque dur ; il peut être aussi lancé depuis un autre
système d'exploitation ou en invoquant un programme d'amorçage depuis le BIOS.

Cette technique permet une installation complète via le réseau. Cela évite
toutes les manipulations pénibles des supports amovibles, comme de trouver puis
de graver des images de cédérom ou de manipuler un nombre faramineux de
disquettes peu fiables.

L'installateur ne peut être amorcé avec des fichiers placés dans un système de
fichiers HFS+. Ce système de fichiers peut être utilisé par le système MacOS
8.1 et suivants ; les PowerMac NewWolrd utilisent tous HFS+. Pour savoir quel
type de système de fichiers est présent sur votre système, sélectionnez Get
Info sur le volume en question. Les systèmes de fichiers HFS apparaissent alors
comme Mac OS Standard tandis que ceux en HFS+ renvoient Mac OS Extended. Vous
devez avoir une partition HFS pour échanger des fichiers entre MacOS et Linux,
en particulier les fichiers d'installation que vous avez téléchargés.

On utilise différents programmes pour l'installation sur disque dur suivant que
le système est un modèle « NewWorld » ou un modèle « OldWorld ».

4.5.1. Amorçage de l'installateur sur disque dur pour les Mac OldWorld

La disquette boot-floppy-hfs utilise le programme miBoot pour lancer
l'installation de Linux mais on ne peut pas l'utiliser facilement pour amorcer
depuis le disque dur. Le programme BootX lancé depuis MacOS accepte l'amorçage
depuis des fichiers situés sur un disque dur. On peut aussi utiliser BootX pour
charger au choix MacOS et Linux après que votre installation de Debian a été
terminée. Pour le Performa 6360, il semble que quik ne parvienne pas à rendre
le disque dur amorçable. Vous devrez donc utiliser BootX pour ce modèle.

Téléchargez et décompactez la distribution BootX que vous pouvez obtenir à
partir de http://penguinppc.org/projects/bootx/, ou bien dans le répertoire
dists/woody/main/disks-powerpc/current/powermac sur un des miroirs http/ftp ou
sur les cédéroms officiels de Debian. Utilisez Stuffit Expander pour l'extraire
de son archive. À l'intérieur de ce paquet, vous trouverez un dossier vide
appelé Linux Kernels. Téléchargez linux.bin et ramdisk.image.gz depuis le
dossier disks-powerpc/current/powermac et placez-les dans le dossier Linux
Kernels. Placez ensuite le dossier Linux Kernels dans le dossier système actif.

4.5.2. Amorçage de l'installateur sur disque dur pour les Mac NewWorld.

Les PowerMac NewWolrd acceptent l'amorçage depuis le réseau ou bien depuis un
cédérom ISO9660 aussi bien que depuis le chargement de binaires au format ELF
depuis le disque dur. Ces machines amorceront Linux directement depuis yaboot
qui accepte le chargement du noyau et du ramsdik directement depuis une
partition ext2 aussi bien qu'un amorçage multiple avec MacOS. La possibilité de
démarrer l'installateur depuis un disque dur est particulièrement approprié
pour les nouvelles machines dépourvues de lecteur de disquettes. BootX n'est
pas reconnu et ne doit pas être utilisé avec les PowerMac NewWorld.

Copiez (et non pas déplacez) les quatre fichiers que vous avez téléchargés
depuis les archives Debian à la racine de votre disque dur (vous pouvez faire
glisser chaque fichier sur l'icône du disque dur) :

  * vmlinux

  * initrd.gz

  * yaboot

  * yaboot.conf

Notez quelque part le numéro de la partition MacOS sur laquelle vous avez placé
ces fichiers. Si vous possédez le programme MacOS pdisk, vous pouvez utiliser
la commande L pour vérifier le numéro de partition. Vous aurez besoin de ce
numéro pour l'invite de Open Firmware lorsque vous amorcerez l'installateur.

Pour amorcer l'installateur, continuez avec Section 5.1.2.3, « Amorcer les Mac
NewWorld depuis OpenFirmware ».

4.6. Préparer les fichiers pour amorcer depuis le réseau avec TFTP

Si votre machine est connectée à un réseau local, vous pouvez l'amorcer
directement à partir d'une autre machine de ce réseau en utilisant TFTP. Pour
cela, les fichiers d'amorçage doivent être placés à un endroit spécifique de
cette machine et elle doit savoir amorcer votre propre machine.

Vous devez configurer un serveur TFTP et, pour beaucoup de machines, un serveur
BOOTP ou un serveur DHCP.

BOOTP est un protocole IP qui indique à un ordinateur quelle est son adresse IP
et lui dit où obtenir sur le réseau une image d'amorçage. Le protocole DHCP
(« Dynamic Host Configuration Protocole », Protocole de configuration dynamique
des hôtes) est une extension bien plus flexible de BOOTP (et respectant la
compatibilité ascendante). Certains systèmes ne peuvent être configurés que par
DHCP.

Pour les PowerPC, si vous avez une machine Power Macintosh NewWorld, il vaut
mieux utiliser DHCP plutôt que BOOTP. Certaines de ces machines ne peuvent pas
s'amorcer avec BOOTP.

Le protocole trivial de transfert des fichiers (« Trivial Transfert File
Protocol » ou TFTP) est utilisé pour transférer l'image d'amorçage au client.
Théoriquement, tout serveur sur les plateformes qui implémentent ces protocoles
peut être utilisé. Dans les exemples qui vont suivre, on donnera les commandes
pour SunOS 4.x, SunOS 5.x (mieux connu sous le nom de Solaris) et GNU/Linux.

4.6.1. Configurer un serveur BOOTP

Il existe deux serveurs BOOTP pour GNU/Linux, bootpd CMU et dhcpd ISC ; le
second est en fait un serveur DHCP que l'on peut trouver dans les paquets bootp
et dhcp dans Debian GNU/Linux.

Pour utiliser bootpd CMU, vous devez commencer par décommenter (ou ajouter) la
ligne adéquate dans /etc/inetd.conf. Dans Debian GNU/Linux, vous pouvez tout
simplement lancer update-inetd --enable bootps suivi de /etc/init.d/inetd
reload pour le faire. Sinon, la ligne en question devrait ressembler à :

bootps  dgram  udp  wait  root  /usr/sbin/bootpd  bootpd -i -t 120

Maintenant, vous devez créer le fichier /etc/bootptab. C'est le même genre de
format familier et cryptique que ceux des bons vieux fichiers BSD printcap,
termcap, et disktab. Voyez la page de manuel de bootptab pour d'autres
informations. Pour bootpd CMU, il sera nécessaire d'obtenir l'adresse
matérielle (MAC) du client. Voici un exemple du fichier /etc/bootptab :

client:\
  hd=/tftpboot:\
  bf=tftpboot.img:\
  ip=192.168.1.90:\
  sm=255.255.255.0:\
  sa=192.168.1.1:\
  ha=0123456789AB:

Vous devrez changer au moins l'option « ha » qui spécifie l'adresse matérielle
du client. L'option « bf » spécifie le fichier que le client devra récupérer
par TFTP ; cf. Section 4.6.4, « Mettre les images TFTP en place » pour plus de
précisions.

En comparaison, configurer BOOTP avec dhcpd ISC est très facile parce qu'il
traite les clients BOOTP comme des clients DHCP légèrement spéciaux. Certaines
architectures requièrent une configuration complexe pour amorcer les clients
par BOOTP. Si la vôtre en fait partie, lisez la Section 4.6.2, « Configurer un
serveur DHCP ». Sinon, vous pouvez simplement ajouter la directive allow bootp
au bloc de configuration pour le sous-réseau contenant le client, puis
redémarrer dhcpd avec /etc/init.d/dhcpd restart.

4.6.2. Configurer un serveur DHCP

Il existe un seul serveur DHCP libre, dhcpd ISC. Dans Debian GNU/Linux, il est
disponible dans le paquet dhcp. Voici un exemple de fichier de configuration
(habituellement /etc/dhcpd.conf) :

option domain-name "example.com";
option domain-name-servers ns1.example.com;
option subnet-mask 255.255.255.0;
default-lease-time 600;
max-lease-time 7200;
server-name "servername";

subnet 192.168.1.0 netmask 255.255.255.0 {
  range 192.168.1.200 192.168.1.253;
  option routers 192.168.1.1;
}

host clientname {
  filename "/tftpboot/tftpboot.img";
  server-name "servername";
  next-server servername;
  hardware ethernet 01:23:45:67:89:AB;
  fixed-address 192.168.1.90;
}

Note : dans le nouveau paquet dhcp3, ce fichier s'appelle /etc/dhcp3/
dhcpd.conf.

Dans cet exemple, il y a un serveur servername qui joue le rôle de serveur
DHCP, serveur TFTP et passerelle réseau. Vous devrez certainement changer les
options de domain-name ainsi que le nom du serveur et les adresses matérielles
du client. L'option filename devrait être le nom du fichier extrait par TFTP.

Après avoir modifié le fichier de configuration de dhcpd, relancez dhcpd par /
etc/init.d/dhcpd restart.

4.6.3. Activer le serveur TFTP

Pour faire fonctionner le serveur TFTP, vous devez vous assurer au préalable
que tftpd est activé. Ce dernier est généralement activé grâce à la ligne
suivante dans /etc/inetd.conf :

tftp dgram udp wait root /usr/sbin/tcpd in.tftpd /tftpboot

Les paquets Debian, quand ils sont installés, placent correctement cette ligne.

Lisez ce fichier et mémorisez le répertoire passé en argument à in.tftpd ; vous
en aurez besoin ultérieurement. L'option -l autorise certaines versions de
in.tftpd à enregistrer toutes les requêtes dans le journal du système ; c'est
extrêmement pratique en cas d'erreur d'amorçage. Si vous avez dû modifier /etc/
inetd.conf, vous devrez le signaler au processus inetd. Sur une machine Debian,
lancez /etc/init.d/inetd reload ; sur les autres machines, retrouvez le numéro
de processus de inetd et tuez-le avec la commande kill -HUP inetd-pid.

4.6.4. Mettre les images TFTP en place

Ensuite, placez les images TFTP dont vous avez besoin (décrites dans la
Section 4.2.1, « Où trouver les fichiers d'installation ? ») dans le répertoire
des images d'amorce de tftpd. Généralement, ce répertoire s'appelle /tftpboot.
Vous aurez à faire un lien depuis ce fichier vers le fichier que tftpd
utilisera pour amorcer le client. Malheureusement, le nom du fichier est
déterminé par le client TFTP et il n'y a pas vraiment de standard.

Sur les machines Power Macintosh NewWorld, vous devrez configurer le programme
d'amorçage yaboot comme une image d'amorçage TFTP. Yaboot chargera les images
du noyau et du disque virtuel à travers TFTP. Pour amorcer sur le réseau,
utilisez yaboot-netboot.conf. Renommez-le simplement en yaboot.conf dans le
répertoire TFTP.

4.7. Installation automatisée

Pour installer Debian sur de nombreux ordinateurs, il est possible
d'automatiser complètement l'installation en utilisant les paquets Debian
suivants : fai (qui utilise un serveur d'installation), replicator,
systemimager, autoinstall et l'installateur Debian lui-même.

4.7.1. Installation automatique avec l'installateur Debian

L'installateur Debian peut automatiser des installations grâce à des fichiers
de préconfiguration. Un fichier de préconfiguration peut se trouver sur le
réseau ou sur un support amovible. Il sert à répondre aux questions qui seront
posées pendant l'installation.

La plupart des dialogues de l'installateur Debian peuvent être préconfigurés de
cette manière. Il y a cependant des exceptions notables. On peut partitionner
tout un disque ou partitionner seulement une partie de l'espace disponible ; on
ne peut pas utiliser des partitions existantes . On ne peut pas installer RAID
et LVM en utilisant cette méthode. Il n'est pas possible non plus de
préconfigurer les paramètres des modules du noyau, à l'exception des modules
réseau.

Le format de ce fichier est celui de la commande debconf-set-selections. Un
exemple fonctionnel et bien documenté, que vous pouvez modifier, se trouve dans
Section C.1, « Exemple de fichier de préconfiguration ».

Une façon simple de créer le fichier complet est de faire une installation,
puis d'utiliser la commande debconf-get-selections qui se trouve dans le paquet
debconf-utils pour copier les données de debconf et cdebconf dans /var/log/
debian-installer/cdebconf et les mettre dans un seul fichier :

$ debconf-get-selections --installer > fichier
$ debconf-get-selections >> fichier

Cependant, un fichier créé de cette manière possédera des éléments qu'on ne
doit pas préconfigurer ; le fichier dans Section C.1, « Exemple de fichier de
préconfiguration » est un meilleur point de départ pour la plupart des
utilisateurs.

Une fois que vous avez créé ce fichier de préconfiguration, vous pouvez le
modifier, le placer sur un serveur web ou le copier sur le support de
l'installateur. Mais, quelque soit sa place, vous devez dire à l'installateur
de l'utiliser au moment de l'amorçage.

Pour que l'installateur utilise un fichier de préconfiguration sur le réseau,
il faut ajouter preseed/url=http://url/to/preseed.cfg aux paramètres d'amorçage
du noyau. Bien sûr, la préconfiguration ne fonctionnera pas avant que
l'installateur n'ait installé le réseau et récupéré le fichier ; le mieux est
que l'installateur utilise DHCP et installe le réseau sans poser de questions.
On peut aussi régler la priorité à « critique » pour éviter toute question
pendant l'installation du réseau. Voyez Section 5.2.1, « Paramètres pour
l'installateur Debian ».

Pour mettre un fichier de préconfiguration sur un cédérom, il faut recréer
l'image ISO et y ajouter le fichier. Voyez la page de manuel de mkisofs. Vous
pouvez aussi mettre le fichier de préconfiguration sur une disquette et
utiliser preseed/file=/floppy/preseed.cfg

Chapitre 5. Démarrer le système d'installation

Table des matières

5.1. Démarrer l'installateur sur PowerPC

    5.1.1. Amorcer depuis un cédérom
    5.1.2. Amorcer à partir d'un disque dur
    5.1.3. Amorcer sur une clé USB
    5.1.4. Amorcer avec TFTP
    5.1.5. Amorcer depuis des disquettes
    5.1.6. Paramètres d'amorçage PowerPC

5.2. Paramètres d'amorçage

    5.2.1. Paramètres pour l'installateur Debian

5.3. Dysfonctionnements pendant la procédure d'installation

    5.3.1. Fiabilité des disquettes
    5.3.2. Configuration d'amorçage
    5.3.3. Comprendre les messages du noyau au démarrage
    5.3.4. Rapporteur de bogues
    5.3.5. Faire un rapport de bogue

5.1. Démarrer l'installateur sur PowerPC

5.1.1. Amorcer depuis un cédérom

La manière la plus facile est d'utiliser les cédéroms Debian. Si vous avez un
jeu de cédéroms, et si votre machine peut s'amorcer depuis un cédérom, ce sera
parfait ! Il suffit de placer votre cédérom et de réamorcer. Vous pouvez
continuer avec le chapitre suivant.

Notez que certains lecteurs de cédéroms peuvent demander des pilotes
particuliers, et sont donc inaccessibles au tout début de l'installation. Si
cette façon d'installer, en amorçant depuis un cédérom échoue, veuillez relire
ce chapitre et la partie sur les autres noyaux et sur les autres méthodes
d'installation possibles.

Même si vous ne pouvez amorcer depuis un cédérom, vous pourrez probablement
installer les composants du système Debian ou des paquets à partir du cédérom.
Amorcez simplement à partir d'un autre support, comme les disquettes.
Lorsqu'arrivera le moment d'installer le système d'exploitation, le système de
base et les paquets, faites pointer le système d'installation sur le lecteur de
cédérom.

Si vous avez des problèmes lors de l'amorçage, voyez la Section 5.3,
« Dysfonctionnements pendant la procédure d'installation ».

Aujourd'hui, les seules sous-architectures PowerPC qui peuvent s'amorcer depuis
un cédérom sont les PReP et les PowerMac NewWorld. Sur les PowerMac, appuyez
sur la touche c, ou bien la combinaison des touches Command, Option, Shift, and
Delete lors du démarrage pour amorcer sur le cédérom.

Les OldWorld Powermac ne s'amorceront pas depuis un cédérom Debian, car les
ordinateurs OldWorld ont besoin d'un pilote de cédérom Mac OS ROM sur le
cédérom, et une version libre de ce pilote n'est pas disponible. Tous les
systèmes OldWorld possèdent un lecteur de disquettes, vous devrez par
conséquent l'utiliser pour lancer le programme d'installation, et ensuite
indiquer à ce programme d'utiliser le cédérom.

Si votre système ne s'amorce pas à partir d'un cédérom, vous pouvez quand même
l'utiliser pour installer votre système. Sur les machines NewWorld, vous pouvez
aussi utiliser une commande du microprogramme pour amorcer le cédérom
manuellement. Suivez les instructions de Section 5.1.2.3, « Amorcer les Mac
NewWorld depuis OpenFirmware » pour amorcer depuis le disque dur à l'exception
de l'utilisation du chemin vers yaboot sur le cédérom à l'invite de OF, comme :


0 > boot cd:,\install\yaboot


5.1.2. Amorcer à partir d'un disque dur

Dans certains cas, vous pourriez avoir envie de démarrer le système à partir
d'un autre système d'exploitation existant. Sur certains systèmes, c'est même
la seule méthode d'installation.

Pour amorcer l'installateur depuis un disque dur, vous devrez avoir déjà
téléchargé complètement et déposé les fichiers nécessaires dans : Section 4.5,
« Préparer les fichiers pour amorcer depuis un disque dur ».

5.1.2.1. Amorcer CHRP à partir d'OpenFirmware

Pas encore écrit

5.1.2.2. Amorcer les PowerMAC OldWorld à partir de MacOS

Si vous configurez BootX dans Section 4.5.1, « Amorçage de l'installateur sur
disque dur pour les Mac OldWorld », vous pouvez l'utiliser pour amorcer le
système d'installation. Cliquez deux fois sur l'icône de l'application BootX.
Cliquez sur le bouton de l'option Options et sélectionnez Utiliser le disque
virtuel spécifié. Cela vous laissera la possibilité de sélectionner le fichier
ramdisk.image.gz. Il se peut que, suivant votre matériel, vous ayez à
sélectionner l'option No Video Driver. Ensuite, cliquez sur le bouton Linux
pour éteindre MacOS et lancer l'installateur.

5.1.2.3. Amorcer les Mac NewWorld depuis OpenFirmware

Vous devez déjà avoir placé les fichiers vmlinux, initrd.gz, yaboot et
yaboot.conf à la racine de votre partition HFS dans Section 4.5.2, « Amorçage
de l'installateur sur disque dur pour les Mac NewWorld. ». Redémarrez votre
ordinateur et immédiatement après le carillon, appuyez simultanément sur les
touches Option, Command (touche trèfle/Apple), o et f. Vous aurez l'invite du
microprogramme OpenFirmware au bout de quelques secondes :


0 > boot hd:x,yaboot


en remplaçant x par la numéro de la partition HFS où se trouvent le noyau et
les fichiers de yaboot, le tout suivi par Enter. Sur certaines machines, vous
devrez utiliser ide0: à la place de hd:. Après quelques secondes, vous devriez
voir apparaître l'invite de yaboot.


boot:


À l'invite boot:, saisissez soit install soit install video=ofonly suivi de
Enter.. Le paramètre video=ofonly offre une compatibilité maximale ; vous
pouvez l'essayer si l'argument install échoue. L'installateur Debian devrait
démarrer.

5.1.3. Amorcer sur une clé USB

Les systèmes NewWorld PowerMac peuvent s'amorcer sur un périphérique USB.

Préparez tout suivant Section 4.4, « Préparation des fichiers pour un amorçage
avec une clé USB ». Pour amorcer un système Macintosh sur une clé USB, vous
devez utiliser l'invite du microprogramme Open Firmware car celui-ci ne
recherche pas automatiquement les périphériques USB. Pour obtenir l'invite,
appuyez simultanément sur les touches Command-Option-o-f lors de l'amorçage,
voyez Section 3.6.1, « Exécuter OpenFirmware ».

Vous devez chercher où se trouve le périphérique USB dans l'arborescence car
pour l'instant ofpath ne peut pas le trouver automatiquement. Saisissez, à
l'invite du microprogramme, dev / ls et devalias pour obtenir une liste des
périphériques connus et de leurs alias. Sur le système de l'auteur, de telles
adresses existent, usb0/disk, usb0/hub/disk, /pci@f2000000/usb@1b,1/disk@1, et
/pci@f2000000/usb@1b,1/hub@1/disk@1.

Quand vous connaissez l'adresse du périphérique, amorcez l'installateur comme
suit :

boot usb0/disk:2,\\:tbxi

Le 2 signifie la partition Apple_HFS ou Apple_Bootstrap sur laquelle vous avez
copié l'image d'amorçage, et le ,\\:tbxi demande au microprogramme d'amorcer
sur un fichier HFS de type "tbxi" (yaboot) qui se trouve dans le répertoire
préalablement préparé avec hattrib -b.

Le système devrait s'amorcer et vous devriez voir une invite boot:. Vous pouvez
saisir des paramètres d'amorçage, ou appuyer simplement sur Enter.

Avertissement

Cette méthode est nouvelle. Il se peut qu'elle soit difficile à mettre en ?uvre
sur des systèmes NewWorld. Si vous rencontrez des problèmes, envoyez un rapport
de bogue. Voyez Section 5.3.5, « Faire un rapport de bogue ».

5.1.4. Amorcer avec TFTP

Pour amorcer depuis le réseau, il vous faut une connection au réseau et un
serveur TFTP réseau (DHCP, RARP, or BOOTP).

La méthode d'installation avec amorçage depuis TFTP est décrite dans :
Section 4.6, « Préparer les fichiers pour amorcer depuis le réseau avec TFTP ».

Aujourd'hui, les systèmes PReP et PowerMac NewWorld peuvent s'amorcer depuis le
réseau.

Sur les machines avec Open Firmware, comme les Macs NewWorld Power, entrez
simplement dans le moniteur d'amorçage (voir Section 3.6.1, « Exécuter
OpenFirmware ») et utilisez la commande boot enet:0. Les machines PReP et CHRP
peuvent avoir une façon différente de se connecter au réseau. Sur une machine
PReP, vous pouvez essayer boot server_ipaddr, file,client_ipaddr.

5.1.5. Amorcer depuis des disquettes

PowerPC peut s'amorcer depuis des disquettes, bien que cela soit généralement
réservé aux systèmes OldWorld. Les systèmes NewWorld n'ont pas de de lecteurs
de disquettes et ils ne peuvent pas s'amorcer depuis des lecteurs de disquettes
USB.

Vous devez avoir déjà téléchargé les images de disquettes nécessaires à partir
des images présentes dans Section 4.3, « Comment créer des disquettes depuis
des images disque ? ».

Pour amorcer à partir de la disquette boot-floppy-hfs.img, placez-la dans le
lecteur de disquettes après avoir arrêté le système et avant d'avoir pressé le
bouton de mise en route.

Note

Pour les personnes qui ne seraient pas habituées à manipuler des disquettes
Macintosh : une disquette présente dans la machine avant le démarrage sera
considérée comme prioritaire lors du lancement du système. Une disquette sans
système de démarrage valide sera éjectée, et la machine recherchera alors les
partitions amorçables du disque dur.

Après l'amorçage, la disquette root.bin est requise. Insérez la disquette root
et pressez Enter. Le programme d'installation est automatiquement lancé à la
suite du chargement en mémoire du système root.

5.1.6. Paramètres d'amorçage PowerPC

De nombreux moniteurs Apple utilisent un mode 640x480 67Hz. Si l'affichage est
oblique sur un vieux moniteur Apple, essayez d'utiliser le paramètre d'amorçage
video=atyfb:vmode:6, qui choisira ce mode pour la plus part des cartes vidéo
Mach64 et Rage. Pour les cartes à base de Rage 128, il s'agit de video=
aty128fb:vmode:6.

5.2. Paramètres d'amorçage

Les paramètres d'amorçage sont des paramètres passés au noyau Linux pour
s'assurer que les périphériques seront correctement pris en compte. Dans la
plupart des cas le noyau détecte les périphériques, mais parfois vous devez
l'aider un peu.

Si c'est la première fois que vous démarrez le système, essayez les paramètres
par défaut ; autrement dit, ne donnez pas de paramètre et vérifiez que cela
fonctionne correctement. Ce devrait être le cas. Sinon, vous pouvez redémarrer
et donner les paramètres nécessaires à votre matériel.

Toutes les informations nécessaires sur les paramètres d'amorçage sont
disponibles dans le HOWTO Linux BootPrompt ; la présente section contient
seulement un résumé des paramètres les plus utilisés. Certains « trucs » sont
donnés dans la Section 5.3, « Dysfonctionnements pendant la procédure
d'installation ».

Lorsque le noyau démarre, un message

Memory:availk/totalk available

doit être affiché assez tôt durant le processus. Total doit correspondre à la
quantité de mémoire vive (exprimée en kilo-octets) que contient votre machine.
Si la quantité de mémoire vive détectée ne correspond pas à la quantité de
mémoire de votre machine, vous devrez utiliser le paramètre mem=ram, où ram est
la taille mémoire de votre machine, suivie par « k » pour kilo-octets ou « m »
pour méga-octets. Par exemple, mem=65536k et mem=64m sont équivalents pour
forcer l'utilisation de 64 Mo de mémoire vive.

Si vous démarrez avec la console série, le noyau la détecte automatiquement. Si
une carte vidéo (« framebuffer ») et un clavier sont également connectés à
l'ordinateur que vous voulez démarrer à l'aide de la console série, vous devrez
peut-être passer l'option console=device au noyau, où device est votre
interface série, c'est-à-dire quelque chose comme ttyS0.

5.2.1. Paramètres pour l'installateur Debian

Le système d'installation reconnaît des paramètres d'amorçage ^[2] qui peuvent
être utiles.

debconf/priority

    Ce paramètre sert à déclarer le niveau de la priorité à partir de laquelle
    les messages seront affichés.

    Dans l'installation par défaut, ce paramètre est égal à debconf/priority=
    high. Cela signifie que les messages avec des priorités « high » et
    « critical » seront affichés, mais non les messages avec des priorités
    « medium » et « low ». Si des problèmes apparaissent, l'installateur fixe
    la priorité comme il est nécessaire.

    Si vous ajoutez le paramètre debconf/priority=medium au démarrage, vous
    obtiendrez le menu d'installation et un contrôle plus fin du processus
    d'installation. Si vous ajoutez debconf/priority=low, tous les messages
    seront affichés, c'est l'équivalent de la méthode de démarrage expert. Si
    vous utilisez debconf/priority=critical, seuls les messages critiques
    seront affichés et l'installateur fera ce qu'il faut pour tout faire
    correctement.

DEBIAN_FRONTEND

    Ce paramètre contrôle le type d'interface qu'utilisera l'installateur.
    Voici les valeurs possibles actuellement :

      * DEBIAN_FRONTEND=noninteractive

      * DEBIAN_FRONTEND=text

      * DEBIAN_FRONTEND=newt

      * DEBIAN_FRONTEND=slang

      * DEBIAN_FRONTEND=ncurses

      * DEBIAN_FRONTEND=bogl

      * DEBIAN_FRONTEND=gtk

      * DEBIAN_FRONTEND=corba

    L'interface par défaut est DEBIAN_FRONTEND=newt. DEBIAN_FRONTEND=text est
    peut-être préférable pour les installations avec une console série. Les
    autres interfaces ne sont pas disponibles sur les supports d'installation,
    et ne sont pas utiles pour l'instant.

BOOT_DEBUG

    Si l'on donne la valeur 2 à ce paramètre, le processus d'amorçage de
    l'installateur sera enregistré avec beaucoup de détails dans les journaux
    du démarrage. Si l'on donne la valeur 3, des interpréteurs seront
    disponibles à des endroits stratégiques du processus d'amorçage. Il faut
    quitter (exit) les interpréteurs pour revenir au processus d'amorçage.

    BOOT_DEBUG=0

        valeur par défaut.

    BOOT_DEBUG=1

        Un peu plus bavard qu'habituellement.

    BOOT_DEBUG=2

        Beaucoup d'informations.

    BOOT_DEBUG=3

        À certains moments du processus de démarrage, un shell est exécuté pour
        permettre un débogage approfondi. Quittez le shell pour revenir au
        processus de démarrage.

INSTALL_MEDIA_DEV

    La valeur de ce paramètre donne l'adresse du périphérique sur lequel se
    trouve l'installateur Debian. Par exemple, INSTALL_MEDIA_DEV=/dev/floppy/0

    La disquette de démarrage recherche la disquette racine sur toutes les
    disquettes et sur toutes les clés USB. Grâce à ce paramètre, on peut
    limiter cette recherche à un seul périphérique.

debian-installer/framebuffer

    Certaines architectures utilisent le tampon vidéo du noyau afin d'offrir
    l'installation en plusieurs langues. Si le tampon vidéo provoque des
    problèmes sur votre système, vous pouvez utiliser le paramètre
    debian-installer/framebuffer=false pour le désactiver. Les symptômes de ce
    problème sont des messages d'erreur au sujet de bterm ou bogl, un écran
    noir, ou un blocage quelques minutes après le début de l'installation.

debian-installer/probe/usb

    On peut empêcher la recherche de périphériques USB avec le paramètre
    debian-installer/probe/usb=false.

netcfg/disable_dhcp

    L'installateur Debian recherche automatiquement la configuration du réseau
    avec DHCP. Si la recherche réussit, vous n'aurez plus la possibilité de
    vérifier et de modifier les valeurs obtenues. Vous pouvez obtenir la
    configuration manuelle du réseau que si la recherche avec DHCP a échoué.

    S'il y a un serveur DHCP sur votre réseau local et si vous voulez l'ignorer
    parce qu'il donne, par exemple, des valeurs fausses, vous pouvez utiliser
    le paramètre netcfg/disable_dhcp=true pour le désactiver et indiquer
    vous-même les valeurs.

hw-detect/start_pcmcia

    Fixez ce paramètre à false pour empêcher de démarrer les services PCMCIA.
    Certains portables connaissent des problèmes avec les PCMCIA.

preseed/url

    Indique l'adresse du fichier de préconfiguration à télécharger pour
    automatiser l'installation. Voyez la Section 4.7, « Installation
    automatisée ».

preseed/file

    Indique le chemin d'un fichier de préconfiguration à utiliser pour
    automatiser l'installation. Voyez la Section 4.7, « Installation
    automatisée ».

ramdisk_size

    Si vous utilisez un noyau de la série 2.2.x, vous aurez besoin de déclarer
    ramdisk_size=13000 .

5.3. Dysfonctionnements pendant la procédure d'installation

5.3.1. Fiabilité des disquettes

Le plus gros problème pour les gens qui utilisent des disquettes pour installer
Debian est celui de la fiabilité des disquettes.

La disquette d'amorçage est celle qui pose les problèmes les plus embêtants car
elle est lue directement par le matériel, avant que Linux ne se charge.
Souvent, le matériel ne lit pas aussi sûrement qu'avec un lecteur de disquette
Linux et peut s'arrêter sans message d'erreur quand il lit des données
incorrectes. Il peut aussi y avoir des erreurs dans les disquettes de pilotes
et la plupart d'entre elles se signalent par des messages sur des erreurs
d'entrée/sortie.

Si vous êtes bloqué pendant l'installation avec une disquette, la première
chose à faire est de télécharger à nouveau l'image de la disquette et de la
réécrire sur une nouvelle disquette. Reformater simplement l'ancienne disquette
peut être insuffisant, même si la disquette est reformatée et écrite sans
erreur. Il est parfois utile d'écrire les disquettes sur un autre système.

Un utilisateur a rapporté qu'il avait dû réécrire les images sur la disquette
trois fois avant qu'elle fonctionne ; ensuite, tout s'est bien déroulé avec
cette troisième disquette.

D'autres utilisateurs ont signalé qu'en redémarrant plusieurs fois avec la même
disquette, on arrive parfois à faire amorcer le système. Tout cela est dû à des
défaillances matérielles ou à des défaillances du microprogramme de contrôle
des lecteurs de disquettes.

5.3.2. Configuration d'amorçage

Si vous avez des problèmes et que le noyau se bloque pendant la phase
d'amorçage, qu'il ne reconnaisse pas vos périphériques ou bien que les disques
ne soient pas reconnus correctement, la première chose à faire est de vérifier
les paramètres d'amorçage, ainsi qu'il a été discuté dans la Section 5.2,
« Paramètres d'amorçage ».

Si vous amorcez avec votre propre noyau plutôt que celui fourni par
l'installateur, assurez-vous que CONFIG_DEVFS ne soit pas déclaré dans le
noyau. L'installateur n'est pas compatible avec CONFIG_DEVFS.

Les problèmes sont souvent résolus en retirant périphériques et extensions et
en essayant de réamorcer.

Si votre machine possède beaucoup de mémoire, plus de 512 Mo, et si
l'installateur se bloque lors de l'amorçage du noyau, vous pouvez donner un
paramètre d'amorçage pour limiter le total de la mémoire que le noyau devra
prendre en compte, par exemple mem=512m.

5.3.3. Comprendre les messages du noyau au démarrage

Durant la séquence de démarrage, vous pourriez voir beaucoup de messages du
genre can't find something, ou something not present, can't initialize
something ou même this driver release depends on something . La plupart de ces
messages sont sans conséquence. Vous les voyez parce que le noyau du système
d'installation est conçu pour tourner sur des ordinateurs avec un grand nombre
de périphériques très différents. Évidemment, aucun ordinateur ne possède tous
les périphériques possibles, et le système d'exploitation pourrait se plaindre
alors qu'il recherche un périphérique que vous ne possédez pas. Vous pourriez
également voir le système s'arrêter pendant un moment. Cela arrive quand il
attend la réponse d'un périphérique qui n'est pas présent sur votre système. Si
vous trouvez le temps de démarrage du système exagérément long, vous pouvez
créer un noyau personnalisé (voyez : Section 8.4, « Compiler un nouveau noyau »
).

5.3.4. Rapporteur de bogues

Si vous parvenez à la fin de la phase d'amorçage mais que vous ne parveniez pas
à terminer l'installation, le choix « Rapporteur de bogues » du menu peut vous
aider. Il copie sur une disquette les journaux contenant les erreurs système et
des informations sur la configuration. Toutes ces informations peuvent donner
des indications sur ce qui s'est mal passé et sur la manière de le corriger. Si
vous envoyez un rapport de bogue, vous pouvez attacher cette information au
rapport.

Pendant l'installation, d'autres messages intéressants se trouvent dans le
fichier /target/var/log/debian-installer/, et, quand l'ordinateur a démarré le
nouveau système installé, ces messages se trouvent dans le fichier /var/log/
debian-installer/.

5.3.5. Faire un rapport de bogue

Si vous avez toujours des ennuis, faites un rapport de bogue. Nous vous
demandons aussi d'envoyer des rapports sur les installations réussies, car nous
cherchons des informations sur toutes les configurations matérielles possibles.

Vous pouvez utiliser le modèle suivant. Envoyez-le comme un rapport de bogue
pour le paquet installation-reports, à l'adresse <submit@bugs.debian.org>.

Package: installation-reports

Boot method: <Comment avez-vous amorcé l'installateur ? cédérom, disquette ? réseau ?>
Image version: <date et provenance de l'image>
Date: <Date et heure de l'installation>

Machine: <Description de la machine (p. ex. IBM Thinkpad R32)>
Processor:
Memory:
Partitions: <df -Tl ; mais nous préférons la table des partitions>

Résultat de lspci et lspci -n :

Base System Installation Checklist:
[O] = OK, [E] = Error (please elaborate below), [ ] = didn't try it

Initial boot worked:    [ ]
Configure network HW:   [ ]
Config network:         [ ]
Detect CD:              [ ]
Load installer modules: [ ]
Detect hard drives:     [ ]
Partition hard drives:  [ ]
Create file systems:    [ ]
Mount partitions:       [ ]
Install base system:    [ ]
Install boot loader:    [ ]
Reboot:                 [ ]

Comments/Problems:
<Décrivez l'installation, les pensées, commentaires ou idées de propositions
que vous avez eus pendant cette installation.>

Dans le rapport de bogue, décrivez le problème en incluant les derniers
messages visibles du noyau dans le cas d'un plantage du noyau. Décrivez les
étapes que vous avez effectuées pour arriver là.


--------------

^[2] Il faut savoir que le noyau accepte un maximum de huit options ligne de
commandes et huit variables d'environnement. Et les options ajoutées par
l'installateur sont comprises dans ces chiffres. S'il y a dépassement, les
noyaux 2.4 ignorent les options en trop et les noyaux 2.6 paniquent.

Chapitre 6. Comment utiliser l'installateur Debian ?

Table des matières

6.1. Comment marche l'installateur ?
6.2. Introduction aux composants
6.3. Utilisation des composants

    6.3.1. L'installateur Debian et la configuration du matériel
    6.3.2. Partitionnement et points de montage
    6.3.3. L'installation du système de base
    6.3.4. Rendre le système amorçable
    6.3.5. Comment terminer la première étape ?
    6.3.6. Divers

6.1. Comment marche l'installateur ?

L'installateur Debian comprend plusieurs composants qui ont chacun une tâche
précise à accomplir. Chaque composant pose à l'utilisateur les questions
nécessaires à l'exécution de sa tâche. Chaque question possède une priorité et
cette priorité est déclarée au démarrage de l'installateur.

Pour une installation standard, seules les questions essentielles (priorité
« high ») sont posées. Ainsi l'installation est grandement automatisée, avec
peu d'interventions de l'utilisateur. Les composants sont choisis et exécutés
automatiquement selon le matériel et selon le type d'installation demandée.
L'installateur utilise des valeurs par défaut pour les questions qui ne sont
pas posées à l'utilisateur.

Quand il y a un problème, l'utilisateur voit un message d'erreur et le menu de
l'installateur peut apparaître pour permettre le choix d'une autre action.
Quand il n'y a pas de problème, l'utilisateur ne voit jamais le menu de
l'installateur et il répond simplement aux questions qui lui sont posées par
chaque composant. Les messages concernant des erreurs sérieuses ont une
priorité « critical » pour que l'utilisateur les reçoive toujours.

On peut modifier les valeurs par défaut utilisées par l'installateur en passant
des paramètres d'amorçage au démarrage de l'installateur. Si, par exemple, vous
préférez configurer vous-même le réseau -- DHCP est utilisé quand c'est
possible --, vous pouvez ajouter le paramètre d'amorçage netcfg/disable_dhcp=
true. Les paramètres disponibles sont donnés dans la Section 5.2.1,
« Paramètres pour l'installateur Debian ».

Certains utilisateurs aiment mieux une interface dotée d'un menu ; ils
préfèrent contrôler chaque étape plutôt que de laisser l'installateur agir
automatiquement. Pour utiliser l'installateur dans ce mode manuel, il faut
ajouter le paramètre de démarrage debconf/priority=medium.

Si, quand ils sont installés, vous devez passer des options aux modules du
noyau, vous devrez exécuter l'installateur en mode « expert ». Vous pouvez le
faire en utilisant la commande expert au démarrage de l'installateur, ou en
ajoutant le paramètre d'amorçage debconf/priority=low. Le mode expert permet de
contrôler complètement l'installateur.

L'affichage de l'installateur se fait en mode caractère, il ne possède pas
d'interface graphique. La souris ne fonctionne pas dans cet environnement.
Voici les touches qui servent à naviguer dans les différents menus. La flèche
droite ou la touche Tab servent à avancer dans les sélections ou les boutons
affichés, et la flèche gauche ou la touche Shift-Tab, à reculer. Les flèches
montée et descente sélectionnent des élements dans une liste déroulante, et
déroulent aussi la liste. De plus, pour les longues listes, taper une lettre
déroulera la liste jusqu'à une section qui possèdent des éléments commençant
par cette lettre ; vous pouvez utiliser les touches Pg-Up et Pg-Down pour
parcourir la liste selon les sections. La touche espace sélectionne les
éléments de type checkbox. Activez les choix avec Enter.

Les messages d'erreur sont redirigés vers la troisième console. Vous pouvez y
accéder en pressant Left Alt-F3 (garder la touche Alt enfoncée pendant que vous
appuyez sur la touche de fonction F3). Revenez sur le processus d'installation
avec Left Alt-F1.

Ces messages se retrouvent aussi dans /var/log/messages. Après l'installation,
ce fichier-journal est copié dans /var/log/installer.log sur votre nouveau
système. D'autres messages d'installation se trouvent, pendant l'installation,
dans le fichier /var/log/, et, quand la machine a démarré le nouveau système,
ces messages se trouvent dans /var/log/debian-installer/.

6.2. Introduction aux composants

Voici une liste des composants de l'installateur, avec une brève description
des buts de chacun d'eux. Des précisions sur leur utilisation se trouvent dans
Section 6.3, « Utilisation des composants ».

Le menu principal

    Affiche la liste des composants pendant les opérations de l'installateur et
    lance le composant qui a été choisi. Les questions du menu principal ont la
    priorité medium, et si la priorité que vous avez choisie est « high » ou
    « critical » (« high », par défaut), vous ne verrez pas le menu. Quand une
    erreur se produit, qui demande votre intervention, la priorité de la
    question peut être abaissée temporairement pour vous permettre de résoudre
    le problème, et dans ce cas, le menu apparaît.

    Depuis le composant en cours, vous pouvez revenir au menu principal en
    sélectionnant plusieurs fois le bouton « Back ».

languagechooser

    Affiche une liste des langues. L'installateur affichera les messages dans
    la langue choisie, à moins que certains messages ne soient pas traduits.
    Dans ce cas, les messages sont affichés en anglais.

countrychooser

    Permet à l'utilisateur de choisir le pays où il vit dans une liste.

kbd-chooser

    Affiche une liste des cartes clavier où choisir le bon modèle.

hw-detect

    Détecte automatiquement la plupart des éléments matériels du système, les
    cartes réseau, les disques, les cartes PCMCIA.

cdrom-detect

    Recherche et monte les cédéroms pour l'installation de Debian.

netcfg

    Configure la connexion réseau pour la communication sur internet.

iso-scan

    Recherche les fichiers ISO, qui se trouvent soit sur un cédérom, soit sur
    un disque dur.

choose-mirror

    Affiche une liste des miroirs de l'archive Debian. L'utilisateur peut
    choisir la source des paquets qu'il veut installer.

cdrom-checker

    vérifie l'intégrité des cédéroms. Ainsi l'utilisateur peut s'assurer que le
    cédérom d'installation n'est pas corrompu.

lowmem

    Lowmem essaye de détecter les systèmes qui ont peu de mémoire et s'arrange
    pour supprimer les programmes non indispensables de l'installateur, au prix
    de certaines fonctionnalités.

anna

    Anna's Not Nearly APT. C'est un programme qui installe les paquets qui ont
    été récupérés sur le miroir choisi.

partman

    Ce programme permet de partitionner les disques du système, de créer les
    systèmes de fichiers sur les partitions et de monter ces partitions. Il
    possède d'autres fonctionnalités intéressantes comme son mode automatique
    ou la gestion de LVM. C'est le partitionneur principal de Debian.

autopartkit

    Ce programme partitionne automatiquement un disque entier suivant des
    valeurs préalablement données par l'utilisateur.

partitioner

    Ce programme permet de partitionner les disques du système. Un
    partitionneur approprié à l'architecture de votre système est choisi.

partconf

    Affiche la liste des partitions et crée les systèmes de fichiers sur les
    partitions choisies selon les instructions de l'utilisateur.

lvmcfg

    Aide l'utilisateur dans sa configuration de LVM (Logical Volume Manager).

mdcfg

    Ce programme permet la configuration d'un RAID logiciel (Redundant Array of
    Inexpensive Disks). Ce RAID logiciel est supérieur aux contrôleurs IDE
    qu'on trouve sur les cartes mère récentes.

base-installer

    Ce programme installe l'ensemble des programmes de base qui permettront le
    fonctionnement de l'ordinateur sous Linux après le redémarrage.

os-prober

    Ce programme détecte les systèmes d'exploitation présents sur le système et
    passe cette information au programme bootloader-installer ; celui-ci vous
    donne la possibilité d'ajouter ces systèmes au menu des programmes
    d'amorçage. Ainsi vous pourrez choisir, au moment du démarrage, quel
    système lancer.

bootloader-installer

    Ce programme installe un programme d'amorçage sur le disque choisi ; c'est
    nécessaire pour démarrer Linux sans lecteur de disquette ou sans cédérom.
    Beaucoup de programmes d'amorçage permettent de choisir le système
    d'exploitation que l'on veut lancer au démarrage de la machine.

base-config

    Ce programme fournit les dialogues qui permettent la configuration des
    paquets du système de base selon les préférences de l'utilisateur. Cette
    configuration est faite après le redémarrage de la machine, c'est la
    « première » du nouveau système Debian.

shell

    Ce programme permet d'exécuter un interpréteur de commandes, à partir du
    menu ou dans la deuxième console.

bugreporter

    Ce programme permet d'enregistrer des informations sur une disquette quand
    quelque chose se passe mal ; ainsi on peut par la suite envoyer des
    informations précises aux développeurs Debian

6.3. Utilisation des composants

Dans cette section, nous décrirons en détail chaque composant de
l'installateur. Ces composants sont groupés en étapes reconnaissables par les
utilisateurs. Ils sont présentés selon l'ordre d'apparition dans le processus
d'installation. Notez que les modules ne sont pas tous utilisés dans toutes les
installations. Leur utilisation dépend du matériel et du type d'installation
choisi.

6.3.1. L'installateur Debian et la configuration du matériel

Supposons que l'installateur Debian a démarré et vous propose son premier
écran. Les fonctionnalités de l'installateur sont à ce moment très limitées. Il
ne connaît pas votre matériel, la langue voulue, ni même ce qu'il doit faire.
Ne vous inquiétez pas ! L'installateur est un programme intelligent qui peut
explorer votre matériel, trouver ses composants et se transformer en un système
d'installation opérationnel. Cependant certaines valeurs comme la langue
choisie, la carte clavier ou le miroir sur le réseau ne peuvent être
automatiquement déterminées et doivent lui être données.

Il faut noter que l'installateur procède à plusieurs détections de matériel
pendant cette étape. La première recherche particulièrement le matériel
nécessaire à l'installation des composants de l'installateur (le lecteur de
cédérom ou la carte réseau par exemple). Comme tous les pilotes ne sont pas
disponibles lors de cette première recherche, d'autres détections de matériel
seront nécessaires.

6.3.1.1. Vérification de la mémoire disponible

L'une des premières tâches effectuées par l'installateur est la vérification de
la mémoire disponible. Si la mémoire disponible est insuffisante, le processus
d'installation sera modifié pour permettre avec un peu de chance l'installation
de Debian GNU/Linux sur votre machine.

Lors de l'installation sur un système n'ayant pas suffisamment de mémoire, tous
les composants ne seront pas disponibles. L'une des limitations est que vous ne
pourrez pas choisir la langue pour l'installation.

6.3.1.2. Choix de la langue

Le choix de la langue dans laquelle vous voulez faire l'installation est la
première étape du processus d'installation. Les noms des langues sont affichés
en anglais (côté gauche) et dans la langue elle-même (côté droit). Les noms sur
la droite sont aussi affichés avec leur propre script. La liste est triée selon
les noms anglais.

L'installation se fera dans la langue choisie, à condition que la traduction
des dialogues existe. Quand il n'existe pas de traduction pour la langue
choisie, l'installateur parlera anglais. La langue choisie sert aussi au choix
d'une carte clavier correspondante.

6.3.1.3. Choix du pays

Si vous choisissez dans Section 6.3.1.2, « Choix de la langue » une langue qui
est parlée dans plus d'un pays (comme le chinois, l'anglais, le français ou
d'autres langues), vous pouvez choisir le pays ici. Si vous choisissez Autre à
la fin de la liste, vous aurez une liste de tous les pays regroupés par
continent.

Ce choix sera utilisé plus tard pendant l'installation pour configurer votre
fuseau horaire et le miroir Debian correspondant à votre zone géographique. Si
les choix par défaut proposés par l'installateur ne sont pas appropriés, vous
pouvez faire un choix différent. Le choix du pays et de la langue influent sur
le paramétrage des locales de votre nouveau système Debian.

6.3.1.4. Choix du clavier

Les claviers sont souvent construits en raison des caractères utilisés dans une
langue. Choisissez un clavier dont la carte répond à la langue de votre pays,
ou bien, si aucune carte clavier ne correspond à ce que vous voulez, choisissez
un clavier approchant. Quand l'installation sera terminée, vous pourrez en
choisir un avec la commande kbdconfig, lancée en tant que superutilisateur, qui
vous présentera un plus grand choix de cartes clavier.

Illuminez l'élément clavier que vous voulez et appuyez sur la touche Enter.
Servez-vous pour cela des flèches de direction -- elles se trouvent au même
endroit dans toutes les cartes clavier, et elles sont indépendantes de la
configuration du clavier. Un clavier « étendu » est un clavier qui possède une
rangée de touches F1 à F10.

Il y a deux cartes pour les claviers américains ; la carte qwerty/mac-usb-us
(Apple USB) installe la fonction Alt sur la touche Command/Apple (qui se trouve
près de la touche space, semblable à Alt sur les claviers des PC). La carte
qwerty/us (Standard) installe la fonction Alt sur la touche Option, marquée
d'un 'alt' sur la plupart des claviers Mac. Pour le reste, ces deux cartes sont
identiques.

6.3.1.5. Rechercher l'image ISO de l'installateur Debian

Quand vous faites une installation selon la méthode hd-media, il arrive un
moment où vous devez monter l'image ISO de l'installateur Debian pour obtenir
les autres fichiers d'installation. C'est le programme iso-scan qui exécute
cette tâche.

Dans un premier temps, iso-scan monte automatiquement tous les périphériques
bloc (p. ex. les partitions) qui possèdent un système de fichiers connu et
recherche les noms de fichiers qui se terminent par .iso (ou .ISO pour notre
exemple). Il faut remarquer que la première recherche se fait dans le
répertoire racine et au premier niveau des sous-répertoires (c'est-à-dire que
les fichiers /fichier.iso ou /data/fichier.iso seront trouvés mais pas le
fichier /data/tmp/fichier.iso). Quand une image a été trouvée, iso-scan vérifie
que c'est bien une image iso de Debian. Si ce n'est pas le cas, iso-scan
cherche une autre image.

Quand iso-scan ne trouve pas d'image, le programme vous demande si vous voulez
faire une recherche plus approfondie. Cette fois-ci, la recherche ne se
contentera pas des répertoires de premier niveau, mais elle traversera tout le
système de fichiers.

Quand iso-scan n'a pas découvert l'image iso de l'installateur, relancez le
premier système d'exploitation et vérifiez que le nom de l'image se termine
bien par .iso, qu'elle se trouve sur un système de fichier reconnu par
l'installateur Debian et qu'elle n'est pas défectueuse (vérifiez la somme de
contrôle). Les utilisateurs expérimentés d'Unix peuvent faire ça sans
redémarrer, dans la deuxième console.

6.3.1.6. Configuration du réseau

Pour cette étape, si l'installateur détecte plusieurs interfaces réseau, vous
devrez indiquer quelle est la principale, c'est-à-dire celle que vous voulez
utiliser pour l'installation. Les autres interfaces ne seront pas configurées à
ce moment. Vous pourrez les configurer une fois l'installation terminée. Voyez
la page du manuel interfaces(5).

L'installateur essaie d'abord de configurer automatiquement le réseau avec
DHCP. Si le test DHCP réussit, tout est fait. Si le test échoue, il peut y
avoir plusieurs raisons, un câble mal branché, un serveur DHCP mal configuré.
Ou bien votre réseau ne possède pas de serveur DHCP. Lisez les messages
d'erreur sur la troisième console pour d'autres explications. Dans tous les
cas, on vous demandera si vous voulez réessayer ou si vous voulez configurer
vous-même le réseau. Les serveurs DHCP sont parfois très lents et si vous êtes
sûr que tout est en place, réessayez.

Si vous configurez vous-même le réseau, on vous demandera l'adresse IP de votre
machine, le masque réseau, l'adresse de la passerelle, les adresses des
serveurs de noms et le nom de la machine. De plus, si vous possédez une
interface pour réseau sans fil, on vous demandera le nom ESSID du réseau et la
clé WEP. Pour ces réponses, voyez Section 3.3, « Informations à connaître ».

Note

Voici quelques précisions techniques que vous trouverez, ou non, utiles : Le
programme suppose que l'adresse IP du réseau est le résultat d'un « ET
logique » entre l'adresse de la machine et l'adresse du masque réseau.
L'adresse « broadcast » sera le résultat d'un « OU logique » entre l'adresse de
la machine et la négation logique du masque réseau. Si vous ne connaissez
aucune de ces valeurs, utilisez les valeurs proposées par l'installateur. Vous
pourrez les modifier quand le système aura été installé, en modifiant le
fichier /etc/network/interfaces. Vous pouvez aussi installer le paquet
etherconf qui vous aidera dans la configuration de votre réseau.

6.3.2. Partitionnement et points de montage

Après la dernière détection de matériel, l'installateur est pleinement
opérationnel et connaît les besoins de l'utilisateur. Comme l'indique le titre
de cette section, la tâche des composants de cette étape est de partitionner
les disques, créer les systèmes de fichiers et déclarer les points de montage.
Des tâches proches, comme la configuration de périphériques LVM ou RAID,
peuvent aussi être menées à bien.

6.3.2.1. Partitionner les disques

Il est temps maintenant de partitionner les disques. Si le partitionnement vous
inquiète ou si vous voulez des précisions supplémentaires, voyez l'Annexe B,
Partitionnement pour Debian.

Dans un premier temps, vous aurez la possibilité de partitionner un disque
entier ou une partie de disque, de façon automatique. C'est le partitionnement
« assisté ». Si vous n'aimez pas ce côté automatique, choisissez l'option
Modifier la table des partitions dans le menu.

Si vous choisissez le partitionnement assisté, vous pourrez choisir les modèles
décrits dans le tableau ci-dessous. Tous ces schémas ont leurs avantages et
leurs inconvénients, certains sont discutés dans l'Annexe B, Partitionnement
pour Debian. Choisissez le premier si vous n'avez pas d'avis tranché. N'oubliez
pas que le partitionnement assisté a besoin de suffisamment d'espace libre pour
pouvoir fonctionner. Si vous ne lui donnez pas au moins 1 GO, il échouera.

+-----------------------------------------------------------------------------+
|     Schéma de partitionnement      |   Espace   |     Partitions créées     |
|                                    |  minimum   |                           |
|------------------------------------+------------+---------------------------|
|Tous les fichiers dans une seule    |600 Mo      |/, swap                    |
|partition                           |            |                           |
|------------------------------------+------------+---------------------------|
|Machine de bureau                   |500 Mo      |/, /home, swap             |
|------------------------------------+------------+---------------------------|
|Système multiutilisateur            |1 Go        |/, /home, /usr, /var, /tmp,|
|                                    |            |swap                       |
+-----------------------------------------------------------------------------+

Sur l'écran suivant, vous verrez votre table des partitions, avec le type de
formatage des partitions et leur point de montage.

La liste des partitions pourrait ressembler à ceci :

  IDE1 master (hda) - 6.4 Go WDC AC36400L
        #1 primary   16.4 Mo     ext2       /boot
        #2 primary  551.0 Mo     swap       swap
        #3 primary    5.8 Go     ntfs
           pri/log    8.2 Mo     FREE SPACE

  IDE1 slave (hdb) - 80.0 Go ST380021A
        #1 primary   15.9 Mo     ext3
        #2 primary  996.0 Mo     fat16
        #3 primary    3.9 Go     xfs        /home
        #5 logical    6.0 Go     ext3       /
        #6 logical    1.0 Go     ext3       /var
        #7 logical  498.8 Mo     ext3
        #8 logical  551.5 Mo     swap       swap
        #9 logical   65.8 Go     ext2

Cet exemple affiche les partitions de deux disques durs IDE. Le premier possède
un espace libre. Chaque ligne donne le numéro de la partition, son type, sa
taille, des drapeaux facultatifs, le système de fichiers et le point de montage
s'il existe.

Ainsi se termine le partitionnement assisté. Si vous êtes satisfait de la table
des partitions créée, vous pouvez sélectionner Terminer le partitionnement et
écrire les modifications sur le disque dans le menu pour la créer réellement
(voyez la fin de cette section). Si vous n'êtes pas satisfait, vous pouvez
choisir Ne pas modifier les partitions, pour relancer le partitionnement
assisté ou bien pour modifier les changements proposés, voyez le
partitionnement manuel plus bas.

Un écran similaire au précédent sera affiché si vous avez choisi le
partitionnement manuel ; mais c'est votre table des partitions qui est montrée
et sans les points de montage. La suite de cette section expliquera comment
créer une table des partitions et indiquera l'usage de ces partitions.

Si vous avez sélectionné un disque tout neuf, sans partition ni espace libre,
on vous proposera de créer une table des partitions ; c'est nécessaire pour
créer des partitions. Une nouvelle ligne, intitulée « ESPACE LIBRE » devrait
apparaître sous le disque sélectionné.

Si vous avez sélectionné un espace libre, on vous proposera de créer de
nouvelles partitions. On vous posera des questions sur la taille de la
partition, son type (primaire ou logique), son début et sa fin dans l'espace
libre. Puis la nouvelle partition sera présentée. Il y a des options comme le
point de montage, les options de montage, le drapeau d'amorçage, ou la manière
de l'utiliser. Si vous n'aimez pas les valeurs présélectionnées, n'hésitez pas
à les changer. Par exemple, en choisissant l'option Utiliser comme , vous
pouvez demander un autre système de fichiers ou demander d'utiliser cette
partition comme partition d'échange, comme partition RAID logiciel ou partition
LVM, et même demander de ne pas l'utiliser du tout. Une autre possibilité
agréable est de pouvoir copier les données d'une partition existante sur cette
partition. Quand vous êtes satisfait de votre nouvelle partition, choisissez
Terminer le paramètrage de la partition et vous serez ramené à l'écran
principal de partman.

Si vous voulez modifier votre partition, sélectionnez-la et vous reviendrez au
menu de configuration des partitions. C'est le même écran que pour une création
et vous pourrez aussi changer les mêmes options. Ce n'est pas évident au
premier regard, mais on peut modifier la taille de la partition en
sélectionnant l'élément affichant la taille. Les systèmes de fichiers fat16,
fat32, ext2, ext3 et swap sont réputés bien fonctionner. Ce menu permet aussi
de supprimer une partition.

N'oubliez pas de créer au moins deux partitions, une partition d'échange, swap
et une partition pour le système de fichiers de la racine (root) qui sera monté
en /. Si vous ne montez pas le système de fichiers de la racine, partman ne
pourra continuer que si vous corrigez le problème.

On peut ajouter des fonctionnalités à partman avec des modules de
l'installateur. Aussi, quand vous n'avez pas tout ce qu'on vous a promis,
vérifiez que vous avez chargé tous les modules requis, par exemple,
partman-ext3, partman-xfs, ou partman-lvm.

Quand vous êtes satisfait de vos choix de partitionnement, choisissez l'option
Terminer le partitionnement du menu. Un résumé des modifications apportées aux
disques sera affiché et on vous demandera une confirmation avant de créer les
systèmes de fichiers.

6.3.2.2. Configuration du « Logical Volume Manager » (LVM)

Si vous travaillez sur les ordinateurs comme administrateur système ou si vous
êtes un utilisateur « avancé », vous avez sûrement rencontré le cas suivant :
une partition qui manque d'espace libre (c'est habituellement la plus
importante du système) et une partition grossièrement sous-utilisée, la gestion
de cette situation ayant consisté en déplacement de fichiers, création de liens
symboliques, etc.

Pour éviter cette situation, on peut utiliser un gestionnaire de volumes
logiques, « Logical Volume Manager » (LVM). Dit simplement, avec LVM vous
pouvez combiner vos partitions (volumes physiques dans le lexique LVM) pour
former un disque virtuel (groupe de volumes) qui peut être divisé en partitions
virtuelles (volumes logiques). L'idée est que les volumes logiques s'étendent
sur plusieurs disques physiques.

Dès lors, quand vous constatez que votre vieille partition /home de 160 Go a
besoin d'espace, vous pouvez simplement ajouter un disque de 300 Go à votre
machine, l'intégrer au groupe de volumes existant et redimensionner le volume
logique qui comprend la partition /home et voilà, vos utilisateurs ont de
nouveau de la place sur la partition de 460 Go ! Cet exemple est bien sûr un
peu simplifié. Si vous ne l'avez pas encore lu, vous devriez consulter le HOWTO
LVM.

La configuration de LVM dans l'installateur debian est très simple. D'abord,
vous devez marquer les partitions à utiliser comme volumes physiques par LVM.
Cela se fait avec partman dans le menu Partition settings, où vous choisissez
Use as:->volume physique pour LVM. Puis, vous lancez le module lvmcfg (soit
directement dans partman, soit dans le menu principal de l'installateur) et
vous combinez les volumes physiques dans un groupe de volumes dans le menu
Modifier les groupes de volumes. Enfin vous devez créer les volumes logiques au
dessus des groupes de volumes dans le menu Modifier les volumes logiques.

Note

Il n'existe pas de standard unanimement accepté pour identifier les partitions
de type LVM sur les Apple Power Macintosh et la procédure décrite précédemment
pour créer les volumes et les groupes de volumes ne fonctionne pas. Il existe
cependant, quand on connaît les outils LVM, une manière de faire.

Pour installer Debian sur un Power Macintosh en utilisant des volumes logiques,
vous devez créer les partitions pour les volumes logiques. Dans le menu
Paramétres des partitions, vous devez choisir Utiliser comme :->Ne pas utiliser
pour ces partitions (l'option « utiliser la partition comme volume logique »
n'est pas proposée). Quand vous avez créé toutes vos partitions, vous pouvez
lancer le gestionnaire des volumes logiques. Mais comme aucun volume n'a été
créé, vous devez aller sur la deuxième console, voyez Section 6.3.6.2,
« Utilisation du shell et visualisation des journaux », et créer vous-même les
volumes.

Pour créer un volume physique sur chacune de vos partitions, vous pouvez
utiliser la commande pvcreate à l'invite de l'interpréteur de commande. Pour
créer un groupe de volumes, utilisez la commande vgcreate. Vous pouvez sans
problème ignorer les messages d'erreur à propos de « incorrect metadata area
header checksums and fsync failures ». Quand vous avez terminé, vous pouvez
revenir sur la première console et passer directement au menu lvmcfg pour la
gestion des volumes logiques. Vous verrez les groupes de volumes et vous
pourrez créer les volumes logiques dont vous avez besoin.

Quand vous aurez quitté lvmcfg, vous verrez dans partman tous les volumes
logiques créés comme si c'étaient de simples partitions, et vous devez les
traiter ainsi.

6.3.2.3. Configuration d'un périphérique à plusieurs disques (RAID logiciel)

Si vous avez plusieurs disques durs ^[3] sur votre machine, vous pouvez
utiliser mdcfg pour obtenir de vos disques de meilleures performances et une
meilleure fiabilité de vos données. Le résultat est un périphérique à plusieurs
disques, Multidisk Device, ou RAID logiciel.

Un périphérique à plusieurs disques n'est qu'un ensemble de partitions situées
sur différents disques mais réunies pour former un périphérique logique. Ce
périphérique peut alors être utilisé comme une simple partition, c'est-à-dire
une partition qu'on peut monter et formater avec partman.

Ce que vous gagnez dépend du type de périphérique créé. Voici ceux qui sont
reconnus :

RAID0

    Ce type vise principalement la performance. RAID0 divise toutes les données
    entrantes en bandes et les distribue également sur tous les disques. Cela
    peut augmenter la vitesse des opérations d'écriture et de lecture, mais si
    l'un des disques a un problème, vous perdez tout : une partie des
    informations est encore sur les disques sains, mais l'autre était sur le
    disque défectueux.

    L'usage standard de RAID0 est une partition pour du travail vidéo.

RAID1

    Ce type est adapté là où la fiabilité est le premier souci. Il consiste en
    plusieurs partitions de même taille (deux, habituellement) qui contiennent
    exactement les mêmes données. Cela signifie essentiellement trois choses.
    Premièrement, si l'un des disques a un problème, les données sont encore
    sur les autres disques. Deuxièmement, vous pouvez utiliser une partie
    seulement de la capacité disponible, précisément, la taille de la partition
    la plus petite du RAID. Troisièmement, la charge de lecture des fichiers
    est répartie entre tous les disques, ce qui peut améliorer les performances
    d'un serveur, notamment les serveurs de fichiers où les lectures sont plus
    nombreuses que les écritures de fichiers.

    Vous pouvez aussi avoir un disque de rechange qui prendra la place du
    disque défectueux en cas de problème.

RAID5

    Ce type est un bon compromis entre vitesse, fiabilité et redondance des
    données. RAID5, comme RAID0, divise toutes les données entrantes en bandes
    et les distribue également sur tous les disques. Mais contrairement à
    RAID0, RAID5 calcule aussi l'information de parité, qui est écrite sur le
    disque restant. Le disque de parité n'est pas fixe (ce serait RAID4), il
    change périodiquement et ainsi l'information de parité est distribuée
    également sur tous les disques. Quand l'un des disques s'arrête, la partie
    manquante des données peut être calculée avec les données restantes et la
    parité. RAID5 doit comporter au moins trois partitions actives. Vous pouvez
    aussi avoir un disque de rechange qui prendra la place du disque défectueux
    en cas de problème.

    Comme vous le voyez, RAID5 est aussi fiable que RAID1 tout en évitant de la
    redondance. D'un autre côté, il sera un tout petit peu moins rapide dans
    les opérations d'écriture que RAID0, à cause du calcul de l'information de
    parité.

Pour résumer :

+-----------------------------------------------------------------------------+
|     |  Nombre  |          | Supporte  |                                     |
|Type |minimum de|Disque de |  l'échec  |          Espace disponible          |
|     | disques  | rechange |d'un disque|                                     |
|     |          |          |     ?     |                                     |
|-----+----------+----------+-----------+-------------------------------------|
|     |          |          |           |Taille de la plus petite partition   |
|RAID0|2         |non       |non        |multipliée par le nombre des         |
|     |          |          |           |périphériques dans le RAID           |
|-----+----------+----------+-----------+-------------------------------------|
|RAID1|2         |facultatif|oui        |Taille de la plus petite partition   |
|     |          |          |           |dans le RAID                         |
|-----+----------+----------+-----------+-------------------------------------|
|     |          |          |           |Taille de la plus petite partition   |
|RAID5|3         |facultatif|oui        |multipliée par le nombre des         |
|     |          |          |           |périphériques dans le RAID moins un. |
+-----------------------------------------------------------------------------+

Si vous voulez tout savoir sur le RAID logiciel, lisez le HOWTO sur le RAID
logiciel.

Note

Il n'existe pas de norme communément acceptée pour l'identification des
partitions contenant des données RAID sur du matériel Apple Power Macintosh.
Cela signifie que l'installateur Debian ne peut pour l'instant configurer du
RAID logiciel sur cette plateforme.

Pour créer un périphérique à plusieurs disques, vous devez préparer les
partitions nécessaires. Vous pouvez le faire avec partman, dans le menu
Définitions des partitions où vous choisirez Utiliser comme :->volume physique
pour RAID

Avertissement

L'installateur gère le RAID logiciel depuis peu. Vous pourrez rencontrer des
problèmes, pour certains niveaux RAID et en combinaison avec les programmes
d'amorçage, si vous essayez d'utiliser un périphérique de ce type pour la
partition racine, /. Les experts pourront sans doute contourner ces problèmes
en exécutant certaines étapes de configuration ou d'installation dans un shell.

Ensuite, vous choisissez Configurer le RAID logiciel dans le menu principal de
partman. Dans le premier écran de mdcfg, sélectionnez Créer un périphérique à
plusieurs disques. Une liste des types acceptés pour ces périphériques est
affichée et vous pouvez en choisir un, par exemple RAID1. La suite dépend du
type que vous avez choisi.

  * Le type RAID0 est simple. Une liste des partitions RAID disponibles est
    présentée et tout ce que vous avez à faire est de choisir les partitions
    qui composeront le périphérique.

  * Le type RAID1 est un peu plus compliqué. On vous demandera d'abord le
    nombre de périphériques actifs et le nombre de périphériques de rechange
    qui composeront le périphérique. Ensuite vous devrez choisir dans la liste
    des partitions RAID celles qui seront actives et celles qui resteront en
    réserve. Le nombre de ces partitions devra être égal à celui donné
    l'instant d'avant. Mais, si vous n'indiquez pas le même chiffre,
    l'installateur ne vous laissera pas continuer et vous demandera une
    correction.

  * RAID5 se configure comme RAID1, mais vous devez utiliser au moins trois
    partitions actives.

Il est parfaitement possible d'avoir plusieurs types de périphériques en même
temps. Par exemple, avec trois disques durs de 200 Go, chacun contenant deux
partitions de 100 Go, vous pouvez créer un périphérique de type RAID0 avec les
premières partitions des trois disques, soit une partition rapide de 300 Go
pour le travail vidéo ; et vous pouvez combiner les trois partitions restantes
(deux actives, une de rechange) dans un périphérique RAID1, soit une partition
très fiable de 100 Go pour /home.

Quand vous avez défini vos périphériques, vous pouvez choisir Terminer mdcfg
pour retourner au menu de partman et créer les systèmes de fichiers et les
options habituelles comme les points de montage pour ces nouveaux
périphériques.

6.3.3. L'installation du système de base

Quoique cette étape de l'installation soit la moins problématique, elle
consomme la plus grande partie du temps d'une installation ; elle télécharge,
vérifie et dépaquette tous les paquets du système de base. Si votre ordinateur
est lent ou si vous utilisez une connexion réseau, cela peut prendre du temps.

6.3.3.1. Installation du système de base

Pendant l'installation du système de base, les messages concernant le
dépaquetage et la configuration des paquets sont redirigés sur tty3. On peut
accéder à ce terminal en faisant Left Alt-F3 ; et l'on revient au processus
principal avec Left Alt-F1.

Les messages concernant le dépaquetage et la configuration des paquets produits
par le processus d'installation sont enregistrés dans le fichier /var/log/
messages quand l'installation se fait à travers une console série.

Le noyau Linux fait partie de l'installation. Avec la priorité par défaut,
l'installateur choisira le noyau qui correspond le mieux à votre matériel. Avec
les prioritée les plus basses, vous pourrez en choisir un dans une liste.

6.3.4. Rendre le système amorçable

Si vous installez Debian sur un poste de travail sans disque, amorcer le disque
n'est pas une option valable et cette étape sera évitée.

Il faut remarquer que la possibilité d'amorcer différents systèmes sur une
seule machine relève encore de la magie noire. Ce document ne se veut pas une
information sur les programmes d'amorçage qui sont différents d'une
architecture à l'autre. Voyez la documentation propre à votre programme
d'amorçage.

6.3.4.1. Détecter les autres systèmes d'exploitation

Avant l'installation du programme d'amorçage, l'installateur recherche les
systèmes d'exploitation installés sur la machine. S'il reconnaît un système
d'exploitation, vous en serez informé et l'installateur configurera le
programme d'amorçage pour pouvoir démarrer aussi bien ce système que Debian.

Notez que la possibilité d'amorcer différents systèmes sur une même machine
relève encore de la magie. Le support de détection et de configuration
automatique des programmes d'amorçage est différent pour chaque architecture et
même pour chaque sous-architecture. Si l'automatisation ne fonctionne pas
correctement, reportez-vous à la documentation propre à votre programme
d'amorçage pour plus d'information.

Note

Il se peut que l'installateur ne détecte pas les autres systèmes si les
partitions sur lesquelles ils résident sont montées au moment de la détection.
Cela peut arriver si vous avez choisi dans partman un point de montage (p. ex.
/win) pour une partition qui contient un système d'exploitation ; ou bien si
vous avez monté des partitions dans une console.

6.3.4.2. Installer Yaboot sur un disque dur

Les nouveaux PowerMacs (depuis la mi-1998) utilisent comme programme d'amorçage
yaboot. L'installateur peut configurer yaboot automatiquement, vous avez besoin
pour cela d'une petite partition de 820 Ko nommée « bootstrap » de type
Apple_Bootstrap créée avec le partitionneur. Si cette étape a été accomplie
avec succès alors votre disque est maintenant bootable et OpenFirmware pourra
démarrer Debian GNU/Linux.

6.3.4.3. Installer Quik sur un disque dur

Le programme d'amorçage pour les machines Power Macintosh OldWorld est quik.
Vous pouvez aussi utiliser CHRP. L'installateur Debian essayera d'installer
automatiquement quik. L'installation peut fonctionner avec les Powermacs 7200,
7300, 7600 et avec certains clones.

6.3.4.4. Continuer sans programme d'amorçage

Cette option peut être employée pour terminer l'installation même lorsqu'aucun
programme d'amorçage n'est installé soit parce qu'il n'en existe aucun pour
cette architecture soit parce qu'on veut utiliser un autre programme.

Si vous voulez configurer vous-même un programme d'amorçage, vous devez
chercher le nom du noyau installé dans /target/boot. Vous devez aussi vérifier
la présence dans ce répertoire d'un initrd. Si ce fichier existe, vous devrez
indiquer au programme d'amorçage de l'utiliser. Vous devrez connaître aussi le
disque et la partition sur laquelle est monté le système de fichiers racine, /
 ; si vous avez mis /boot sur une partition distincte, vous devez connaître son
système de fichiers .

6.3.5. Comment terminer la première étape ?

Voici les dernières choses à faire avant de relancer la machine pour amorcer
votre système Debian. Cela consiste essentiellement à faire un nettoyage après
le travail de l'installateur.

6.3.5.1. Terminer l'installation et réamorcer

Voici la dernière étape du processus initial d'installation. On vous demandera
de retirer le support d'installation (cédérom, disquette, etc.) utilisé pour
démarrer l'installateur. Après les derniers préparatifs, l'installateur amorce
le nouveau système Debian.

6.3.6. Divers

Les composants suivants ne participent pas au processus d'installation, ils
attendent en silence que l'utilisateur ait besoin d'aide.

6.3.6.1. Sauvegarde des journaux de l'installation

Si l'installation a réussi, les fichiers journaux créés pendant l'installation
seront automatiquement sauvegardés dans le répertoire /var/log/debian-installer
/ sur votre nouveau système Debian.

Choisissez Sauvegarder les journaux de débogage depuis le menu principal pour
sauvegarder les fichiers journaux sur une disquette. Cela peut être utile, si
vous rencontrez des problèmes durant l'installation et que vous souhaitez
étudier les journaux sur un autre système ou les envoyer dans d'un rapport de
bogue sur l'installation.

6.3.6.2. Utilisation du shell et visualisation des journaux

Dans le menu, il y a une entrée Exécuter un shell. Si le menu n'est pas
disponible au moment où vous avez besoin d'utiliser un shell, appuyez sur les
touches Left Alt-F2 (sur un clavier Mac, Option-F2) pour obtenir la seconde
console virtuelle. C'est-à-dire qu'il faut appuyer simultanément sur la touche
Alt, à gauche de la barre espace, et sur la touche de fonction F2. Ce qui
ouvrira une nouvelle fenêtre où s'exécutera un clone du Bourne Shell, ash.

Vous avez maintenant amorcé votre système depuis un disque virtuel en mémoire,
et vous avez seulement accès à un ensemble limité d'utilitaires Unix. Vous
pouvez voir les programmes disponibles avec la commande ls /bin /sbin /usr/bin
/usr/sbin et en utilisant la commande help. L'éditeur de texte disponible est
nano. Ce shell a quelques fonctionnalités intéressantes comme la complétion
automatique et le rappel des commandes.

Utilisez toujours les commandes du menu pour les tâches qu'elles peuvent
accomplir. Le shell est seulement là pour vous dépanner en cas de problème. En
particulier, vous devez toujours utiliser le menu, et pas le shell, pour
activer votre partition d'échange, parce que l'installateur ne peut pas
détecter ce que vous avez fait depuis le shell. Appuyez sur Left Alt-F1 pour
revenir au menu, ou tapez exit si vous avez utilisé un objet du menu pour
ouvrir le shell.

6.3.6.3. Installation par le réseau

L'un des composants les plus intéressants est network-console. Il permet de
faire une installation grâce au réseau avec SSH. L'utilisation du réseau
implique que vous devez effectuer les premières étapes de l'installation à
partir de la console, jusqu'à la configuration du réseau. Mais vous pouvez
automatiser le processus, voyez Section 4.7, « Installation automatisée ».

Ce composant n'est pas chargé automatiquement et il vous faut le demander
explicitement. Si vous faites une installation à partir d'un cédérom, vous
devez amorcer avec la priorité medium ou appeler le menu principal de
l'installateur et choisir Chargement des composants de l'installateur à partir
d'un cédérom  puis, choisir sur la liste des composants supplémentaires
network-console: Continuer l'installation depuis une machine distante avec SSH.
Si le chargement a réussi, une nouvelle entrée appelée Continuer l'installation
depuis une machine distante avec SSH apparaît.

Quand vous avez sélectionné cette nouvelle entrée, on vous demande le mot de
passe qui servira à se connecter au système d'installation, ainsi que sa
confirmation. Et c'est tout. Vous devez voir maintenant un écran qui vous
indique comment accéder à la machine distante en tant qu'utilisateur installer
avec le mot de passe que vous venez de donner. Un point important à noter dans
cet écran est l'empreinte du système. Vous devez transférer de façon sécurisée
cette empreinte à la « personne qui continuera l'installation à distance ».

Si vous décidiez de continuer l'installation localement, vous pourrez toujours
appuyer sur la touche Enter, qui vous ramènera au menu principal où vous
pourrez choisir un autre composant.

Passons maintenant à l'autre bout du câble. Vous devez tout d'abord configurer
votre terminal avec le codage UTF-8 car c'est le codage utilisé par le système
d'installation. Si vous n'utilisez pas ce codage, l'installation à distance
sera possible mais vous risquez de rencontrer d'étranges artefacts comme des
bordures de dialogues effacées ou des caractères illisibles. L'établissement de
la connexion avec le système d'installation est très simple :

$ ssh -l installer install_host

Où install_host est soit le nom soit l'adresse IP de la machine où sera
installé le système. Avant de vous connecter réellement, l'empreinte du système
distant sera affichée et vous devrez confirmer qu'elle est correcte.

Note

Si vous installez le système sur plusieurs machines, l'une à la suite de
l'autre, et qu'elles possèdent le même nom ou la même adresse IP, ssh refusera
toute connexion. La raison est qu'il aura différentes empreintes, ce qui est un
signe d'une attaque par mystification (« spoofing attack »). Si vous êtes
certain que ce n'est pas le cas, vous devez supprimer la ligne adéquate dans le
fichier ~/.ssh/known_hosts et recommencer.

Après la connexion, un premier écran apparaît et vous avez deux possibilités
appelées Lancer le menu et Lancer un shell. La première vous place dans le menu
principal de l'installateur, où vous pouvez poursuivre l'installation comme
habituellement. La seconde lance un interpréteur de commandes et vous pouvez
examiner ou corriger si nécessaire le système distant. Vous ne pouvez lancer
qu'une seule session ssh pour le menu d'installation, mais vous pouvez lancer
plusieurs interpréteurs.

Avertissement

Une fois l'installation à distance commencée, vous ne devez pas revenir à la
session d'installation en cours sur la console locale. Si vous le faites, vous
risquez de corrompre la base de données où est enregistrée la configuration du
nouveau système. Il en résulterait l'échec de l'installation ou des problèmes
dans le système installé.

Si vous ouvrez la session SSH dans un terminal X, vous ne devez pas
redimensionner la fenêtre car cela fermerait la connexion.

6.3.6.4. Executer base-config depuis l'installateur

Il est possible de configurer le système de base pendant la première partie de
l'installation (avant de redémarrer à partir du disque dur), en exécutant
base-config dans un environnement chroot. Cela sert principalement à tester
l'installateur. Normalement, il faut éviter de le faire.


--------------

^[3] Pour être honnête, on peut construire un périphérique à plusieurs disques
même avec les partitions d'un seul disque, mais ça n'apporte pas grand chose.

Chapitre 7. Démarrer votre nouveau système Debian

Table des matières

7.1. Le moment de vérité

    7.1.1. OldWorld PowerMacs
    7.1.2. NewWorld PowerMacs

7.2. Paramétrage post-démarrage de Debian (Base)

    7.2.1. Configuration de votre fuseau horaire
    7.2.2. Utilisateurs et mots de passe
    7.2.3. Paramétrage de PPP
    7.2.4. La configuration d'APT
    7.2.5. Installation des paquets
    7.2.6. Interrogations lors de l'installation des logiciels
    7.2.7. Configuration de l'agent de transport du courrier « MTA »

7.3. Se connecter

7.1. Le moment de vérité

Voici ce que les ingénieurs en électronique appellent le « test de la fumée » :
démarrer un système pour la première fois.

Si vous démarrez directement sur Debian, et que le système ne démarre pas,
utilisez le support d'installation d'origine, ou insérez la disquette de
secours si vous l'avez créée, puis relancez votre système. Vous devrez sans
doute ajouter des paramètres de démarrage comme root=root, où root est votre
partition racine, par exemple : /dev/sda1.

7.1.1. OldWorld PowerMacs

Si la machine ne démarre pas quand l'installation est terminée, et s'arrête
avec l'invite boot:, saisissez Linux suivi de Enter. La configuration par
défaut dans le fichier quik.conf est nommée Linux. Les noms définis dans ce
fichier seront affichés si vous pressez la touche Tab à l'invite boot:. Vous
pouvez essayer de réamorcer l'installateur et de modifier le fichier /target/
etc/quik.conf qui a été créé à l'étape Installer Quik sur un disque dur. Des
renseignements sur quik sont disponibles dans http://penguinppc.org/projects/
quik/.

Pour démarrer de nouveau sous MacOS sans réinitialiser la nvram, saisissez bye
à l'invite de l'Open Firmware (en supposant que MacOS n'a pas été enlevé de la
machine). Pour obtenir une invite Open Firmware, appuyez simultanément sur les
touches command-option-o-f pendant le démarrage à froid de la machine. Si vous
devez réinitialiser les changements de l'Open Firmware en nvram, appuyez
simultanément sur les touches command-option-p-r lors d'un démarrage à froid de
la machine.

Si vous amorcez le système installé avec BootX, choisissez simplement le noyau
dans le dossier Linux Kernels, ne choisissez pas l'option ramdisk et ajoutez un
périphérique racine pour votre installation, par exemple /dev/hda8.

7.1.2. NewWorld PowerMacs

Sur les machines de type G4 et iBook, vous pouvez maintenir la touche option
enfoncée pour obtenir un écran graphique, avec un bouton pour chaque système
d'exploitation démarrable ; pour Debian GNU/Linux il s'agit d'un bouton avec
une icône de petit pingouin.

Si vous avez conservé MacOS et qu'à un moment ou à un autre la variable
boot-device de l'Open Firmware a été modifiée, vous devrez restaurer sa
configuration. Pour cela, maintenez enfoncées les touches command-option-p-r
lors du démarrage à froid de la machine.

Les noms définis dans yaboot.conf seront affichés si vous appuyez sur la touche
Tab à l'invite boot:.

La réinitialisation de l'Open Firmware sur les matériels G3 et G4 les fera
démarrer par défaut sur Debian GNU/Linux (à condition d'avoir effectué un
partitionnement correct et d'avoir placé la partition Apple_Bootstrap en
premier). Si Debian GNU/Linux se trouve sur un disque SCSI et que MacOS se
trouve sur un disque IDE, il se pourrait que cela ne fonctionne pas et que vous
deviez lancer l'OpenFirmware et déclarer la variable boot-device manuellement ;
en principe, ybin le fait automatiquement.

Après avoir lancé Debian GNU/Linux pour la première fois, vous pourrez ajouter
autant d'options que vous le souhaitez (par exemple, les options pour amorcer
d'autres systèmes) dans le fichier /etc/yaboot.conf et démarrer ybin pour
mettre à jour votre partition de démarrage avec la nouvelle configuration.
Lisez le yaboot HOWTO.

7.2. Paramétrage post-démarrage de Debian (Base)

Après le démarrage, on vous demandera de terminer la configuration de votre
système de base, et ensuite de sélectionner les paquets supplémentaires que
vous souhaitez installer. L'application qui vous guidera au cours de cette
étape s'appelle base-config. Sa conception est proche de celle de
l'installateur debian, utilisé dans la première étape. Base-config comprend
plusieurs éléments spécialisés, chaque élément accomplissant une seule tâche de
configuration ; elle contient un « menu caché en arrière-plan » et utilise le
même système de navigation que l'installateur.

Si vous souhaitez relancer l'application base-config une fois l'installation
terminée, exécutez base-config en tant que superutilisateur.

7.2.1. Configuration de votre fuseau horaire

Après un écran de bienvenue, il vous sera demandé de configurer votre fuseau
horaire. Indiquez d'abord si votre système est réglé sur l'heure locale ou sur
le " Greenwich Mean Time " (GMT ou UTC). L'heure affichée dans la boîte de
dialogue peut vous aider dans votre choix. Les horloges des machines Macintosh
utilisent normalement une heure locale. Si vous désirez amorcer plusieurs
systèmes, sélectionnez heure locale plutôt que GMT.

Selon le lieu que vous avez sélectionné au début du processus d'installation,
il vous sera ensuite montré soit un seul fuseau horaire, soit une liste de
fuseaux horaires appropriés à cette localisation. Si un seul fuseau horaire est
montré, choisissez OUI ou NON pour sélectionner à partir d'une liste complète
de fuseaux horaires. Si une liste est montrée, sélectionnez-y votre fuseau
horaire, ou choisissez Autre pour la liste complète.

7.2.2. Utilisateurs et mots de passe

7.2.2.1. Mot de passe pour « Root »

Le compte root est aussi appelé le superutilisateur; c'est un utilisateur qui
outrepasse toutes les protections de sécurité de votre système. Le compte root
ne devrait être utilisé que pour faire de l'administration système, et le moins
longtemps possible.

Tout mot de passe devrait faire au moins 6 caractères, et devrait contenir tant
des minuscules que des majuscules ainsi que des caractères de ponctuation.
Soyez particulièrement soigneux lors du choix de votre mot de passe root en
raison des privilèges qui sont associés à ce compte. Evitez les mots du
dictionnaire ou toutes les informations personnelles qui pourraient être
devinées.

Si jamais quelqu'un vous dit qu'il a besoin de votre mot de passe root, soyez
extrêmement vigilant. Vous ne devriez normalement jamais avoir besoin de le
donner, à moins que vous n'administriez une machine avec plus d'un
administrateur système.

7.2.2.2. Création d'un utilisateur ordinaire

Le système va vous demander à ce stade si vous désirez créer un compte
utilisateur ordinaire. Ce compte devrait être votre compte personnel principal.
Vous ne devriez pas utiliser le compte root pour un usage quotidien ou comme
votre compte personnel.

Pourquoi ? Et bien, une raison d'éviter l'utilisation des privilèges de root
est qu'il est très aisé de faire des dommages irréparables en tant que root.
Une autre raison est que vous pourriez lancer, sans le savoir, un programme de
type Cheval de Troie -- qui utilise avantageusement vos pouvoirs de
superutilisateur pour compromettre, à votre insu, la sécurité de votre système.
Tout bon livre sur l'administration d'un système Unix couvre ce sujet en
détails -- envisagez la lecture d'un tel livre si tout cela est nouveau pour
vous.

On vous demandera d'abord le nom et le prénom de l'utilisateur. Puis vous
choisirez un mot pour nommer le compte de l'utilisateur. En général, c'est
votre prénom ou quelque chose d'approchant. Vous indiquerez enfin le mot de
passe pour ce compte.

Si vous désirez créer un nouveau compte après l'installation, utilisez la
commande adduser.

7.2.3. Paramétrage de PPP

Si votre ordinateur n'a pas été connecté à un réseau pendant la première phase
de l'installation, on vous demandera si vous souhaitez installer le reste du
système avec PPP. Le protocole PPP sert à établir des connexions internet avec
modem. Si vous configurez la connexion maintenant, le système d'installation
pourra télécharger d'autres paquets ou des mises à jour de paquet. Si vous
n'avez pas de modem ou si vous préférez le configurer par la suite, vous pouvez
sauter cette étape.

Pour configurer la connexion, vous aurez besoin de connaître certaines
informations données par votre fournisseur d'accès à internet : numéro d'appel,
nom d'utilisateur, mot de passe, serveurs DNS (facultatif). Certains FAI
fournissent des aides pour les distributions Linux. Vous pouvez utiliser cette
information même si elle ne vise pas expressément Debian. La plupart des
paramètres de configuration sont semblables dans toutes les distributions
Linux.

Si vous choisissez de configurer PPP, un programme nommé pppconfig sera lancé.
Ce programme vous aidera à configurer votre connexion PPP. Assurez-vous, quand
on vous demandera le nom de votre connexion, de l'appeler provider.

Le programme pppconfig vous guidera et facilitera la configuration de PPP.
Néanmoins, si cela ne marche pas, regardez ci-dessous pour des instructions
détaillées.

Pour configurer PPP, vous devez connaître les bases de l'affichage et de
l'édition des fichiers sous GNU/Linux. Pour afficher les fichiers, vous pouvez
utiliser le programme more et le programme zmore pour les fichiers compressés
dont l'extension est .gz. Par exemple, pour afficher le fichier
README.debian.gz, saisissez zmore README.debian.gz. Le système de base est
fourni avec un éditeur nommé nano, très simple d'utilisation mais qui ne
possède pas beaucoup de fonctions. Vous souhaiterez probablement installer des
éditeurs et des afficheurs plus complets, comme jed, nvi, less ou emacs.

Éditez le fichier /etc/ppp/peers/provider et remplacez /dev/modem par /dev/ttyS
# où # correspond au numéro de votre port série. Sous Linux, les ports série
sont numérotés à partir de 0 ; votre premier port série est /dev/ttyS0. Sur les
Macintosh équipés de ports série, le port du modem est /dev/ttyS0 et le port de
l'imprimante est /dev/ttyS1. L'étape suivante consiste à éditer le fichier /etc
/chatscripts/provider pour y ajouter le numéro de téléphone de votre
fournisseur d'accès, votre identifiant de connexion et votre mot de passe. S'il
vous plaît, n'effacez pas le « \q » qui précède le mot de passe. Il évite que
le mot de passe n'apparaisse dans les journaux de connexion.

De nombreux fournisseurs d'accès utilisent PAP ou CHAP pour la séquence de
connexion, à la place d'une authentification en mode texte. D'autres utilisent
les deux. Si votre fournisseur requiert PAP ou CHAP, vous devrez suivre une
procédure différente. Commentez tout ce qui se trouve après la chaîne de
numérotation (celle qui débute par « ATDT ») dans le fichier /etc/chatscripts/
provider, modifiez le fichier /etc/ppp/peers/provider tel que décrit plus haut,
et ajoutez user nom où nom correspond à l'identifiant que vous utilisez pour
vous connecter à votre fournisseur d'accès. Éditez ensuite /etc/ppp/pap-secrets
ou /etc/ppp/chap-secrets et insérez votre mot de passe.

Vous aurez aussi besoin de modifier le fichier /etc/resolv.conf pour y ajouter
les adresses IP des serveurs de noms (DNS) de votre fournisseur d'accès. Les
lignes de /etc/resolv.conf sont dans le format suivant : nameserver
xxx.xxx.xxx.xxx où un x est un chiffre de l'adresse IP. Vous pouvez
éventuellement ajouter l'option usepeerdns au fichier /etc/ppp/peers/provider,
ce qui permettra de choisir automatiquement les serveurs DNS appropriés et
d'utiliser les réglages normalement fournis par la machine distante.

À moins que votre fournisseur d'accès n'utilise une séquence de connexion
différente de la majorité des autres FAI, l'affaire est réglée ! Lancez la
connexion PPP en saisissant pon en tant que root et suivez l'exécution avec la
commande plog. Pour déconnecter, utilisez poff, aussi en tant que root.

Lisez le fichier /usr/share/doc/ppp/README.Debian.gz pour de plus amples
informations sur l'utilisation de PPP sous Debian.

Pour les connexions SLIP statiques, vous devez ajouter la commande slattach
(depuis le paquet net-tools) dans le fichier /etc/init.d/network. Les
connexions SLIP dynamiques nécessitent l'utilisation du paquet gnudip.

7.2.3.1. PPP sur Ethernet (PPPOE)

PPPOE est un protocole lié à PPP qui permet d'établir des connexions. Le
système de base n'offre aucune aide pour configurer ces connexions. Mais les
programmes nécessaires sont installés ; vous pouvez configurer manuellement
PPPOE en passant sur la console n° 2 et en exécutant pppoeconf.

7.2.4. La configuration d'APT

Le principal outil utilisé pour installer des paquets sur les systèmes Debian
est un programme appelé apt-get qui se trouve dans le paquet apt ^[4]. D'autres
paquets, comme aptitude, synaptic ou l'ancien dselect dépendent d'apt et
l'utilisent. Ces programmes de gestion des paquets, avec une belle interface
utilisateur, offrent des fonctions supplémentaires comme la recherche de
paquets ou la vérification des statuts.

APT doit être configuré, pour qu'il sache où récupérer les paquets.
L'application qui vous aidera dans cette tâche s'appelle apt-setup.

L'étape suivante dans votre processus de configuration est d'indiquer à APT où
trouver les autres paquets Debian. Notez que vous pouvez relancer cet outil à
tout moment après l'installation en exécutant apt-setup ou en modifiant
vous-même /etc/apt/sources.list.

Si un cédérom officiel se trouve dans le lecteur, ce cédérom sera
automatiquement configuré comme une source APT. Vous le remarquerez en voyant
que le cédérom est lu.

Pour les utilisateurs sans cédérom officiel, d'autres possibilités sont
proposées pour accéder aux paquets Debian : FTP, HTTP, cédérom ou système de
fichiers local.

Il est parfaitement acceptable d'avoir plusieurs sources APT, y compris pour
une même archive Debian. apt-get choisira automatiquement le paquet ayant le
numéro de version le plus élevé parmi les sources disponibles. Si vous avez par
exemple une source HTTP et un cédérom, apt-get utilisera automatiquement le
cédérom local, sauf si la source HTTP est une version plus récente. Néanmoins,
il n'est pas judicieux d'ajouter des sources inutiles, dans la mesure où cela
aura tendance à ralentir la recherche de nouvelles versions sur le réseau.

7.2.4.1. Configurer les sources de paquets sur le réseau

Si vous prévoyez d'installer le reste de votre système via le réseau, l'option
la plus commune est de sélectionner la source HTTP. La source FTP est aussi
acceptable, mais a tendance à être légèrement plus lente dans l'établissement
des connexions.

L'étape suivante durant la configuration des sources des paquets du réseau est
d'indiquer à apt-setup votre pays de résidence. Cela configure le miroir réseau
Debian officiel que vous allez utiliser. Selon le pays que vous choisissez, une
liste des machines possibles vous sera proposée. Il est bon de choisir la
première de la liste, mais toutes devraient fonctionner. Cette machine est
ensuite testée ; si vous rencontrez des problèmes, choisissez une autre
machine. Il faut noter que la liste des miroirs a été créée au moment de la
parution de cette version de Debian ; ainsi certains miroirs peuvent avoir
disparu entre cette date et le moment où vous faites votre installation.

Après avoir choisi un miroir, il vous sera demandé si vous voulez configurer un
serveur mandataire (« proxy »). Un serveur mandataire est un serveur qui envoie
les requêtes HTTP ou FTP sur internet ; on l'utilise pour réguler et optimiser
l'accès à internet dans les réseaux d'entreprise. Dans certains réseaux, seul
le serveur accède à internet ; dans ce cas vous devez donner le nom de ce
serveur et peut-être aussi un nom d'utilisateur et le mot de passe. La plupart
des utilisateurs n'en ont pas besoin. Certains FAI offrent des serveurs
mandataires à leurs abonnés.

Après la sélection du miroir, votre nouvelle source de paquets va être testée.
Si tout va bien, on vous demandera si vous souhaitez ajouter une autre source.
Si vous avez un problème avec la source des paquets, utilisez un autre miroir
(à choisir dans la liste pour votre pays ou dans la liste générale) ou bien
changez la source des paquets.

7.2.5. Installation des paquets

Il vous sera ensuite proposé un certain nombre de configurations logicielles
préparées par Debian. Mais vous pourrez toujours choisir d'installer ce que
vous voulez installer sur votre nouvelle machine, paquet par paquet. C'est la
raison d'être du programme aptitude décrit plus bas. Toutefois, avec près de
14900 paquets disponibles, cela peut être long !

Vous pouvez d'abord choisir des tâches, et ensuite ajouter des paquets
individuellement. Ces tâches représentent approximativement les différents
travaux qu'on peut faire avec son ordinateur, par exemple de la
« bureautique », du « service web » ou encore du « service d'impression » ^[5].
L'espace nécessaire pour chaque tâche est indiqué dans Section C.3,
« Ressources d'espace disque pour les tâches ».

Une fois les tâches sélectionnées, choisissez Ok. Aptitude installera les
paquets demandés.

Note

Même si vous n'avez sélectionné aucune tâche, tous les paquets dont la priorité
est de type standard, important ou nécessaire seront installés. Cela revient à
exécuter taskel -ris sur la ligne de commande ; environ 37 Mo d'archives seront
téléchargés. Le nombre de paquets à installer et la taille en Mo de ces paquets
seront affichées.

Si vous choisissez d'installer des paquets sur une base individuelle,
sélectionnez « Sélection manuelle des paquets » dans tasksel. Si vous
choisissez une ou plusieurs tâches, aptitude sera appelé avec l'option
--visual-preview. Vous pourrez ainsi revoir ^[6] les paquets à installer. Si
vous ne sélectionnez pas de tâche, l'écran habituel d'aptitude sera affiché.
Une fois vos choix faits, pressez la touche « g » pour commencer le
téléchargement et l'installation des paquets.

Note

Si vous choisissez « Sélection manuelle des paquets » sans choisir de tâche,
aucun paquet ne sera installé. Vous pouvez ainsi installer un système minimal.
Cependant il vous incombera d'installer les paquets nécessaires à votre système
qui ne font pas partie du système de base.

Sur les 14900 paquets disponibles dans les archives Debian, seule une petite
minorité est comprise dans les tâches offertes par l'installateur des tâches.
Afin d'obtenir plus d'information sur les paquets, utilisez soit apt-cache
search chaîne de recherche pour une chaîne de caractères donnée (voir la page
de manuel apt-cache(8)), soit exécutez aptitude comme décrit plus bas.

7.2.5.1. Sélection moderne des paquets avec aptitude

Aptitude est un programme moderne de gestion de paquets. Il permet de
sélectionner des paquets individuels, des ensembles de paquets suivant des
critères donnés (pour utilisateurs avancés) ou encore des tâches complètes.

Les actions les plus basiques sont :

+------------------------------------------------------------+
| Touche  |                      Action                      |
|---------+--------------------------------------------------|
|Haut, Bas|Déplacer la sélection vers le haut ou vers le bas.|
|---------+--------------------------------------------------|
|Enter    |Ouvrir/fermer/activer un élément.                 |
|---------+--------------------------------------------------|
|+        |Marquer le paquet pour l'installation.            |
|---------+--------------------------------------------------|
|-        |Marquer le paquet pour la suppression.            |
|---------+--------------------------------------------------|
|d        |Montrer les dépendances d'un paquet.              |
|---------+--------------------------------------------------|
|g        |Télécharger/installer/supprimer les paquets.      |
|---------+--------------------------------------------------|
|q        |Quitter la vue actuelle.                          |
|---------+--------------------------------------------------|
|F10      |Activer le menu.                                  |
+------------------------------------------------------------+

Pour plus de commandes, veuillez vous référer à l'aide en ligne avec la touche
?.

7.2.6. Interrogations lors de l'installation des logiciels

Chaque paquet que vous avez sélectionné avec tasksel, aptitude ou dselect est
tour à tour téléchargé, dépaqueté et installé par les programmes apt-get et
dpkg. Si un programme particulier requiert plus d'informations de la part de
l'utilisateur, il le demandera lors de ce processus. Vous pourriez également
vouloir garder un oeil sur la sortie du processus d'installation, de manière à
voir d'éventuelles erreurs (mais l'on vous demandera de constater les erreurs
empêchant l'installation d'un paquet).

7.2.6.1. Paramètres pour le serveur X

Sur les iMacs et aussi sur quelques vieux Macintoshs, le serveur X ne parvient
pas à calculer les bons paramètres d'affichage. Il sera nécessaire de
sélectionner l'option Avancée pendant la configuration de vos paramètres vidéo.
Pour la fréquence horizontale de votre moniteur, saisissez 59-63. Vous pouvez
conserver la fréquence verticale par défaut.

La souris se trouve sur /dev/input/mice.

7.2.7. Configuration de l'agent de transport du courrier « MTA »

Le courrier électronique tient aujourd'hui une grande place dans la vie des
gens ; ce n'est donc pas surprenant que Debian permette la configuration du
système de courrier pendant le processus d'installation. L'agent de transport
du courrier installé par défaut est exim4, un programme relativement petit,
souple et facile à apprendre.

Vous pourriez demander si l'installer sur un ordinateur non connecté est
vraiment nécessaire. La réponse courte est : oui. Une explication plus longue :
certains utilitaires du système comme cron, quota, aide... peuvent vous envoyer
des messages importants sous forme de courriel.

Sur le premier écran, les scénarios les plus courants concernant les systèmes
de courrier vous seront présentés. Choisissez celui qui s'accorde le mieux avec
vos besoins.

site internet

    Votre système est connecté à un réseau et le courrier est expédié et reçu
    directement avec SMTP. Dans les écrans suivants, on vous posera quelques
    questions élémentaires comme le nom de votre machine pour le courrier, les
    domaines dont vous acceptez ou relayez les courriels.

courrier envoyé par un « smarthost »(machine relais)

    Dans ce scénario, le courrier sortant est envoyé à une autre machine,
    appelé le « smarthost » qui fait le travail pour vous. Cette machine relais
    garde les courriels qui vous sont adressés et vous permet de ne pas être
    constamment connecté. Vous devez donc récupérer vos courriels sur cette
    machine avec des programmes comme fetchmail. C'est l'option adaptée à un
    système connecté par le réseau téléphonique.

Distribution locale seulement

    Le système n'est pas sur un réseau. Le courrier est uniquement envoyé et
    reçu par des utilisateurs locaux. Même si vous n'avez pas l'intention
    d'envoyer des messages, cette option est hautement conseillée car certains
    utilitaires du système peuvent vous envoyer divers messages d'alerte, p.
    ex. le bien aimé « Disk quota exceeded ». Cette option convient aussi aux
    nouveaux utilisateurs, elle ne posera pas de question.

Pas de configuration pour le moment

    Choisissez cette option si vous êtes absolument certain de savoir ce que
    vous faites. Le système de courrier ne sera pas configuré. Tant qu'il ne le
    sera pas, vous ne pourrez ni envoyer ni recevoir des courriels. Les
    messages importants venant des utilitaires du système ne vous parviendront
    pas.

Si aucun de ces scénarios ne s'accorde à vos besoins, ou si vous voulez un
réglage très fin, vous devrez modifier les fichiers de configuration qui se
trouvent dans le répertoire /etc/exim4. D'autres informations sur le programme
exim4 se trouvent dans /usr/share/doc/exim4.

7.3. Se connecter

Après avoir installé les paquets, vous vous retrouvez face à l'invite de
connexion (login). Connectez-vous en utilisant le nom d'utilisateur et le mot
de passe que vous avez choisi. Vous pouvez maintenant utiliser votre système.

Si vous êtes un nouvel utilisateur, vous voudrez peut-être parcourir la
documentation qui est déjà installée sur votre système. Il existe plusieurs
systèmes de documentation ; un travail est en cours afin de les intégrer dans
un tout cohérent. Vous trouverez ci-dessous quelques points de départ.

La documentation qui accompagne les programmes que vous avez installés se
trouve dans le répertoire /usr/share/doc/, dans un sous-répertoire qui porte le
nom du programme. Par exemple, le Guide de l'utilisateur d'apt, programme qui
installe d'autres programmes sur votre système, se situe dans le fichier /usr/
share/doc/apt/guide.html/index.html.

De plus, il y a quelques répertoires spéciaux dans le répertoire /usr/share/doc
/. Les HOWTO Linux sont installés au format .gz dans le répertoire /usr/share/
doc/HOWTO/en-txt/. Une fois dhelp installé, vous pouvez consulter avec votre
navigateur le fichier /usr/share/doc/HTML/index.html qui contient un index sur
la documentation installée.

Un moyen facile de consulter ces documents est d'exécuter cd /usr/share/doc/,
puis de saisir lynx suivi d'un espace et d'un point (le point représente le
répertoire courant).

Vous pouvez aussi saisir info command ou man command pour obtenir des
informations sur la plupart des commandes disponibles depuis l'interpréteur de
commandes. En exécutant help, vous afficherez l'aide sur les commandes de
l'interpréteur de commandes. Et si vous tapez une commande suivie par --help,
un court résumé sur l'usage de cette commande sera affiché. Si le résultat
d'une commande défile au-delà du haut de l'écran, tapez | more après la
commande de façon à provoquer une pause entre chaque écran. Pour voir une liste
de toutes les commandes disponibles qui commencent par une lettre donnée, tapez
cette lettre, suivie de deux fois la touche de tabulation.

Pour une introduction plus complète sur Debian et GNU/Linux, voyez /usr/share/
doc/debian-guide/html/noframes/index.html.


--------------

^[4] Notez que le programme effectivement utilisé pour installer des paquets
est nommé dpkg. Toutefois, ce paquet est un outil de bas niveau qu'apt-get
appelle lorsqu'il en a besoin. Ce dernier est un outil de plus haut niveau car
il sait aussi bien installer les paquets nécessaires à l'installation du paquet
que vous essayez d'installer, que récupérer le paquet à partir d'un cédérom, du
réseau, etc.

^[5] Il faut savoir que pour présenter cette liste, base-config appelle
simplement le programme tasksel. Pour une sélection manuelle des paquets, c'est
aptitude qui est exécuté. Chacun de ces programmes peut être utilisé à tout
moment une fois l'installation terminée. Une fois que l'installation est finie,
si vous voulez un paquet particulier, exécutez simplement aptitude install
paquet, où paquet est le nom du paquet voulu.

^[6] Vous pouvez aussi modifier les sélections par défaut. Si vous voulez
choisir un paquet supplémentaire, utilisez Voir->Voir les nouveaux paquets.

Chapitre 8. Les prochaines étapes

Table des matières

8.1. Si vous débutez sous Unix
8.2. S'orienter dans Debian

    8.2.1. Le système des paquets
    8.2.2. Gestion des versions des applications
    8.2.3. Gestion des tâches récurrentes

8.3. Pour aller plus loin
8.4. Compiler un nouveau noyau

    8.4.1. Gestion des images du noyau

8.1. Si vous débutez sous Unix

Si vous ne connaissez pas Unix, vous devrez sans doute acheter et lire quelques
livres sur le sujet. Vous trouverez de bonnes informations dans la Réference
Debian. La liste des FAQ Unix référence beaucoup de documents UseNet à valeur
historique. La Foire Aux Questions UNIX contient un certain nombre de
références à des livres et à des groupes de discussion Usenet qui pourront vous
aider. Vous pouvez également regarder la User-Friendly Unix FAQ.

Linux est une implémentation d'Unix. Le projet de documentation Linux (LDP)
rassemble un certain nombre de HOWTO et de livres en ligne relatifs à Linux. La
plupart de ces documents peuvent être installés sur votre machine ; il suffit
d'installer le paquet doc-linux-fr, et de consulter les documentations
disponibles dans le répertoire /usr/share/doc/LANG/fr/HOWTO. La version
originale en anglais des HOWTO du LDP est également disponible dans les paquets
doc-linux-html (documentation au format HTML) et doc-linux-text (documentation
au format ASCII), et s'installe dans /usr/share/doc/HOWTO. D'autres versions
traduites des HOWTO du LDP sont également disponibles sous forme de paquets
Debian.

8.2. S'orienter dans Debian

Debian est un peu différente des autres distributions. Même si vous êtes
habitué à travailler avec d'autres distributions Linux, il y a quelques détails
que vous devez connaître à propos de Debian pour garder votre système en bon
état. Le contenu de ce chapitre vous aidera à vous orienter ; ce n'est pas un
didacticiel sur l'utilisation de Debian, mais un bref coup d'oeil sur le
système, pour les gens pressés.

8.2.1. Le système des paquets

Le concept le plus important à assimiler est le système de gestion des paquets.
La plus grande partie de votre système est sous le contrôle du système de
gestion des paquets. Cela inclut :

  * /usr (en excluant /usr/local)

  * /var (vous pourriez créer /var/local en toute sécurité)

  * /bin

  * /sbin

  * /lib

Par exemple, si vous remplacez /usr/bin/perl, cela fonctionnera, mais lors de
la prochaine mise à jour du paquet perl, le fichier que vous avez modifié sera
remplacé. Les experts évitent cela en marquant le paquet comme « à conserver
(hold) » avec l'application aptitude.

L'une des meilleures méthodes d'installation est la méthode apt. Vous pouvez
utiliser la version ligne de commande apt-get, ou bien la version plein écran
aptitude. Notez qu'apt permet de fusionner plusieurs sources pour les paquets :
main, contrib et non-free ; ainsi vous avez accès aussi bien aux paquets soumis
à des restrictions d'export qu'aux versions standard.

8.2.2. Gestion des versions des applications

Les différentes versions des applications sont gérées par update-alternatives.
Si vous utilisez plusieurs versions de vos applications, lisez la page de
manuel de update-alternatives.

8.2.3. Gestion des tâches récurrentes

Les actions dont l'administrateur a la responsabilité devraient se trouver dans
le répertoire /etc, car ce sont des fichiers de configuration. Si un travail
doit être répété chaque jour, semaine ou mois, mettez simplement un script ou
une application exécutant cette action respectivement dans /etc/cron.daily, /
etc/cron.weekly et /etc/cron.monthly. Ils seront appelés depuis /etc/crontab,
et lancés consécutivement par ordre alphabétique.

D'un autre côté, si vous avez une tâche qui doit être lancée par un utilisateur
particulier, ou à une heure ou à une fréquence bien précise, vous pouvez
utiliser /etc/crontab, ou, mieux encore, /etc/cron.d/votre_choix. Ces fichiers
possèdent aussi un champ supplémentaire qui permet de spécifier sous quelle
identité l'action sera exécutée.

Dans tous les cas, vous n'avez qu'à modifier les fichiers, et cron le
remarquera automatiquement. Vous n'avez pas à lancer de commandes spéciales.
Pour plus d'informations, lisez cron(8), crontab(5) et /usr/share/doc/cron/
README.Debian.

8.3. Pour aller plus loin

Si vous avez besoin d'informations à propos d'un programme particulier, vous
devriez d'abord essayer man programme, ou info programme.

Vous pourrez également trouver beaucoup de documents utiles dans /usr/share/
doc. En particulier, /usr/share/doc/HOWTO et /usr/share/doc/FAQ contiennent
beaucoup d'informations intéressantes. Pour signaler des bogues, regardez les
fichiers /usr/share/doc/debian/bug*. Pour connaître des informations
spécifiques à Debian pour un programme particulier, lisez /usr/share/doc/(nom
du paquet)/README.Debian.

Le site web Debian contient beaucoup de documentation sur Debian. Vous pouvez
consulter en particulier la FAQ Debian et la Référence Debian. Le Projet de
documentation sur Debian répertorie d'autres documents sur Debian. Les membres
de la communauté Debian s'entraident ; pour vous abonner à une ou plusieurs
listes de diffusion Debian, voyez la page d' abonnement aux listes de diffusion
. Enfin les archives des listes de diffusion sont une mine d'informations sur
Debian.

Le Projet de documentation sur Linux est une source d'informations générales
sur GNU/Linux. Vous y trouverez des guides et des liens vers d'autres
informations sur le système GNU/Linux.

8.4. Compiler un nouveau noyau

Pourquoi vouloir compiler un nouveau noyau ? Ce n'est en général pas
nécessaire, car le noyau par défaut de Debian reconnaît la plupart des
configurations. En outre différents noyaux sont disponibles. Vous devriez
chercher s'il n'existe pas de paquet contenant un noyau qui corresponde à votre
matériel. Cependant, il peut être utile de compiler un nouveau noyau dans les
cas suivants :

  * Gérer des périphériques spéciaux, ou des conflits de périphériques dans les
    noyaux par défaut ;

  * Activer des options qui ne sont pas incluses dans le noyau par défaut,
    permettre la gestion de la mémoire haute par exemple ;

  * Optimiser le noyau en enlevant les pilotes inutiles, ce qui peut accélérer
    le démarrage de la machine ;

  * Créer un noyau monolithique à la place d'un noyau modulaire ;

  * Utiliser une version de développement du noyau ;

  * Mieux connaître le noyau linux.

8.4.1. Gestion des images du noyau

N'ayez pas peur de compiler un nouveau noyau. C'est amusant et vous apprendrez
de nouvelles choses.

Pour compiler un noyau « façon Debian », vous avez besoin des paquets
suivants : fakeroot, kernel-package, kernel-source-2.6.8 (la version la plus
récente lors de la rédaction de ce document) et quelques autres qui sont
probablement déjà installés sur votre machine (pour la liste complète, voyez /
usr/share/doc/kernel-package/README.gz).

Cette méthode crée un .deb à partir des sources du noyau ; si vous utilisez des
modules non standard, elle incorpore aussi ces dépendances dans le .deb. C'est
une bonne solution pour gérer les images du noyau ; le répertoire /boot
contiendra le noyau, le System.map et une sauvegarde du fichier de
configuration utilisé pour ce paquet.

Il faut remarquer qu'il n'est pas obligatoire de compiler votre noyau « façon
Debian »; mais vous vous rendrez compte qu'utiliser le système de gestion des
paquets pour gérer les noyaux rend leur installation plus simple et plus sûre.
En fait, vous pouvez simplement télécharger les sources de Linus et non pas
kernel-source-2.6.8, tout en utilisant la méthode de compilation
kernel-package.

Notez que vous trouverez une documentation complète sur l'utilisation de
kernel-package dans le répertoire /usr/share/doc/kernel-package. Cette section
ne contient qu'un bref didacticiel.

Dans ce qui suit, nous supposerons que vous pouvez tout faire sur votre machine
et que vous allez extraire les sources du noyau dans votre répertoire personnel
^[7]. Nous supposerons aussi que la version du noyau est 2.6.8. Allez dans le
répertoire où vous voulez désarchiver les sources et désarchivez-les avec tar
xjf /usr/src/kernel-source-2.6.8.tar.bz2 , et déplacez-vous dans le répertoire
kernel-source-2.6.8 qui vient d'être créé.

Maintenant, vous pouvez configurer votre noyau. Exécutez make xconfig si X11
est installé, configuré et lancé. Exécutez make menuconfig dans le cas
contraire (vous aurez alors besoin du paquet libncurses5-dev). Prenez le temps
de lire l'aide en ligne et de choisir judicieusement les options à activer. En
cas de doute, il est souvent préférable d'inclure les pilotes de périphériques
(tels que les contrôleurs SCSI, cartes Ethernet, etc.) que vous ne connaissez
pas bien. Faites attention : les autres options, non spécifiques au matériel,
doivent être laissées à leur valeur par défaut si vous ne les comprenez pas.
N'oubliez pas de sélectionner « Kernel module loader » dans la section
« Loadable module support » (elle n'est pas sélectionnée par défaut), sinon
votre système Debian risque d'avoir des problèmes.

Nettoyez l'arborescence des sources et réinitialisez les paramètres de
kernel-package. Pour ce faire, tapez make-kpkg clean.

Maintenant, compilez votre noyau : fakeroot make-kpkg --revision=custom.1.0
kernel_image. Bien sûr, le numéro de version « 1.0 » peut être changé ; il
s'agit juste d'un moyen de suivre vos différentes versions du noyau. De la même
façon, vous pouvez remplacer le mot « custom\ » par ce que vous voulez (par
exemple le nom d'une machine). La compilation d'un noyau peut être assez
longue, selon la puissance de votre machine.

Si vous avez besoin des PCMCIA, vous devrez installer le paquet pcmcia-source.
Désarchivez le fichier tar comprimé, en tant que superutilisateur, dans le
répertoire /usr/src (il est important que les modules soient à l'endroit où ils
sont supposés être, c'est-à-dire dans /usr/src/modules). Ensuite, en étant
superutilisateur, tapez make-kpkg modules_image.

Une fois la compilation terminée, vous pouvez installer votre noyau
personnalisé comme n'importe quel autre paquet. En étant superutilisateur,
tapez dpkg -i ../kernel-image-2.6.8-subarchitecture_custom.1.0_powerpc.deb. La
partie subarchitecture est une sous-architecture optionnelle, suivant les
options de compilation que vous avez définies. dpkg -i kernel-image...
installera votre noyau ainsi que les autres fichiers qui lui seront
nécessaires. Par exemple, le fichier System.map sera installé correctement
(très utile pour le débogage des problèmes de noyau) et un fichier /boot/
config-2.6.8 sera installé, qui contiendra votre configuration noyau. Votre
nouveau paquet kernel-image-2.6.8 est tellement malin qu'il utilise
automatiquement le programme d'amorçage de votre plateforme pour mettre à jour
l'information sur l'image de noyau utilisée pendant le démarrage, sans qu'il
soit nécessaire de réexécuter le programme d'amorçage. Si vous avez créé un
paquet pour les modules, par exemple si vous avez PCMCIA, vous devrez installer
ce paquet également.

Vous devez maintenant redémarrer votre système : lisez attentivement les
éventuels avertissements produits par les étapes précédentes, puis exécutez
shutdown -r now.

Pour plus d'informations sur kernel-package, lisez la documentation dans /usr/
share/doc/kernel-package.


--------------

^[7] D'autres endroits sont possibles pour extraire les sources et construire
le noyau, mais c'est le plus facile car aucun droit spécial n'est demandé.

Annexe A. Guide de l'installation

Table des matières

A.1. Préliminaires
A.2. Démarrer l'installateur

    A.2.1. Cédérom
    A.2.2. Disquettes
    A.2.3. Clés USB
    A.2.4. Amorcer sur le réseau
    A.2.5. Amorcer depuis un disque dur

A.3. Installation
A.4. Envoyez-nous un rapport d'installation
A.5. Et ils eurent...

Ce document décrit l'installation de Debian GNU/Linux sarge pour PowerPC
(« powerpc ») avec le nouvel installateur Debian. Il reproduit le processus
d'installation et donne des informations valables pour la plupart des
installations. Quand des informations supplémentaires sont nécessaires, nous
renvoyons aux explications plus détaillées du Manuel d'installation de Debian
GNU/Linux.

A.1. Préliminaires

Si vous rencontrez des erreurs lors de l'installation, veuillez vous référer à
Section 5.3.5, « Faire un rapport de bogue » pour savoir comment les signaler.
Si ce document ne répond pas à vos questions, posez-les sur la liste de
diffusion debian-boot (debian-boot@lists.debian.org) ou demandez sur IRC (#
debian-boot, réseau freenode).

A.2. Démarrer l'installateur

L'équipe debian-cd fournit des images sur cédérom contenant l'installateur sur
la page Debian CD. Pour savoir où trouver des cédéroms, lisez Section 4.1,
« Cédéroms Debian GNU/Linux officiels ».

Certaines méthodes d'installation demandent des images différentes des images
sur cédérom. La Section 4.2.1, « Où trouver les fichiers d'installation ? »
explique comment trouver des images sur les miroirs Debian.

Les sections suivantes donnent des précisions sur les images nécessaires pour
chaque type d'installation.

A.2.1. Cédérom

Pour installer sarge avec l'installateur, il existe deux sortes d'image,
appelées images « netinst ». Ces images s'amorcent à partir du cédérom et
installent les paquets en les récupérant sur le réseau, d'où le nom,
« netinst ». La différence entre ces images est que, sur l'image complète, sont
inclus les paquets du système de base, tandis que sur l'image « business card »
ces paquets sont récupérés sur le web. Si vous préférez, vous pouvez obtenir
une image complète qui n'a pas besoin du réseau pour l'installation. Seul le
premier cédérom de cet ensemble est nécessaire.

Téléchargez l'image que vous préférez et gravez-la sur un cédérom. Pour amorcer
un PowerMac à partir du cédérom, appuyez sur la touche c lors du démarrage.
Voyez la Section 5.1.1, « Amorcer depuis un cédérom » pour d'autres façons de
faire.

A.2.2. Disquettes

Si vous ne pouvez pas amorcer le système à partir d'un cédérom, vous pouvez
télécharger des images sur disquette. Vous avez besoin de floppy/boot.img,
floppy/root.img et peut-être d'une disquette de pilotes.

La disquette d'amorçage est celle qui contient boot.img. Lors de l'amorçage,
cette disquette demandera l'insertion de la seconde disquette, celle qui
contient root.img.

Si vous prévoyez d'utiliser le réseau pour faire l'installation, vous aurez
besoin d'une disquette qui contient floppy/net-drivers.img avec les pilotes
pour les cartes ethernet ou la gestion des cartes PCMCIA.

Si vous possédez un cédérom que vous ne pouvez utiliser pour l'amorçage,
amorcez à partir des disquettes et prenez floppy/cd-drivers.img sur une
disquette de pilotes pour terminer l'installation avec votre cédérom.

Les disquettes font partie des supports les moins fiables. Attendez-vous à
trouver beaucoup de disquettes défectueuses (lisez la Section 5.3.1,
« Fiabilité des disquettes »). Chaque fichier .img téléchargé doit être placé
sur une seule disquette. Vous pouvez utiliser la commande dd pour écrire sur /
dev/fd0, ou tout autre moyen, voyez la Section 4.3, « Comment créer des
disquettes depuis des images disque ? ». Puisque vous avez plusieurs
disquettes, c'est une bonne idée de les étiqueter.

A.2.3. Clés USB

On peut aussi amorcer à partir de support USB amovible. Par exemple, une clé
USB, facilement transportable, peut servir à installer Debian.

Pour préparer la clé USB, la méthode la plus simple est de télécharger le
fichier hd-media/boot.img.gz, et d'extraire avec gunzip l'image de 128 Mo.
Transférez ensuite cette image sur la clé, dont la taille doit évidemment être
au moins égale à 128 Mo. Bien sûr, cela détruira toutes les données présentes
sur la clé. Puis montez la clé, avec un système de fichiers FAT. Téléchargez
maintenant une image de type « netinst » et copiez ce fichier, dont le nom doit
se terminer par .iso, sur la clé.

Il y a d'autres moyens, plus souples, de mettre en oeuvre une clé USB et
l'installateur Debian peut fonctionner avec des clés qui possèdent moins de
mémoire. Pour des précisions, voyez la Section 4.4, « Préparation des fichiers
pour un amorçage avec une clé USB ».

Pour amorcer les systèmes Macintosh sur des périphériques USB, il faut
manipuler le microprogramme Open Firmware. Pour des indications, voyez
Section 5.1.3, « Amorcer sur une clé USB ».

A.2.4. Amorcer sur le réseau

Il est aussi possible de lancer l'installateur Debian à partir du réseau. Les
différentes méthodes pour cet amorçage réseau dépendent de l'architecture et de
la configuration. Les fichiers dans netboot/ servent à l'amorçage de
l'installateur.

A.2.5. Amorcer depuis un disque dur

Il est possible de faire une installation sans utiliser de support amovible,
par exemple avec un disque dur possédant déjà un autre système d'exploitation.
Téléchargez hd-media/initrd.gz, hd-media/vmlinuz et une image CD dans le
répertoire racine du disque. Assurez-vous que le nom de l'image CD se termine
par .iso. Maintenant, il suffit d'amorcer Linux avec initrd.

A.3. Installation

Après le démarrage de l'installateur, l'écran initial est affiché. Appuyez sur
la touche Enter pour amorcer, ou bien lisez les instructions sur les autres
méthodes d'amorçage et sur les paramètres (voyez la Section 5.2, « Paramètres
d'amorçage »).

On vous demandera ensuite de choisir une langue. Déplacez-vous avec les flèches
et appuyez sur la touche Enter quand vous avez choisi. On vous demandera un
pays, à choisir parmi les pays où cette langue est parlée. Si votre pays n'est
pas dans la première liste, une liste contenant tous les pays est disponible.

On vous demandera de confirmer la carte clavier. Choisissez la carte par
défaut, sauf si vous en connaissez une meilleure.

Patientez maintenant, tandis que l'installateur détecte le matériel et charge
ses composants à partir du cédérom, par exemple...

Ensuite l'installateur recherche le matériel réseau et configure le réseau avec
DHCP. Si vous n'êtes pas sur un réseau ou si vous n'utilisez pas DHCP, vous
aurez la possibilité de configurer vous-même le réseau.

Il est temps maintenant de partitionner les disques. Vous aurez d'abord la
possibilité de partitionner automatiquement soit un disque entier soit l'espace
libre d'un disque. C'est la méthode recommandé pour les débutants ou pour les
gens pressés. Si vous ne voulez pas du partitionnement automatique, choisissez
de partitionner vous-même.

L'écran suivant montre la table des partitions, avec les systèmes de fichiers
et les points de montage. Choisissez une partition que vous voulez modifier ou
détruire. Si vous aviez choisi le partitionnement automatique, il vous suffira
de sélectionner Terminer le partitionnement dans le menu pour accepter ce qui a
été fait. N'oubliez pas qu'il vous faut au moins une partition d'échange et une
partition racine montée sur /. D'autres informations sur le partitionnement se
trouvent dans l'Annexe B, Partitionnement pour Debian.

L'installateur formate les partitions et installe le système de base, ce qui
peut prendre du temps. Puis le noyau est installé.

La dernière étape est l'installation d'un programme d'amorçage. Si
l'installateur a détecté d'autres systèmes d'exploitation sur la machine, il
les ajoutera au menu du programme d'amorçage.

L'installateur annonce maintenant que l'installation est terminée. Retirez le
cédérom ou le support que vous avez utilisé et appuyez sur la touche Enter pour
réamorcer la machine. Cela vous conduira à la deuxième étape du processus
d'installation qui est expliquée dans le Chapitre 7, Démarrer votre nouveau
système Debian.

Si vous avez besoin d'autres informations sur ce processus d'installation,
voyez le Chapitre 6, Comment utiliser l'installateur Debian ?.

A.4. Envoyez-nous un rapport d'installation

Si l'installateur Debian a installé correctement le système, veuillez prendre
le temps de nous envoyer un rapport. Il y a un modèle, install-report.template,
dans le répertoire /root du système nouvellement installé. Remplissez-le et
envoyez-le comme un rapport de bogue pour le paquet installation-reports. Voyez
les explications dans la Section 5.3.5, « Faire un rapport de bogue ».

Si l'installation n'a pas atteint base-config ou a rencontré d'autres
problèmes, vous avez sans doute trouvé un bogue dans l'installateur. Il est
nécessaire que nous le connaissions pour améliorer l'installateur. Veuillez
prendre le temps de nous le signaler. Vous pouvez utiliser le modèle précédent.
Si l'installateur a complètement échoué, voyez la Section 5.3.4, « Rapporteur
de bogues ».

A.5. Et ils eurent...

Nous espérons que votre système Debian vous plaira et qu'il sera utile. Vous
pouvez maintenant lire le Chapitre 8, Les prochaines étapes.

Annexe B. Partitionnement pour Debian

Table des matières

B.1. Décider des partitions et de leurs tailles
B.2. L'arborescence des fichiers
B.3. Schéma de partitionnement recommandé
B.4. Noms des périphériques sous Linux
B.5. Programmes de partitionnement de Debian

    B.5.1. Partitionnement pour les PowerMacs

B.1. Décider des partitions et de leurs tailles

Au strict minimum, GNU/Linux a besoin d'une partition pour lui-même. Vous
pouvez avoir une seule partition contenant le système entier, les applications
et vos fichiers personnels. La plupart des gens pensent qu'une partition
d'échange (swap) est nécessaire, bien que ce ne soit pas tout à fait vrai. Le
« Swap » est l'espace de travail du système d'exploitation ; il lui permet
d'utiliser de l'espace disque comme « mémoire virtuelle ». En le plaçant sur
une partition séparée, Linux peut en faire un usage bien plus efficace. Il est
possible de forcer Linux à utiliser un fichier normal comme espace d'échange,
mais ce n'est pas recommandé.

La plupart des gens choisissent d'utiliser plus de partitions que le minimum
requis pour GNU/Linux. Il y a deux raisons pour que vous ayez envie de diviser
le système de fichiers en de nombreuses petites partitions. La première
concerne la sécurité. Si le système de fichiers est corrompu, en général une
seule partition est affectée. Donc, vous n'avez à remplacer (à partir des
sauvegardes que vous avez soigneusement conservées) qu'une partie de votre
système. Au minimum, vous devriez envisager la création de ce qui est
communément appelée la « partition racine ». Elle contient les composants les
plus essentiels du système. Si une autre partition est corrompue, vous pourrez
toujours amorcer Linux pour réparer le système. Cela peut vous épargner le
désagrément d'avoir à réinstaller le système entier.

La seconde raison est généralement plus importante pour une entreprise, mais
cela dépend vraiment de l'utilisation de votre machine. Par exemple, recevoir
des envois en nombre de messages électroniques peut facilement remplir une
partition. Si vous avez placé /var/mail sur sa propre partition, la majeure
partie du système marchera même si vous êtes submergé de courrier non sollicité
(spam).

Le seul inconvénient qu'il y a à utiliser plusieurs partitions est qu'il est
souvent difficile de connaître ses besoins à l'avance. Si vous faites une
partition trop petite, vous aurez soit à réinstaller le système soit à déplacer
constamment des fichiers pour faire de la place sur la partition trop petite.
D'un autre côté, si vous faites une partition trop grande, vous aurez perdu de
l'espace pouvant être utile ailleurs. L'espace disque est bon marché de nos
jours, mais pourquoi jeter votre argent par les fenêtres ?

B.2. L'arborescence des fichiers

Debian GNU/Linux adhère à la norme sur l'organisation des systèmes de fichiers
pour le nommage des fichiers et des répertoires. Cette norme permet aux
utilisateurs et aux auteurs de logiciel de prévoir l'emplacement des fichiers
et des répertoires. Le répertoire racine est simplement représenté par la barre
oblique /. Au niveau de la racine, tous les systèmes Debian incluent ces
répertoires :

+-----------------------------------------------------------------------------+
|Répertoire|                             Contenu                              |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|bin       |Binaires (exécutables) des commandes essentielles                 |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|boot      |Fichiers statiques pour le programme d'amorçage                   |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|dev       |Fichiers des pilotes de périphériques                             |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|etc       |Configuration système propre à la machine                         |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|home      |Répertoires personnels des utilisateurs                           |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|lib       |Bibliothèques partagées et modules noyaux essentiels              |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|media     |Points de montage pour les supports amovibles                     |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|mnt       |Point de montage pour les montages temporaires                    |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|proc      |Répertoire virtuel pour les informations système (noyaux 2.4 et   |
|          |2.6)                                                              |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|root      |Répertoire personnel de l'utilisateur root                        |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|sbin      |Exécutables système essentiels                                    |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|sys       |Répertoire virtuel pour les informations système (noyaux 2.6)     |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|tmp       |Fichiers temporaires                                              |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|usr       |Hiérarchie secondaire                                             |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|var       |Données variables                                                 |
|----------+------------------------------------------------------------------|
|opt       |Répertoire pour d'autres logiciels                                |
+-----------------------------------------------------------------------------+

La liste suivante décrit quelques caractéristiques importantes des répertoires
et des partitions. L'utilisation de l'espace disque varie grandement avec la
configuration du système et les modes d'utilisation. Les principes généraux
énoncés ici constitue une introduction au partitionnement des disques.

  * La partition racine / doit toujours contenir les répertoires : /etc, /bin,
    /sbin, /lib et /dev, sinon votre système ne pourra pas démarrer. En
    général, 150 à 250 Mo sont nécessaires ;

  * /usr : tous les programmes des utilisateurs (/usr/bin), les bibliothèques
    (/usr/lib), la documentation (/usr/share/doc), etc. sont dans ce
    répertoire. Cette partie du système de fichiers a besoin du plus d'espace
    possible. Vous devriez disposer d'au moins 500 Mo d'espace disque. Si vous
    voulez installer plus de paquets, vous devriez augmenter l'espace disque
    attribué à ce répertoire. Pour installer un poste de travail ou un serveur
    « généreux », 4 à 6 GO sont nécessaires ;

  * /var : toutes les données variables comme les articles des forums usenet,
    les messages électroniques, les sites web, le cache du système des paquets,
    etc. seront placées dans ce répertoire. La place nécessaire dépend
    énormément de l'usage que vous faites de votre ordinateur, mais pour la
    plupart des administrateurs, elle sera dictée par la charge due aux outils
    de gestion des paquets. Si vous envisagez de faire une installation
    complète de tout ce que Debian peut vous offrir en une seule fois, réserver
    2 à 3 Go d'espace pour /var devrait suffire. Si vous préférez installer le
    tout en plusieurs étapes (p. ex. d'abord les services et utilitaires, puis
    les outils texte, puis X11...), vous pouvez vous contenter de 300 à 500 Mo.
    Si l'espace disque est une contrainte majeure et que vous ne voulez pas
    faire de mises à jour majeures, vous pouvez vous en tirer avec 30 à 40 Mo ;

  * /tmp : si un programme crée des données temporaires, elles seront
    probablement placées dans /tmp. 40 à 100 Mo devraient suffire. Certaines
    applications, gestionnaires d'archives, outils pour créer des CD/DVD,
    logiciels multimedia, peuvent se servir de /tmp pour stocker provisoirement
    des images. Si vous comptez utiliser ces programmes, vous devrez recalculer
    l'espace nécessaire dans /tmp.

  * /home : chaque utilisateur mettra ses données dans un sous-répertoire de ce
    répertoire. La place nécessaire dépend du nombre d'utilisateurs sur le
    système, et du genre de fichiers qu'ils devront stocker. Selon
    l'utilisation du système, vous devriez réserver environ 100 Mo par
    utilisateur, à adapter selon vos besoins. Réservez beaucoup plus d'espace
    si des fichiers multimedia (MP3, films) seront conservés dans le
    répertoire.

B.3. Schéma de partitionnement recommandé

Pour les nouveaux utilisateurs, les machines Debian personnelles ou familiales,
et autres systèmes mono-utilisateurs, une simple partition / (plus celle
d'échange) est sans doute la solution la plus simple. Cependant, si votre
partition a une taille supérieure à 6 Go, choisissez le type ext3 pour votre
système de fichier. Les partitions de type ext2 ont besoin d'une vérification
périodique de l'intégrité du système de fichier, et cela peut prendre au
démarrage un temps non négligeable lorsque la taille de la partition est
importante.

Pour les systèmes multi-utilisateurs, ou les systèmes avec beaucoup d'espace
disque, il vaut mieux placer les répertoires /usr, /var, /tmp, et /home chacun
sur une partition distincte de la partition /.

Dans certains cas, vous pourriez avoir besoin d'une partition /usr/local
distincte si vous prévoyez d'installer beaucoup de programmes qui ne font pas
partie de la distribution Debian. Si votre machine est destinée à être un
serveur de courrier, vous pourriez avoir besoin de mettre aussi /var/mail sur
une partition distincte. Parfois, mettre le répertoire /tmp sur sa propre
partition, par exemple 20 à 50 Mo peut être une bonne idée. Si vous mettez sur
pied un serveur avec beaucoup d'utilisateurs, il est généralement intéressant
d'avoir une grande partition distincte pour /home. En général, la méthode de
partitionnement varie d'un ordinateur à l'autre, en fonction de son usage.

Pour des systèmes très complexes, consultez le HOWTO Multi Disk. Il contient
des informations très précises qui intéresseront les fournisseurs d'accès à
Internet et les personnes installant des serveurs.

En ce qui concerne la taille de la partition d'échange (swap), les avis sont
partagés. Une règle traditionnelle, qui fonctionne bien, est d'utiliser autant
d'espace d'échange que de RAM. Dans la plupart des cas, cette taille ne devrait
pas être inférieure à 16 Mo. Bien sûr, il y a des exceptions à cette règle. Si
vous essayez de résoudre simultanément 10 000 équations sur une machine avec
256 Mo de RAM, vous pourriez avoir besoin d'un gigaoctet (ou plus) d'échange.

Sur les architectures 32 bits (i386, m68k, SPARC 32 bits et PowerPC), la taille
maximale d'une partition d'échange est de 2 Go. Cela devrait suffire pour
presque tous les systèmes. De toute façon, si vos besoins en espace d'échange
sont aussi importants, vous devriez probablement essayer de disperser les
partitions d'échange sur des disques différents (appelés aussi « spindles »)
et, si possible, sur des canaux IDE ou SCSI différents. Le noyau équilibrera
l'utilisation de l'espace d'échange entre les différentes partitions, afin
d'obtenir de meilleures performances.

Avec une machine possédant 32 Mo de RAM et un disque IDE de 1.7 Go sur /dev/
hda, on pourrait créer une partition de 500 Mo pour un système sur /dev/hda1,
une partition d'échange de 32 Mo sur /dev/hda3 et une partition Linux d'environ
1,2 Go sur /dev/hda2.

Pour avoir une idée de la place nécessaire pour les tâches que vous pourriez
avoir envie de rajouter à la fin de votre installation, consultez :
Section C.3, « Ressources d'espace disque pour les tâches ».

B.4. Noms des périphériques sous Linux

Le nom des disques et des partitions sous Linux peut être différent des autres
systèmes d'exploitation. Vous devez connaître les noms utilisés lors de la
création et du montage de partitions. Voici les principales conventions de
nommage :

  * Le premier lecteur de disquette est nommé /dev/fd0.

  * Le second lecteur de disquette est nommé /dev/fd1.

  * Le premier disque SCSI (selon l'ID SCSI) est nommé /dev/sda.

  * Le deuxième disque SCSI (selon l'ID) est nommé /dev/sdb, etc.

  * Le premier cédérom SCSI est nommé /dev/scd0, ou encore /dev/sr0.

  * Le disque maître sur le contrôleur IDE primaire est nommé /dev/hda.

  * Le disque esclave sur le contrôleur IDE primaire est nommé /dev/hdb.

  * Les disques maître et esclave sur le deuxième contrôleur sont nommés
    respectivement /dev/hdc et /dev/hdd. Les nouveaux contrôleurs IDE peuvent
    avoir deux canaux fonctionnant comme deux contrôleurs distincts ;

Les partitions sur chaque disque sont représentées en ajoutant un numéro au nom
du disque : sda1 et sda2 représentent la première et la seconde partition du
premier disque SCSI du système.

Voici un exemple concret. Supposons que vous ayez deux disques SCSI, l'un à
l'adresse SCSI 2 et l'autre à l'adresse SCSI 4. Le premier disque (à l'adresse
2) est nommé sda, et le second sdb. Si le disque sda a trois partitions, elles
s'appelleront sda1, sda2 et sda3. La même convention s'applique au disque sdb
et à ses partitions.

Notez que si vous avez deux adaptateurs SCSI (c.-à-d. des contrôleurs SCSI),
l'ordre de nommage des disques peut-être embrouillé. La meilleure solution est
de regarder les messages au démarrage, en supposant que vous connaissiez les
modèles ou les tailles des disques.

B.5. Programmes de partitionnement de Debian

Plusieurs sortes d'utilitaires de partitionnement ont été adaptés par les
développeurs Debian pour tourner sur différents types de disques et
d'architectures matérielles. Voici les programmes qui sont disponibles sur
votre architecture :

partman

    C'est le partitionneur que recommande Debian. Ce « couteau suisse » sait
    aussi redimensionner des partitions et monter des systèmes de fichiers sur
    des points de montage.

cfdisk

    C'est un partitionneur simple à utiliser, fonctionnant en mode plein
    écran... pour nous autres.

    Remarquez que cfdisk ne reconnaît pas du tout les partitions FreeBSD et que
    les noms des périphériques peuvent être différents.

mac-fdisk

    Version de fdisk pour Mac.

L'un de ces programmes sera lancé par défaut quand vous sélectionnerez :
Partitionner un disque dur. Si ce n'est pas celui que vous souhaitez utiliser,
quittez le programme de partitionnement, allez sur la console 2 (tty2) en
appuyant simultanément sur les touches Alt et F2, et saisissez le nom du
programme que vous voulez utiliser (et ses arguments, si nécessaire). Ensuite,
sautez l'étape Partitionner un disque dur de l'installateur et continuez à
l'étape suivante.

Si vous souhaitez que cela fonctionne avec plus de 20 partitions sur votre
disque ide, vous devrez créer vous-même les périphériques à partir de la
partition n° 21. L'étape suivante d'initialisation de la partition échouera
sauf si le bon périphérique est présent. Comme exemple, voici les commandes que
vous pouvez utiliser dans tty2 ou sous « Exécuter un shell », pour ajouter le
périphérique nécessaire à la la partition 21 :

# cd /dev
# mknod hda21 b 3 21
# chgrp disk hda21
# chmod 660 hda21

Le démarrage sur le nouveau système échouera sauf si les bons périphériques
sont présents sur le système en question. Après avoir installé le noyau et les
modules, exécutez :

# cd /target/dev
# mknod hda21 b 3 21
# chgrp disk hda21
# chmod 660 hda21

Un point important est que la partition d'échange (swap) est identifiée par son
nom sur les disques de type Mac : ce doit être « swap ». Toutes les partitions
Mac linux sont identifiées sous le même type de partition, Apple_UNIX_SRV2.
Veuillez lire le manuel approprié. Nous vous suggérons aussi de lire le guide
d'initiation à mac-fdisk">, qui décrit les étapes que vous devez suivre si vous
voulez partager votre disque avec MacOS.

B.5.1. Partitionnement pour les PowerMacs

Si vous faites l'installation sur un PowerMac NewWorld, vous devez créer une
partition de démarrage spéciale pour contenir le programme d'amorçage. Sa
taille doit être de 800 Ko et son type de partition, Apple_Bootstrap. Si la
partition n'est pas créée avec ce type précis, votre machine ne pourra pas
démarrer à partir du disque dur. Vous pouvez utiliser partman et créer une
partition de démarrage « NewWorld » ; vous pouvez aussi utiliser mac-fdisk avec
la commande b.

Le type spécial de partition Apple_Bootstrap est nécessaire pour empêcher MacOS
de monter et d'endommager la partition de démarrage, car elle contient des
modifications spécialement faites pour permettre à Open Firmware de la démarrer
automatiquement.

Notez que cette partition n'est supposée contenir que 3 petits fichiers : le
binaire yaboot, son fichier de configuration yaboot.conf, et un premier niveau
du chargeur OpenFirmware, ofboot.b. Il est inutile de la monter dans votre
système de fichiers (et elle ne doit pas l'être), ni d'y copier un noyau ou
quoi que ce soit d'autre. Les utilitaires ybin et mkofboot servent à manipuler
cette partition.

Afin qu'Open Firmware démarre automatiquement Debian GNU/Linux, la partition de
démarrage doit apparaître sur le disque avant toute autre partition, et
surtout, avant les partitions de démarrage de MacOS. Vous devriez créer en
premier la partition de démarrage. Cependant, si vous ajoutez une partition de
démarrage, vous pouvez utilisez la commande r de mac-fdisk pour réordonner les
partitions, de sorte que celle de démarrage suive immédiatement la table (c'est
toujours la première partition). C'est l'ordre logique de la table qui compte,
pas l'ordre des adresses physiques sur le disque.

Les disques Apple ont habituellement plusieurs petites partitions pour les
pilotes. Si vous envisagez de pouvoir amorcer aussi MacOSX, vous devez garder
ces partitions et une petite partition HFS (800 Ko au minimum). En effet, à
chaque démarrage, MacOSX propose d'initialiser chaque disque qui n'a pas de
partition MacOS active ou pas de partition pour les pilotes.

Annexe C. Informations diverses

Table des matières

C.1. Exemple de fichier de préconfiguration
C.2. Périphériques Linux

    C.2.1. Régler la souris

C.3. Ressources d'espace disque pour les tâches
C.4. Installer Debian GNU/Linux à partir d'un système Unix/Linux

    C.4.1. Pour commencer
    C.4.2. Installer debootstrap
    C.4.3. Lancer debootstrap
    C.4.4. Configurer le sytème de base
    C.4.5. Installer un noyau
    C.4.6. Configurer le programme d'amorçage

C.1. Exemple de fichier de préconfiguration

Ce fichier est un exemple complet et fonctionnel de fichier de préconfiguration
pour les installations automatiques. Son usage est expliqué dans Section 4.7,
« Installation automatisée ». N'hésitez pas à modifier certaines lignes avant
d'utiliser ce fichier.

Note

Pour bien présenter cet exemple, nous avons dû couper certaines lignes. C'est
le caractère « \ » qui marque ces coupures, avec un renfoncement à la ligne
suivante. Dans un vrai fichier de préconfiguration, les lignes doivent êtres
jointes en une seule ligne. Si elles ne le sont pas, la préconfiguration
échouera avec des conséquences imprévisibles.

Un fichier d'exemple « très clair » se trouve dans ../example-preseed.txt.

#### Pour commencer.

# Pour utiliser un fichier de préconfiguration, vous devez d'abord amorcer
# l'installateur et lui dire où se trouve ce fichier. Il suffit de passer un
# paramètre d'amorçage au noyau, soit au moment de l'amorçage, soit en modifiant
# le fichier syslinux.cfg (ou un fichier du même type) pour ajouter les paramètres
# à la fin des lignes « append » pour le noyau.
#
# Si vous faites une installation par le réseau, utilisez ce paramètre :
#   preseed/url=http://host/path/to/preseed
# Si vous recréez un cédérom, vous pouvez utiliser celui-ci :
#   preseed/file=/cdrom/preseed
# Si vous faites une installation à partir d'un support USB, utilisez ce
# paramètre et mettez le fichier de préconfiguration dans le répertoire racine
# de la clé USB.
#   preseed/file=/hd-media/preseed
# Faites attention à mettre le fichier à l'endroit indiqué.
#
# On ne peut pas automatiser certaines étapes de l'installation avec certains types
# de préconfiguration car les questions sont posées avant que le fichier
# ne soit chargé. Si par exemple le fichier est téléchargé sur le réseau, la
# configuration du réseau doit être faite préalablement. L'une des raisons d'utiliser
# la préconfiguration avec initrd est qu'il est alors possible de préconfigurer
# ces étapes.
#
# Quand on ne peut pas utiliser un fichier de préconfiguration pour préconfigurer
# certaines étapes, on peut quand même automatiser l'installation car il est possible
# de passer des paramètres au noyau sur la ligne de commande. Il suffit d'indiquer
# une paire de type path/to/variable=valeur pour toutes les variables listées
# ci-dessous.

# Pendant que vous y êtes, vous pourriez déclarer un debconf/priority=critical
# pour éviter la plupart des questions, même s'il n'y en a pas beaucoup dans
# la préconfiguration qui suit.
# Et vous pourriez aussi mettre le compte à rebours à 1 dans syslinux.cfg et
# éviter ainsi d'avoir à appuyer sur la touche Entrée pour lancer
# l'installateur.
#
# Il faut savoir que le noyau accepte un maximum de huit options ligne de
# de commandes et huit variables d'environnement. Et les options ajoutées
# par l'installateur sont comprises dans ces chiffres. S'il y a dépassement,
# les noyaux 2.4 ignorent les options en trop et les noyaux 2.6 paniquent.
# À partir des noyaux 2.6.9, vous pouvez employer 32 options ligne de
# commandes et 32 variables d'environnement.
#
# On peut sans risque supprimer certaines options par défaut, comme
# 'vga=normal'. Cela permet de rajouter autant d'options
# pour la préconfiguration.
#
# On ne peut pas préconfigurer la langue, le pays ou le clavier. Vous devez
# à la place utiliser les paramètres du noyau. Par exemple :
# languagechooser/language-name=French
# countrychooser/shortlist=fr_FR
# console-keymaps-at/keymap=fr-latin9

#### Configuration du réseau.

# Bien sûr, si vous récupérez le fichier de préconfiguration sur le réseau,
# cela ne marchera pas ! Mais c'est parfait si vous amorcez à partir d'un
# cédérom ou d'une clé USB. Vous pouvez aussi ajouter des paramètres réseau
# aux paramètres du noyau si vous récupérez le fichier de préconfiguration
# sur le réseau.

# Netcfg choisira une interface connectée si possible. Cela empêchera d'afficher
# une liste s'il y a plusieurs interfaces.
d-i netcfg/choose_interface select auto

# Quand le serveur dhcp est lent et que l'installateur s'arrête pour l'attendre,
# ceci peut être utile.
#d-i netcfg/dhcp_timeout string 60

# Si vous préférez configurer vous-même le réseau, voici comment faire :
#d-i netcfg/disable_dhcp boolean true
#d-i netcfg/get_nameservers string 192.168.1.1
#d-i netcfg/get_ipaddress string 192.168.1.42
#d-i netcfg/get_netmask string 255.255.255.0
#d-i netcfg/get_gateway string 192.168.1.1
#d-i netcfg/confirm_static boolean true

# Remarquez que les valeurs données par dhcp, nom de domaine ou nom de
# machine, prennent le pas sur les valeurs déclarées ici. Cependant,
# cette déclaration empêche que les questions ne soient posées même si les
# valeurs viennent de dhcp.
d-i netcfg/get_hostname string unassigned-hostname
d-i netcfg/get_domain string unassigned-domain

# Supprimer le dialogue irritant sur la clé WEP.
d-i netcfg/wireless_wep string
# Et l'étonnant nom de machine dhcp que certains FAI utilisent comme mot de
# passe.
#d-i netcfg/dhcp_hostname string radish

#### Valeurs pour les miroirs

d-i mirror/country string enter information manually
d-i mirror/http/hostname string http.us.debian.org
d-i mirror/http/directory string /debian
d-i mirror/suite string testing
d-i mirror/http/proxy string

### Partitionnement.

# Si le système possède un espace libre, vous pouvez ne partitionner que cet
# espace.
#d-i partman-auto/init_automatically_partition  \
#    select Use the largest continuous free space

# Vous pouvez aussi choisir un disque entier. Le format de son nom peut être
# donné selon le format devfs ou le format traditionnel.
# Par exemple, pour utiliser le premier disque connu sous devfs :
d-i partman-auto/disk string /dev/discs/disc0/disc

# Vous pouvez choisir parmi tous les schémas prédefinis...
d-i partman-auto/choose_recipe select \
    Tous les fichiers dans une seule partition (recommandé aux débutants)
#d-i partman-auto/choose_recipe select Desktop machine
#d-i partman-auto/choose_recipe select Multi-user workstation

# ...ou donner vous-même votre schéma.
# Le format des schémas est expliqué dans le fichier
# devel/partman-auto-recipe.txt.
# Si vous avez la possibilité d'obtenir un schéma dans l'environnement de
# l'installateur, vous pouvez simplement pointer sur lui.
#d-i partman-auto/expert_recipe_file string /hd-media/recipe

# Sinon, vous pouvez écrire un schéma en une seule ligne. L'exemple suivant
# crée une petite partition /boot, une partition swap convenable, et utilise le
# reste de l'espace libre pour la partition racine :
#d-i partman-auto/expert_recipe string boot-root :: \
#    20 50 100 ext3 $primary{ } $bootable{ } method{ format } format{ } \
#    use_filesystem{ } filesystem{ ext3 } mountpoint{ /boot } .  \
#    500 10000 1000000000 ext3 method{ format } format{ } \
#    use_filesystem{ } filesystem{ ext3 } mountpoint{ / } .  \
#    64 512 300% linux-swap method{ swap } format{ } .
# Pour explication, voici le même schéma dans une forme plus lisible :
#       boot-root ::
#       40 50 100 ext3
#               $primary{ } $bootable{ }
#               method{ format } format{ }
#               use_filesystem{ } filesystem{ ext3 }
#               mountpoint{ /boot }
#       .
#       500 10000 1000000000 ext3
#               method{ format } format{ }
#               use_filesystem{ } filesystem{ ext3 }
#               mountpoint{ / }
#       .
#       64 512 300% linux-swap
#               method{ swap } format{ }
#       .

# Partman créera automatiquement les partitions sans demander de confirmation.
d-i partman/confirm_write_new_label boolean true
d-i partman/choose_partition select \
   Terminer le partitionnement et enregistrer les modifications sur le disque
d-i partman/confirm boolean true

#### Installation du programme d'amorçage.

# Grub est le programme d'amorçage par défaut (pour x86). Si vous préférez
# LILO, décommentez la ligne suivante :
#d-i grub-installer/skip boolean true

# Il n'y a aucun danger à donner ce paramètre : il installe grub sur le
# secteur d'amorçage principal s'il n'existe aucun autre système d'exploitation
# sur la machine.
d-i grub-installer/only_debian boolean true

# Ce paramètre installe grub sur le secteur d'amorçage principal même s'il
# existe un autre système d'exploitation, ce qui est moins sûr car il pourrait
# ne pas savoir amorcer cet autre système.
d-i grub-installer/with_other_os boolean true

# Vous pouvez aussi l'installer ailleurs que dans le secteur d'amorçage
# principal. Décommentez et modifiez les lignes suivantes :
#d-i grub-installer/bootdev string (hd0,0)
#d-i grub-installer/only-debian boolean false
#d-i grub-installer/with_other_os boolean false

#### Terminer la première étape de l'installation.

# Pour éviter le dernier message disant que l'installation est terminée.
d-i prebaseconfig/reboot_in_progress note

#### Les commandes du shell.

# La préconfiguration de l'installation n'est pas sécurisée. Rien dans
# dans l'installateur ne vérifie que des dépassements de tampons ou des
# exploitations quelconques des valeurs données dans ce fichier n'ont pas lieu.
# N'utilisez que les fichiers dont vous connaissez la provenance !
# Pour tout dire, et parce que c'est en général utile, voici un
# moyen d'exécuter automatiquement une commande dans l'installateur.

# La première commande est exécutée aussi tôt que possible, juste après
# la lecture du fichier.
#d-i preseed/early_command string anna-install some-udeb

# Cette commande est exécutée juste avant que l'installation ne se termine,
# mais quand le répertoire /target est encore utilisable.
#d-i preseed/late_command string echo foo > /target/etc/bar

# Cette commande est exécutée au moment où base-config commence.
#base-config base-config/early_command string echo hi mom

# Cette commande est exécutée après base-config, juste avant la connexion.
# C'est un bon moyen d'installer les paquets que vous voulez ou d'affiner la
# la configuration du système.
#base-config base-config/late_command string \
#    apt-get install zsh; chsh -s /bin/zsh

###### Preseeding the 2nd stage of the installation.

#### Préconfiguration de base-config.

# Pour éviter le message d'introduction.
base-config base-config/intro note

# Pour éviter le dernier message.
base-config base-config/login note

# Si vous installez un gestionnaire d'affichage et si vous ne voulez pas le
# lancer immédiatemment après base-config :
#base-config base-config/start-display-manager boolean false

# Certaines versions de l'installateur peuvent dire ce que vous avez installé.
# Par défaut, rien n'est signalé. Mais l'envoi de rapport d'installation aide le projet
# à connaître les logiciels populaires.
#popularity-contest popularity-contest/participate boolean false

#### Configuration du fuseau horaire.

# Cette commande règle l'horloge matérielle sur UTC ou non :
#base-config tzconfig/gmt boolean true
# Si vous avez dit à l'installateur que vous habitez aux USA, vous pouvez
# utiliser cette valeur pour déclarer le fuseau horaire.
# (Les choix sont les suivants : Eastern, Central, Mountain, Pacific,
# Alaska, Hawaii, Aleutian, Arizona East-Indiana, Indiana-Starke, Michigan,
# Samoa, autre)
#base-config tzconfig/choose_country_zone/US select Eastern

# Si vous avez dit à l'installateur que vous habitez au Canada.
# (Choix : Newfoundland, Atlantic, Eastern, Central,
# East-Saskatchewan, Saskatchewan, Mountain, Pacific, Yukon, autre)
#base-config tzconfig/choose_country_zone/CA select Eastern

# Si vous avez dit à l'installateur que vous habitez au Brésil. (Choix :
# East, West, Acre, DeNoronha, autre)
#base-config tzconfig/choose_country_zone/BR select East

# Beaucoup de pays n'ont qu'un seul fuseau horaire. Si vous avez dit à
# l'installateur que vous habitez dans l'un de ces pays, vous pouvez le choisir
# avec cette question.
#base-config tzconfig/choose_country_zone_single boolean true

# Cette question est posée pour les pays qui n'appartiennent pas à la liste
# précédente et qui ont plusieurs fuseaux horaires. Vous pouvez préconfigurer
# l'un des fuseaux ou « autre ».
#base-config tzconfig/choose_country_zone_multiple select

#### Configuration des comptes.

# Pour préconfigurer le mot de passe de root, vous devez le mettre en clair
# dans le fichier. Ce n'est pas une très bonne idée, faites attention !
#passwd passwd/root-password password r00tme
#passwd passwd/root-password-again password r00tme

# Si vous voulez ne pas créer d'utilisateur :
#passwd passwd/make-user boolean false

# Vous pouvez aussi présélectionner le nom de l'utilisateur et son identifiant
# de connexion.
#passwd passwd/user-fullname string Debian User
#passwd passwd/username string debian

# Et le mot de passe, mais faites attention !
#passwd passwd/user-password password insecure
#passwd passwd/user-password-again password insecure

#### Configuration d'Apt..

# Cette question contrôle la source des paquets qui sera utilisée dans la
# deuxième étape de l'installation. Les choix sont cdrom, http, ftp,
# filesystem, modifier soi-même le fichier sources list.
base-config apt-setup/uri_type select http

# Si vous choisissez ftp ou http, on vous demandera un pays et un miroir.
base-config apt-setup/country select enter information manually
base-config apt-setup/hostname string http.us.debian.org
base-config apt-setup/directory string /debian
# Ne faire le choix que d'un miroir.
base-config apt-setup/another boolean false

# Vous pouvez choisir d'installer des paquets de non-free et contrib.
#base-config apt-setup/non-free boolean true
#base-config apt-setup/contrib boolean true

# Pour autoriser les mises à jour de sécurité.
base-config apt-setup/security-updates boolean true

#### Sélection des paquets.

# Vous pouvez installer toute combinaison de tâches parmi celles disponibles.
# Pour l'heure, les tâches disponibles sont les suivantes : environnement
# de bureau, serveur Web, serveur d'impression, serveur DNS, serveur de
# fichiers, serveur de courrier, base SQL, portable, système standard, sélection manuelle
# des paquets.
# La dernière utilise aptitude. Vous pouvez aussi de ne pas installer de tâches
# et de forcer l'installation de paquets par un autre moyen.
# Il est recommandé de toujours inclure la tâche Système standard
tasksel tasksel/first multiselect Desktop environment, Standard system
#tasksel tasksel/first multiselect Web server, Standard system

#### Configuration du MTA.

# Pendant une installation normale, exim pose peu de questions. Voici
# comment les éviter. Une préconfiguration plus complexe est possible.
exim4-config exim4/dc_eximconfig_configtype \
    select no configuration at this time
exim4-config exim4/no_config boolean true
exim4-config exim4/no_config boolean true

# C'est une bonne idée d'indiquer ici le nom de l'utilisateur que vous avez
# créé. Si vous n'indiquez aucune valeur, le courrier pour postmaster ira dans
# /var/mail/mail.
exim4-config exim4/dc_postmaster string

#### Configuration du serveur X.

# Préconfigurer le serveur X est possible, mais vous devrez sans doute
# connaître les caractéristiques du matériel video de votre machine. Le
# configurateur Debian du serveur X ne configure rien automatiquement.

# X peut détecter le bon pilote pour certaines cartes, mais si vous faites une
# préconfiguration, vous annulez ce qu'il aura choisi. Cependant vesa
# fonctionne la plupart du temps.
#xserver-xfree86 xserver-xfree86/config/device/driver select vesa

# Pour la détection automatique de la souris, il faut savoir que si elle
# échoue, X recommence sans fin le processus. Donc, s'il y a préconfiguration,
# une boucle infinie peut apparaître si la souris n'est pas détectée.
#xserver-xfree86 xserver-xfree86/autodetect_mouse boolean true

# La détection automatique du moniteur est recommandée.
xserver-xfree86 xserver-xfree86/autodetect_monitor boolean true
# Décommentez la ligne suivante si vous posséder un écran LCD.
#xserver-xfree86 xserver-xfree86/config/monitor/lcd boolean true
# X possède trois adresses pour la configuration du moniteur. Voici comment
# présélectionner l'adresse « medium », qui est toujours disponible.
# L'adresse « simple » peut ne pas être disponible et l'adresse
# « advanced » pose trop de questions.
xserver-xfree86 xserver-xfree86/config/monitor/selection-method \
    select medium
xserver-xfree86 xserver-xfree86/config/monitor/mode-list \
    select 1024x768 @ 60 Hz

#### Les autres questions.

# Selon les logiciels que vous avez installés et s'il y a eu des problèmes
# pendant le processus d'installation, d'autres questions peuvent être posées.
# Vous pouvez bien sûr les préconfigurer ! Pour obtenir la liste de toutes
# les questions possibles, faites une installation, et exécutez ces
# commandes :
#   debconf-get-selections --installer > fichier
#   debconf-get-selections >> fichier

# Si vous voulez, vous pouvez inclure dans ce fichier d'autres fichiers de
# de préconfiguration. Toutes les valeurs de ces fichiers annuleront les
# valeurs préexistantes. Vous pouvez indiquer plus d'un fichier, en les
# séparant par des espaces ; tous seront chargés. Ces fichiers peuvent
# à leur tour contenir d'autres directives de préconfiguration ou d'inclusion.
# Notez que si les fichiers sont relatifs, ils seront pris dans le répertoire
# où se trouve le fichier qui les inclut.
#d-i preseed/include string x.cfg

# L'installateur peut vérifier la somme de contrôle des fichiers de
# préconfiguration avant de les utiliser.  Pour le moment, cette somme doit être
# de type md5sum. Il faut lister les sommes de contrôles dans le même ordre
# que les fichiers à inclure. L'installateur de sarge
# n'accepte pas les sommes de contrôle.
#d-i preseed/include/checksum string 5da499872becccfeda2c4872f9171c3d

# D'une manière plus souple, cela exécute des commandes du shell et si le
# résultat donne les noms de ces fichiers, ils sont inclus. Par exemple,
# pour changer de configuration, selon tel périphérique de stockage USB,
# dans ce cas, un lecteur carte intégré :
#d-i preseed/include_command string \
#    if $(grep -q "GUID: 0aec3050aec305000001a003" /proc/scsi/usb-storage-*/*); \
#   then echo kraken.cfg; else echo otherusb.cfg; fi

# Pour vérifier le format de votre fichier de préconfiguration avant de
# commencer une installation, vous pouvez utiliser debconf-set-selections :
#    debconf-set-selections -c preseed.cfg

C.2. Périphériques Linux

Sous Linux, vous disposez de fichiers spéciaux dans /dev. Ces fichiers sont
appelés fichiers de périphérique. Dans le monde Unix, l'accès au matériel se
fait de façon particulière. En effet, vous utilisez un fichier qui commande un
pilote, qui à son tour accède au matériel. Le fichier de périphérique est une
interface au composant système. Les fichiers sous /dev se comportent
différemment des fichiers ordinaires. Ci-dessous sont repris les fichiers de
périphérique les plus importants.

+-----------------------------+
|fd0|1er lecteur de disquette |
|---+-------------------------|
|fd1|2e lecteur de disquette  |
+-----------------------------+

+-----------------------------------------------------------------+
|hda  |Disque dur IDE ou cédérom sur le premier port IDE (maître) |
|-----+-----------------------------------------------------------|
|hdb  |Disque dur IDE ou cédérom sur le premier port IDE (esclave)|
|-----+-----------------------------------------------------------|
|hdc  |Disque dur IDE ou cédérom sur le second port IDE (maître)  |
|-----+-----------------------------------------------------------|
|hdd  |Disque dur IDE ou cédérom sur le second port IDE (esclave) |
|-----+-----------------------------------------------------------|
|hda1 |1re partition sur le premier disque dur IDE                |
|-----+-----------------------------------------------------------|
|hdd15|15e partition sur le quatrième disque dur IDE              |
+-----------------------------------------------------------------+

+-------------------------------------------------------------------+
|sda  |Disque SCSI avec l'identificateur SCSI le plus bas (p. ex. 0)|
|-----+-------------------------------------------------------------|
|sdb  |Disque SCSI avec l'identificateur suivant (p. ex. 1)         |
|-----+-------------------------------------------------------------|
|sdc  |Disque SCSI avec l'identificateur suivant (p. ex. 2)         |
|-----+-------------------------------------------------------------|
|sda1 |1re partition du premier disque SCSI                         |
|-----+-------------------------------------------------------------|
|sdd10|10e partition du quatrième disque SCSI                       |
+-------------------------------------------------------------------+

+-------------------------------------------------------+
|sr0|cédérom SCSI avec l'identificateur SCSI le plus bas|
|---+---------------------------------------------------|
|sr1|cédérom SCSI avec l'identificateur SCSI suivant    |
+-------------------------------------------------------+

+--------------------------------------------------------------+
|ttyS0  |Port série 0 (COM1: sous DOS)                         |
|-------+------------------------------------------------------|
|ttyS1  |Port série 1 (COM2: sous DOS)                         |
|-------+------------------------------------------------------|
|psaux  |port souris PS/2                                      |
|-------+------------------------------------------------------|
|gpmdata|pseudo périphérique, répétiteur du démon GPM de souris|
+--------------------------------------------------------------+

+------------------------------------------------------------------+
|cdrom|Lien symbolique vers le lecteur de cédérom                  |
|-----+------------------------------------------------------------|
|mouse|Lien symbolique vers le fichier de périphérique de la souris|
+------------------------------------------------------------------+

+---------------------------------------------------+
|null|tout ce qui pointe vers ce fichier disparaît  |
|----+----------------------------------------------|
|zero|fichier qui fabrique continuellement des zéros|
+---------------------------------------------------+

C.2.1. Régler la souris

La souris peut être utilisée aussi bien dans une console Linux (avec gpm) qu'en
environnement X Window. Les deux modes sont compatibles entre eux si le
répétiteur gpm est utilisé afin de permettre au signal de suivre le parcours
suivant :

mouse => /dev/psaux  => gpm => /dev/gpmdata -> /dev/mouse => X
         /dev/ttyS0             (repeater)        (symlink)
         /dev/ttyS1

Ajustez le protocole de répétition sur « raw » (dans /etc/gpm.conf) tandis que
vous réglerez X pour utiliser le protocole original de la souris dans /etc/X11/
XF86Config ou /etc/X11/XF86Config-4.

Cette approche qui préconise l'utilisation de gpm même sous X a des avantages.
Si, par exemple, vous déconnectez la souris par erreur, il suffit de redémarrer
gpm par

# /etc/init.d/gpm restart

et la souris recommencera à fonctionner sous X sans qu'il y ait besoin de
redémarrer le serveur.

Si gpm est désactivé ou n'est pas installé, assurez-vous que X est réglé de
façon à lire directement la souris à travers par exemple /dev/psaux. Pour plus
de détails, reportez-vous au mini-Howto « Souris Série 3 Boutons » dans /usr/
share/doc/HOWTO/en-txt/mini/3-Button-Mouse.gz, man gpm, /usr/share/doc/gpm/
FAQ.gz, et README.mouse.

Pour les PowerPC, dans /etc/X11/XF86Config ou /etc/X11/XF86Config-4, réglez le
périphérique de souris sur "/dev/input/mice".

Les noyaux modernes vous offrent la possibilité d'émuler une souris 3 boutons
quand votre souris n'en a qu'un. Ajoutez simplement les lignes suivantes au
fichier /etc/sysctl.conf :

# émulation d'une souris à 3 boutons
# mettre en ?uvre l'émulation
/dev/mac_hid/mouse_button_emulation = 1
# Envoyer le signal du bouton du milieu avec la touche F11
/dev/mac_hid/mouse_button2_keycode = 87
# Envoyer le signal du bouton de droite avec la touche F12
/dev/mac_hid/mouse_button3_keycode = 88
# Pour d'autres touches, utilisez showkey pour connaître les codes

C.3. Ressources d'espace disque pour les tâches

Une installation de base, avec le noyau 2.4 par défaut et tous les paquets
standard, demande 573 Mo.

Le tableau suivant montre les tailles rapportées par aptitude pour les tâches
affichées dans tasksel. Certaines tâches ont des éléments communs, et donc la
taille totale pour ces deux tâches peut être moindre que le total obtenu en
additionnant les deux tailles.

Pour déterminer la dimension d'une partition, vous devez ajouter les tailles
dans le tableau et la taille de l'installation de base. Ce que représente
« Taille installée » va dans /usr ; et ce que représente « Taille à charger »
va (provisoirement) dans /var.

+------------------------------------------------------------------------------+
|      Tâches      | Taille Installée  | Taille à charger  | Espace à prendre  |
|                  |       (Mo)        |       (Mo)        |       (Mo)        |
|------------------+-------------------+-------------------+-------------------|
|Desktop           |1392               |460                |1852               |
|------------------+-------------------+-------------------+-------------------|
|Serveur web       |36                 |12                 |48                 |
|------------------+-------------------+-------------------+-------------------|
|Serveur           |168                |58                 |226                |
|d'impression      |                   |                   |                   |
|------------------+-------------------+-------------------+-------------------|
|serveur DNS       |2                  |1                  |3                  |
|------------------+-------------------+-------------------+-------------------|
|Serveur de        |47                 |24                 |71                 |
|fichiers          |                   |                   |                   |
|------------------+-------------------+-------------------+-------------------|
|serveur de        |10                 |3                  |13                 |
|courrier          |                   |                   |                   |
|------------------+-------------------+-------------------+-------------------|
|Base de données   |66                 |21                 |87                 |
|SQL               |                   |                   |                   |
+------------------------------------------------------------------------------+

Note

La tâche Desktop installe à la fois les environnements Gnome et Kde.

Si vous faites une installation dans une langue autre que l'anglais, tasksel
installera d'abord une locale s'il en existe une pour votre langue. Chaque
langue demande un espace disque. Vous devriez accorder 200 Mo pour
l'installation et le téléchargement.

C.4. Installer Debian GNU/Linux à partir d'un système Unix/Linux

Cette partie explique comment installer Debian GNU/Linux à partir d'un système
Unix ou Linux existant, sans utiliser le système d'installation avec menus qui
est exposé dans la suite de ce manuel. Les utilisateurs qui changeaient leur
distribution Red Hat, Mandrake et Suse pour Debian GNU/Linux réclamaient ce
guide d'installation. Dans cette partie, on suppose que le lecteur a acquis une
certaine familiarité avec les commandes *nix et qu'il sait parcourir le système
de fichiers. $ symbolisera une commande qui devra être saisie dans le système
actuel, alors que # fera référence à une commande qui devra être saisie dans le
chroot Debian.

Une fois que vous aurez configuré le nouveau système Debian, vous pourrez y
installer les données des utilisateurs (s'il y en a), et continuer à
travailler. Debian GNU/Linux s'installe sans aucune interruption de service.
C'est également une façon intelligente de résoudre les problèmes d'équipement
qui, d'ordinaire, donnent du fil à retordre aux systèmes d'installation ou aux
systèmes d'amorçage.

C.4.1. Pour commencer

Avec votre outil habituel de partitionnement *nix, partitionnez le disque dur
et créez au moins un système de fichiers ainsi qu'une zone d'échange (swap).
Vous devez disposer d'au moins 150 Mo pour l'installation d'un système en mode
console et d'au moins 300 Mo si vous avez l'intention d'installer X.

Pour créer un système de fichiers sur vos partitions, par exemple, pour créer
un système de fichiers ext3 sur la partition /dev/hda6 (ce sera la partition
racine dans notre exemple), il suffit de faire :

# mke2fs -j /dev/hda6

Pour créer un système de fichier ext2, il suffit d'enlever le -j.

Initialisez et activez la zone d'échange (swap) (modifiez le numéro de la
partition en fonction de celui que vous souhaitez utiliser avec Debian) :

# mkswap /dev/hda5
# sync; sync; sync
# swapon /dev/hda5

Montez une partition sur /mnt/debinst (le point d'installation, qui deviendra
le système de fichier racine (/) sur votre nouveau système). Le point de
montage est totalement arbitraire, c'est de cette façon qu'on y fera référence
par la suite.

# mkdir /mnt/debinst
# mount /dev/hda6 /mnt/debinst

Note

Si vous voulez que certaines parties du système de fichiers (p. ex /usr) soient
montées sur des partitions distinctes, vous devez créer et monter ces
répertoires vous-même avant de commencer l'étape suivante.

C.4.2. Installer debootstrap

L'outil utilisé par l'installateur Debian et reconnu comme outil officiel pour
installer un système Debian de base s'appelle debootstrap. Il utilise wget et
ar, mais ne dépend que de /bin/sh. Installez wget et ar s'ils ne sont pas déjà
installés sur votre système, puis téléchargez et installez debootstrap.

Si vous possédez un système basé sur rpm, vous pouvez utiliser alien pour
convertir le .deb en .rpm, ou télécharger une « version rpm-isée » depuis http:
//people.debian.org/~blade/install/debootstrap

Ou, vous pouvez utiliser la procédure qui suit pour l'installer vous-même.
Créez un répertoire pour y décompresser le .deb :

# mkdir work
# cd work

Le programme debootstrap se trouve dans l'archive Debian (assurez-vous d'avoir
sélectionné le fichier correspondant à votre architecture). Téléchargez le
debootstrap .deb à partir de pool, copiez le paquet dans le répertoire de
travail, et décompressez les fichiers binaires. Vous aurez besoin d'avoir les
droits du superutilisateur pour installer le binaire.

# ar -x debootstrap_0.X.X_arch.deb
# cd /
# zcat /full-path-to-work/work/data.tar.gz | tar xv

Il faut noter que pour exécuter debootstrap vous devez installer une version de
glibc au moins égale à GLIBC_2.3. Debootstrap est seulement un script mais il
appelle différents utilitaires qui exigent glibc.

C.4.3. Lancer debootstrap

Debootstrap peut télécharger les fichiers nécessaires directement depuis
l'archive debian. Vous pouvez remplacer toutes les références à
http.us.debian.org/debian dans les commandes ci-dessous, par un miroir de
l'archive Debian qui se trouve à proximité de chez vous, relativement au
réseau. Les miroirs sont listés sur http://www.debian.org/misc/README.mirrors.

Si vous possédez une version cédérom de Debian GNU/Linux sarge, montée sur /
cdrom, vous pouvez remplacer l'URL http par l'URL d'un fichier : file:/cdrom/
debian/

Dans la commande debootstrap remplacez ARCH par l'une des expressions
suivantes : alpha, arm, hppa, i386, ia64, m68k, mips, mipsel, powerpc, s390, ou
sparc.

# /usr/sbin/debootstrap --arch ARCH sarge \
     /mnt/debinst http://http.us.debian.org/debian

C.4.4. Configurer le sytème de base

Maintenant vous disposez d'un vrai système Debian, certes un peu élémentaire.
Lancez le programme Chroot :

# chroot /mnt/debinst /bin/bash

C.4.4.1. Monter les partitions

Vous devez créer /etc/fstab.

# editor /etc/fstab

Voici un exemple que vous pouvez modifier à votre convenance :

# /etc/fstab: static file system information.
#
# file system    mount point   type    options                  dump pass
/dev/XXX         /             ext3    defaults                 0    1
/dev/XXX         /boot         ext3    ro,nosuid,nodev          0    2

/dev/XXX         none          swap    sw                       0    0
proc             /proc         proc    defaults                 0    0

/dev/fd0         /mnt/floppy   auto    noauto,rw,sync,user,exec 0    0
/dev/cdrom       /mnt/cdrom    iso9660 noauto,ro,user,exec      0    0

/dev/XXX         /tmp          ext3    rw,nosuid,nodev          0    2
/dev/XXX         /var          ext3    rw,nosuid,nodev          0    2
/dev/XXX         /usr          ext3    rw,nodev                 0    2
/dev/XXX         /home         ext3    rw,nosuid,nodev          0    2

Utilisez mount -a pour monter l'ensemble des systèmes de fichiers que vous avez
indiqué dans votre fichier /etc/fstab, ou alors pour monter un à un chaque
système de fichiers, utilisez :

# mount /path  # e.g.:  mount /usr

Vous pouvez monter le système de fichiers proc plusieurs fois et à divers
endroits, cependant on choisit d'habitude /proc. Si vous n'utilisez pas mount
-a, assurez-vous d'avoir monté proc avant d'aller plus loin :

# mount -t proc proc /proc

La commande ls /proc affiche maintenant un répertoire non vide. Si cela échoue,
vous pouvez monter proc hors du chroot de cette manière :

# mount -t proc proc /mnt/debinst/proc

C.4.4.2. Configurer le clavier

Pour configurer votre clavier exécutez :

# dpkg-reconfigure console-data

Il faut noter que le clavier ne peut pas être configuré à l'intérieur du
chroot. Il sera configuré au prochain démarrage de la machine.

C.4.4.3. Configurer le réseau

Pour configurer le réseau, éditez les fichiers /etc/network/interfaces, /etc/
resolv.conf, et etc/hostname.

# editor /etc/network/interfaces

Voici quelques exemples simples qui proviennent de /usr/share/doc/ifupdown/
examples :

######################################################################
# /etc/network/interfaces -- configuration file for ifup(8), ifdown(8)
# See the interfaces(5) manpage for information on what options are
# available.
######################################################################

# We always want the loopback interface.
#
auto lo
iface lo inet loopback

# To use dhcp:
#
# auto eth0
# iface eth0 inet dhcp

# An example static IP setup: (broadcast and gateway are optional)
#
# auto eth0
# iface eth0 inet static
#     address 192.168.0.42
#     network 192.168.0.0
#     netmask 255.255.255.0
#     broadcast 192.168.0.255
#     gateway 192.168.0.1

Indiquez vos serveurs de noms et les directives search dans le fichier /etc/
resolv.conf :

# editor /etc/resolv.conf

Un simple /etc/resolv.conf :

# search hqdom.local\000
# nameserver 10.1.1.36
# nameserver 192.168.9.100

Indiquez le nom de votre système (de 2 à 63 caractères) :

# echo DebianHostName > /etc/hostname

Si vous possédez plusieurs cartes réseau, faites en sorte d'indiquer par ordre
les modules que vous voulez charger dans le fichier /etc/modules. De cette
façon, lors du démarrage, chaque carte sera associée avec le nom d'interface
(eth0, eth1, etc.) que vous souhaitiez.

C.4.4.4. Configurer le fuseau horaire, les utilisateurs et le progreamme APT

Configurez le fuseau horaire, ajoutez un utilisateur normal, et choisissez vos
sources apt en exécutant

# /usr/sbin/base-config new

C.4.4.5. Configurer les locales

Pour configurer les paramètres locaux, pour l'utilisation d'une autre langue
que l'anglais, installez le paquet des locales puis configurez-le :

# apt-get install locales
# dpkg-reconfigure locales

NOTE : Vous devez au préalable configurer apt, c'est-à-dire lors de l'étape de
configuration du système de base. Avant d'utiliser les locales avec un jeu de
caractères différent de l'ASCII ou de latin1, veuillez consulter les HOWTO sur
la localisation.

C.4.5. Installer un noyau

Si vous avez l'intention de démarrer ce système, vous aurez vraisemblablement
besoin d'un noyau Linux ainsi que d'un gestionnaire de démarrage. Identifiez
les paquets contenant des noyaux avec :

# apt-cache search kernel-image

Puis installez celui que vous voulez en utilisant son nom de paquet.

# apt-get install kernel-image-2.X.X-arch-etc

C.4.6. Configurer le programme d'amorçage

Pour que votre système Debian GNU/Linux puisse démarrer, configurez le
programme d'amorçage pour qu'il charge le noyau installé avec votre nouvelle
partition racine. Debootstrap n'installe pas de programme d'amorçage mais vous
pouvez utiliser apt-get pour en installer un.

Consultez le man yaboot.conf pour les instructions de configuration du
programme d'amorçage. Si vous souhaitez conserver le système dont vous vous
êtes servi pour installer Debian, ajoutez simplement une entrée pour
l'installation de Debian dans votre yaboot.conf actuel. Vous pouvez également
le copier sur le nouveau système et l'éditer. Une fois que vous l'aurez
modifié, lancez ybin (souvenez-vous que ybin utilise le yaboot.conf qui se
trouve dans le même système que lui).

Voici un exemple simple de fichier /etc/yaboot.conf :

boot=/dev/hda2
device=hd:
partition=6
root=/dev/hda6
magicboot=/usr/lib/yaboot/ofboot
timeout=50
image=/vmlinux
label=Debian

Sur certaines machines, vous devrez utiliser ide0: au lieu de hd:.

Annexe D. Administrivia

Table des matières

D.1. À propos de ce document
D.2. Pour contribuer à ce document
D.3. Principales contributions
D.4. Marques déposées

D.1. À propos de ce document

Ce manuel a été créé pour l'installateur de la distribution Sarge. Il est basé
sur le manuel de l'installateur de la distribution Woody, qui lui-même était
basé sur d'anciens manuels d'installation de Debian. Il est aussi basé sur le
manuel de la distribution Progeny, distribué sous GPL en 2003.

Ce document est écrit au format DocBook XML. Les textes produits sont créés par
différents programmes à partir des paquets docbook-xml et docbook-xsl.

Pour faciliter la maintenance de ce document, nous utilisons certaines
fonctionnalités XML, telles qu'entités et attributs de particularisation. Ils
jouent le même rôle que les variables et les conditions dans les langages de
programmation. La source XML de ce document contient des informations pour
chaque architecture -- les attributs de particularisation sont utilisés afin
d'isoler certaines parties du texte spécifiques à une architecture donnée.

Toutes les remarques sur cette traduction, coordonnée par Philippe Batailler,
sont à envoyer à l'adresse <debian-l10n-french@lists.debian.org>.

D.2. Pour contribuer à ce document

Si vous avez des questions ou des suggestions à propos de ce document, vous
pouvez envoyer un rapport de bogue concernant le paquet
debian-installer-manual. Voyez le paquet reportbug ou lisez la documentation en
ligne disponible dans le système de suivi des bogues. Ce serait bien si vous
pouviez vérifier dans les bogues ouverts à propos du manuel de l'installateur
que votre problème n'a pas déjà été signalé. Si c'est le cas, vous pouvez
confirmer le bogue ou donner des informations complémentaires à l'adresse <XXXX
@bugs.debian.org>, où XXXX est le numéro du bogue en question.

Encore mieux, procurez-vous une copie des sources docbook de ce document et
proposez des correctifs. Les sources docbook sont disponibles dans le WebSVN de
l'installateur. Ne vous inquiétez pas si vous ne connaissez pas bien docBook :
une note rapide dans le répertoire du manuel vous mettra sur la voie. DocBook
est comme html, mais on s'intéresse au sens du texte plutôt qu'à sa
présentation. On peut envoyer des correctifs à la liste de discussion
debian-boot, voyez plus bas. Pour accéder aux sources par CVS, consultez le
fichier README dans le répertoire racine des sources.

Veuillez ne pas contacter les auteurs de ce document directement. Il existe une
liste de diffusion pour l'installateur Debian qui discute de ce document.
L'adresse de la liste de diffusion est <debian-boot@lists.debian.org>. Les
instructions pour s'abonner sont disponibles à la page d'abonnement aux listes
de diffusion Debian ; une copie de cette liste peut être consultée en ligne
dans les archives des listes de diffusion Debian.

D.3. Principales contributions

Bruce Perens, Sven Rudolph, Igor Grobman, James Treacy, et Adam Di Carlo sont
les premiers auteurs de ce texte. Sebastian Ley a écrit le Guide
d'installation. Beaucoup, beaucoup d'utilisateurs et de développeurs Debian ont
participé à ce document. On doit mentionner particulièrement Michael Schmitz
(pour m68k), Frank Neumann (à l'origine du guide d'installation de Debian sur
Amiga), Arto Astala, Eric Delaunay et Ben Collins (SPARC information), Tapio
Lehtonen et Stéphane Bortzmeyer pour de nombreux textes. Nous remercions aussi
Pascal Le Bail pour ses informations sur la manière d'amorcer à partir des clés
USB.

Des informations extrêmement utiles ont été piochées dans le HOWTO sur le
démarrage réseau de Jim Mintha (pas d'URL disponible), la FAQ Debian, la FAQ
Linux/m68k, la FAQ Linux pour processeurs SPARC, la FAQ Linux/Alpha, et
d'autres encore. Que les auteurs de ces sources d'informations riches et
librement accessibles soient remerciés.

La section de ce manuel « Installer debian à partir d'un système Unix/Linux » (
Section C.4, « Installer Debian GNU/Linux à partir d'un système Unix/Linux »)
est partiellement reprise d'un document avec copyright Karsten M. Self.

D.4. Marques déposées

Les marques déposées citées dans ce document appartiennent à leurs
propriétaires.

Annexe E. GNU General Public License

Table des matières

E.1. Preamble
E.2. GNU GENERAL PUBLIC LICENSE
E.3. How to Apply These Terms to Your New Programs

Version 2, June 1991

Copyright (C) 1989, 1991 Free Software Foundation, Inc. -- 51 Franklin St,
Fifth Floor, Boston, MA 02110-1301, USA.

Everyone is permitted to copy and distribute verbatim copies of this license
document, but changing it is not allowed.

E.1. Preamble

The licenses for most software are designed to take away your freedom to share
and change it. By contrast, the gnu General Public License is intended to
guarantee your freedom to share and change free software -- to make sure the
software is free for all its users. This General Public License applies to most
of the Free Software Foundation's software and to any other program whose
authors commit to using it. (Some other Free Software Foundation software is
covered by the gnu Library General Public License instead.) You can apply it to
your programs, too.

When we speak of free software, we are referring to freedom, not price. Our
General Public Licenses are designed to make sure that you have the freedom to
distribute copies of free software (and charge for this service if you wish),
that you receive source code or can get it if you want it, that you can change
the software or use pieces of it in new free programs; and that you know you
can do these things.

To protect your rights, we need to make restrictions that forbid anyone to deny
you these rights or to ask you to surrender the rights. These restrictions
translate to certain responsibilities for you if you distribute copies of the
software, or if you modify it.

For example, if you distribute copies of such a program, whether gratis or for
a fee, you must give the recipients all the rights that you have. You must make
sure that they, too, receive or can get the source code. And you must show them
these terms so they know their rights.

We protect your rights with two steps: (1) copyright the software, and (2)
offer you this license which gives you legal permission to copy, distribute and
/or modify the software.

Also, for each author's protection and ours, we want to make certain that
everyone understands that there is no warranty for this free software. If the
software is modified by someone else and passed on, we want its recipients to
know that what they have is not the original, so that any problems introduced
by others will not reflect on the original authors' reputations.

Finally, any free program is threatened constantly by software patents. We wish
to avoid the danger that redistributors of a free program will individually
obtain patent licenses, in effect making the program proprietary. To prevent
this, we have made it clear that any patent must be licensed for everyone's
free use or not licensed at all.

The precise terms and conditions for copying, distribution and modification
follow.

E.2. GNU GENERAL PUBLIC LICENSE

TERMS AND CONDITIONS FOR COPYING, DISTRIBUTION AND MODIFICATION

  * This License applies to any program or other work which contains a notice
    placed by the copyright holder saying it may be distributed under the terms
    of this General Public License. The "Program", below, refers to any such
    program or work, and a "work based on the Program" means either the Program
    or any derivative work under copyright law: that is to say, a work
    containing the Program or a portion of it, either verbatim or with
    modifications and/or translated into another language. (Hereinafter,
    translation is included without limitation in the term "modification".)
    Each licensee is addressed as "you".

    Activities other than copying, distribution and modification are not
    covered by this License; they are outside its scope. The act of running the
    Program is not restricted, and the output from the Program is covered only
    if its contents constitute a work based on the Program (independent of
    having been made by running the Program). Whether that is true depends on
    what the Program does.

  * You may copy and distribute verbatim copies of the Program's source code as
    you receive it, in any medium, provided that you conspicuously and
    appropriately publish on each copy an appropriate copyright notice and
    disclaimer of warranty; keep intact all the notices that refer to this
    License and to the absence of any warranty; and give any other recipients
    of the Program a copy of this License along with the Program.

    You may charge a fee for the physical act of transferring a copy, and you
    may at your option offer warranty protection in exchange for a fee.

  * You may modify your copy or copies of the Program or any portion of it,
    thus forming a work based on the Program, and copy and distribute such
    modifications or work under the terms of Section 1 above, provided that you
    also meet all of these conditions:

    a) You must cause the modified files to carry prominent notices stating
    that you changed the files and the date of any change.

    b) You must cause any work that you distribute or publish, that in whole or
    in part contains or is derived from the Program or any part thereof, to be
    licensed as a whole at no charge to all third parties under the terms of
    this License.

    c) If the modified program normally reads commands interactively when run,
    you must cause it, when started running for such interactive use in the
    most ordinary way, to print or display an announcement including an
    appropriate copyright notice and a notice that there is no warranty (or
    else, saying that you provide a warranty) and that users may redistribute
    the program under these conditions, and telling the user how to view a copy
    of this License. (Exception: if the Program itself is interactive but does
    not normally print such an announcement, your work based on the Program is
    not required to print an announcement.)

    These requirements apply to the modified work as a whole. If identifiable
    sections of that work are not derived from the Program, and can be
    reasonably considered independent and separate works in themselves, then
    this License, and its terms, do not apply to those sections when you
    distribute them as separate works. But when you distribute the same
    sections as part of a whole which is a work based on the Program, the
    distribution of the whole must be on the terms of this License, whose
    permissions for other licensees extend to the entire whole, and thus to
    each and every part regardless of who wrote it.

    Thus, it is not the intent of this section to claim rights or contest your
    rights to work written entirely by you; rather, the intent is to exercise
    the right to control the distribution of derivative or collective works
    based on the Program.

    In addition, mere aggregation of another work not based on the Program with
    the Program (or with a work based on the Program) on a volume of a storage
    or distribution medium does not bring the other work under the scope of
    this License.

  * You may copy and distribute the Program (or a work based on it, under
    Section 2) in object code or executable form under the terms of Sections 1
    and 2 above provided that you also do one of the following:

    a) Accompany it with the complete corresponding machine-readable source
    code, which must be distributed under the terms of Sections 1 and 2 above
    on a medium customarily used for software interchange; or,

    b) Accompany it with a written offer, valid for at least three years, to
    give any third party, for a charge no more than your cost of physically
    performing source distribution, a complete machine-readable copy of the
    corresponding source code, to be distributed under the terms of Sections 1
    and 2 above on a medium customarily used for software interchange; or,

    c) Accompany it with the information you received as to the offer to
    distribute corresponding source code. (This alternative is allowed only for
    noncommercial distribution and only if you received the program in object
    code or executable form with such an offer, in accord with Subsection b
    above.)

    The source code for a work means the preferred form of the work for making
    modifications to it. For an executable work, complete source code means all
    the source code for all modules it contains, plus any associated interface
    definition files, plus the scripts used to control compilation and
    installation of the executable. However, as a special exception, the source
    code distributed need not include anything that is normally distributed (in
    either source or binary form) with the major components (compiler, kernel,
    and so on) of the operating system on which the executable runs, unless
    that component itself accompanies the executable.

    If distribution of executable or object code is made by offering access to
    copy from a designated place, then offering equivalent access to copy the
    source code from the same place counts as distribution of the source code,
    even though third parties are not compelled to copy the source along with
    the object code.

  * You may not copy, modify, sublicense, or distribute the Program except as
    expressly provided under this License. Any attempt otherwise to copy,
    modify, sublicense or distribute the Program is void, and will
    automatically terminate your rights under this License. However, parties
    who have received copies, or rights, from you under this License will not
    have their licenses terminated so long as such parties remain in full
    compliance.

  * You are not required to accept this License, since you have not signed it.
    However, nothing else grants you permission to modify or distribute the
    Program or its derivative works. These actions are prohibited by law if you
    do not accept this License. Therefore, by modifying or distributing the
    Program (or any work based on the Program), you indicate your acceptance of
    this License to do so, and all its terms and conditions for copying,
    distributing or modifying the Program or works based on it.

  * Each time you redistribute the Program (or any work based on the Program),
    the recipient automatically receives a license from the original licensor
    to copy, distribute or modify the Program subject to these terms and
    conditions. You may not impose any further restrictions on the recipients'
    exercise of the rights granted herein. You are not responsible for
    enforcing compliance by third parties to this License.

  * If, as a consequence of a court judgment or allegation of patent
    infringement or for any other reason (not limited to patent issues),
    conditions are imposed on you (whether by court order, agreement or
    otherwise) that contradict the conditions of this License, they do not
    excuse you from the conditions of this License. If you cannot distribute so
    as to satisfy simultaneously your obligations under this License and any
    other pertinent obligations, then as a consequence you may not distribute
    the Program at all. For example, if a patent license would not permit
    royalty-free redistribution of the Program by all those who receive copies
    directly or indirectly through you, then the only way you could satisfy
    both it and this License would be to refrain entirely from distribution of
    the Program.

    If any portion of this section is held invalid or unenforceable under any
    particular circumstance, the balance of the section is intended to apply
    and the section as a whole is intended to apply in other circumstances.

    It is not the purpose of this section to induce you to infringe any patents
    or other property right claims or to contest validity of any such claims;
    this section has the sole purpose of protecting the integrity of the free
    software distribution system, which is implemented by public license
    practices. Many people have made generous contributions to the wide range
    of software distributed through that system in reliance on consistent
    application of that system; it is up to the author/donor to decide if he or
    she is willing to distribute software through any other system and a
    licensee cannot impose that choice.

    This section is intended to make thoroughly clear what is believed to be a
    consequence of the rest of this License.

  * If the distribution and/or use of the Program is restricted in certain
    countries either by patents or by copyrighted interfaces, the original
    copyright holder who places the Program under this License may add an
    explicit geographical distribution limitation excluding those countries, so
    that distribution is permitted only in or among countries not thus
    excluded. In such case, this License incorporates the limitation as if
    written in the body of this License.

  * The Free Software Foundation may publish revised and/or new versions of the
    General Public License from time to time. Such new versions will be similar
    in spirit to the present version, but may differ in detail to address new
    problems or concerns. Each version is given a distinguishing version
    number. If the Program specifies a version number of this License which
    applies to it and "any later version", you have the option of following the
    terms and conditions either of that version or of any later version
    published by the Free Software Foundation. If the Program does not specify
    a version number of this License, you may choose any version ever published
    by the Free Software Foundation.

  * If you wish to incorporate parts of the Program into other free programs
    whose distribution conditions are different, write to the author to ask for
    permission. For software which is copyrighted by the Free Software
    Foundation, write to the Free Software Foundation; we sometimes make
    exceptions for this. Our decision will be guided by the two goals of
    preserving the free status of all derivatives of our free software and of
    promoting the sharing and reuse of software generally.

    NO WARRANTY

  * because the program is licensed free of charge, there is no warranty for
    the program, to the extent permitted by applicable law. except when
    otherwise stated in writing the copyright holders and/or other parties
    provide the program "as is" without warranty of any kind, either expressed
    or implied, including, but not limited to, the implied warranties of
    merchantability and fitness for a particular purpose. the entire risk as to
    the quality and performance of the program is with you. should the program
    prove defective, you assume the cost of all necessary servicing, repair or
    correction.

  * in no event unless required by applicable law or agreed to in writing will
    any copyright holder, or any other party who may modify and/or redistribute
    the program as permitted above, be liable to you for damages, including any
    general, special, incidental or consequential damages arising out of the
    use or inability to use the program (including but not limited to loss of
    data or data being rendered inaccurate or losses sustained by you or third
    parties or a failure of the program to operate with any other programs),
    even if such holder or other party has been advised of the possibility of
    such damages.

END OF TERMS AND CONDITIONS

E.3. How to Apply These Terms to Your New Programs

If you develop a new program, and you want it to be of the greatest possible
use to the public, the best way to achieve this is to make it free software
which everyone can redistribute and change under these terms.

To do so, attach the following notices to the program. It is safest to attach
them to the start of each source file to most effectively convey the exclusion
of warranty; and each file should have at least the "copyright" line and a
pointer to where the full notice is found.

one line to give the program's name and a brief idea of what it does.

Copyright (C) year name of author

This program is free software; you can redistribute it and/or modify it under
the terms of the gnu General Public License as published by the Free Software
Foundation; either version 2 of the License, or (at your option) any later
version.

This program is distributed in the hope that it will be useful, but without any
warranty; without even the implied warranty of merchantability or fitness for a
particular purpose. See the gnu General Public License for more details.

You should have received a copy of the gnu General Public License along with
this program; if not, write to the Free Software Foundation, Inc., 51 Franklin
Street, Fifth Floor, Boston, MA 02110-1301, USA.

Also add information on how to contact you by electronic and paper mail.

If the program is interactive, make it output a short notice like this when it
starts in an interactive mode:

Gnomovision version 69, Copyright (C) year name of author

Gnomovision comes with absolutely no warranty; for details type `show w'.

This is free software, and you are welcome to redistribute it under certain
conditions; type `show c' for details.

The hypothetical commands `show w' and `show c' should show the appropriate
parts of the General Public License. Of course, the commands you use may be
called something other than `show w' and `show c'; they could even be
mouse-clicks or menu items -- whatever suits your program.

You should also get your employer (if you work as a programmer) or your school,
if any, to sign a "copyright disclaimer" for the program, if necessary. Here is
a sample; alter the names:

Yoyodyne, Inc., hereby disclaims all copyright interest in the program
`Gnomovision' (which makes passes at compilers) written by James Hacker.

signature of Ty Coon, 1 April 1989

Ty Coon, President of Vice

This General Public License does not permit incorporating your program into
proprietary programs. If your program is a subroutine library, you may consider
it more useful to permit linking proprietary applications with the library. If
this is what you want to do, use the gnu Library General Public License instead
of this License.